RÉSIDUS DE RÉCOLTE
sition. Une moisson lâtive pendant une saison chaude, ne peut être bonne qu’à la condition qu’elle ait été produite sur un sol bien engraissé.
La nature de l’automne et celle de l'hiver exercent une influence considérable sur les récoltes de la saison suivante, Pendant un automne ou un hiver humide, il se perdra, par drainage, quantité de nitrates ; par une bumidité trop grande, le développement des racines est aussi arrêté. Le blé, après un tel hiver, végète dans un sol épuisé, et sa croissance est beaucoup retardée. Les sols se trouvant sous des climats très rigoureux sont préservés de toute perte de nitrates à cause des fortes geiées. Au printemps, la neige fond et les eaux qui se forment s'écoulent à la surface du sol, alors que les couches inférienres sont encore gelées ; la matière nutritive soluble du sol ne peut donc se perdre par drainage.
Résidus de récolte.—Les déchets que les récoltes abandonnent au sol après la moisson jouent un rôle important ; ils servent à renouveler l’humus (en dehors des applications d'engrais organiques) et de cette manière, restituent à la terre l’azote enlevé. La quancité de déchets n’est pas la même pour toutes les réco!tes. Ainsi, une récolte de navets, de betteraves ou de pommes de terre ne laisse à peu près rien au sol ; après une récolte de plantes racines il reste au sol seulement les feuilles que le bétail ae mange pas. Les céréales, au contraire, abandonnent une quantité abondante de racines et de chaume, mais tout ce résidu est très pauvre enazote. Le résidu des récoltes à racines profondes qui ont occupé longtemps le sol, telles que le sainfoin, le