PRESENT
sommation était environ 53°4 pour centdu poids vif chez les moutons de garde, 58:6 chez les moutons gras et 64:1 chez les moutons très gras.
Chez un animal à l’engrais, la plus grande partie de ce qu’il gagne en poids vst propre à la consommation. On a constaté À Rothamsted, qu'un mouton de garde de 102 1bs soumis à l’engraissement, en pesait 155 après quelque temps et que 68 pour cent de l'augmentation consistait en rendement net. Un moutor gras qui passait à l’état très gras, avec une augmentation de poids de 144 1bs à 202 Ibs, donnait un rendement net de 77 pour cent de l'augmentation. Chez un porc dont le poids de 103 lbs s'était élevé à 191 IEs, la partie utile de l'augmentation du poids était de 91 pour cent.
La proportion des éléments constitutifs, pendant la péricde d’engraissement, subit des variations d’après différentes circonstances. Ainsi, chez un jeune animal, l'augmentation en poids pendant l’engraissement contiendra plus d’eau, plus de matières azotées et plus de cendres que chez une bête adulte.
La composition centésimale de l'augmentation en poids chez le mouton, le porc et le bœuf, passant de l'état ‘“ d'entretien ” à l’état “ gras ”, est à peu près comme suit :
COMEOSITION CENTÉSIMALE DE L'AUGMENTATION EN POIDS PENDANT LA PÉRIODE D'ENGRAISSEMENT
| | Eau. |Substances azotées|Graisse, | Cendies,
On voit, d'après ce tableau, que, pendant la période d'engraissement, il se forme huit à neuf parties de graisse pour une partie de substance azotée. Cette proportion serait encore plus grande chez les animaux fortement engraissés, tels que les porcs élevés pour le lard.
Fhénomènes :le la nutrition.—Nous avons déjà vu quele mode d'alimentation des plantes est fort peu complexe. La plante peut fabriquer une grande variété de composés avec des substances simples, telles que l'acide carbonique, l'acide nitrique, l’eau et quelques sels. Toutes les transformations qu'elle accomplit se font grâce À un’ force extérieure, la lumière solaire,
On ne trouve pas, chez l'animal, cette puissance de combinaison. Son corps se forme de substances que la nourriture contient toutes préparées ou qui résultent
de la séparation ou de la comuustion de certains aliments, dans l'organisme. Aucun concours extérieur ne vient en aide à l'animal. La température de son corps (100 degrés Fahrenheit environ) est entretenue par la combustion des aliments absorbés. L'énergie au moyen de laquelle l'animal peut exécuter tout travail provient de la même source. L'énergie et la chaleur animales ont donc une origine exclusivement intérieure.
Il résulte de ce qui précède que, chez l'animal, la nourriture remplit un rôle plus complexe que dans les plantes. A celles-ci, elle procure seulement la matière indispensable à la formation des tissus, tandis qu’elle doit fournir en outre à l'animal la chaleur et l'énergie.
GA ER A FER CAT AD LR MATE DER RTL RAM EU DEP EDS RITES PES ARS TIRER CRETE À # = re pes < ARS PRE ET “7 : ART
Éléments de la nourriture et leurs fonctions.— On peut classer comme suit, les constituants solides des aliments végétaux ; (1) albuminoïdes ; (2) graisses : (3) hydrates de carbone ; (4) sels. Outre ces éléments principaux, les plantes non encore arrivées à maturité en renferment une bième sorte, les amides qui concourent aussi à la nutrition animale, Les alkuminoïdes et les amides sont des composés azotés ; les autres constituants ne renferment pas d'azote.
Les albuminoïdes qu'on trouve dans le blé, dans les racines ou dans toute autre nourriture végétale, ont la même composition que ceux du lait, du sang et de la viande. Les albuminoïdes apportés par les aliments ne servent pas seulement à former les principaux organcs; ils entrent aussi dans la composition des matières gélatineuses, de la laine, de la corne, etc. et, dans certains cas, ils produisent l4 graisse. La combustion des albuminoïdes dans le corps produit de la chaleur et développe de la force mécanique. Donc, les albuminoïdes satisfont à eux-seuls, à ia plupart des exigences de la vie animale, propriété que ne possède aucun autre élément de la nourriture. On appelle fr'quemment les albuminoïdes “ formateurs de la viande.”
La vie animale requiert toujours un apport constant d’albuminoïdes pour compenser les pertes en azote que les tissus subissent sans cesse. La quantité d’albuminoïdes digestibles ainsi requise est minime ; chez un homme adulte, rar exemple, elle ne dépasse pas 40 grammes (14 onces) par jour,
Lorsque les tissus azotés ou les albuminoïdes utilisés comme nourriture sont oxydés dans le corps animal, l’azote qu’ils renferment est excrété sous forme d’urée et non pas brûlé, La quantité d’urée produite est égale au tiers en poids de la quantité d’albuminoïdes oxydée. Lorsque les albuminoïdes, ceux de la nourriture ou ceux des tissus, ne sont que partiellement oxydés, il se forme aussi bien de la graisse que de l’urée. D'après des expériences récemment faites, 100 parties d’albumine fournissent moins de chaleur que 47 parties
de graisse.
Les amides, entrant dans l'alimentation, sont brûlés dans l'organisme animal et l'azote qu’ils contiennent est excrété sous forme d’urée. Les amides ne pourraient pas, comme les alouminoïdes, former les muscles ; ils ne servent qu'à produire de la chaleur et de la force.
Les graisses des aliments sont de composition identique à celles du corps ; mais, l’animal possède la propriété de transformer une graisse en une autre. La graisse fournie par la nourriture est, ou bien brûlée dans l'organisme animal en produisant de la chaleur et de l'énergie. mécanique, ou bien emmaganisée pour être utilisée plus tard.
La graisse est le producteur par excellence de la chaleur et de l'énergie.
. Les principaux hydrates de carbone sont l’amidon , le sucre et la cellulose. Ces substances sont composées de
carbone, oxygène et hydrogène. L'oxygène et l'hydro-
Sène y entrent dans les propostions voulues pour former de l’eau ; de 1à, le nom d’ydrates. On désigne
ss 2 ro mu 5e 2 da RL 6 A ÉD av ba 8e EP Na 2265 LA ge a ht 6 D ar md . C Ê DRE PGM ane Débat N EE" RES : 1 ,
\| l anssi sous cette dénomination nombre de composés non | azotés renfermés dans es aliments, tels que la pectine, ( le lignose et des acides végétaux, quoique ces composés il | ne soient pas, à proprement parler, des hydrates de || carbone, Ceux-ci forment la plus grande partie de | || tous lr3 aliments végétaux. Ils ne sont pas emma- 4 gasinés dans le corps animal d'une manière permanente ; ils sont brûlés. dans l'organisme et produisent la chaleur et le travail mécanique ; ils sont transformés en graisse, lorsqu'il s’en consume plus qu'il n’en (il faut pour les bescins du moment.
Les hydrates de carbone et la graisse ne fournis- | sent pas d'azote aux tissus animaux ; ils atteignent cependant ce but indirectement, en empêchant l’oxydation des albuminoïdes absorbés. Ainsi une quantité res- . treinte d’albuminoïdes, à laquelle on ajoutera une forte proportion d'hydrates, favorisera beaucoup mieux le développement musculaire que si l’on avait donné les albuminoïdes seuls: dans le premier cas, les éléments non azotés produisent la chaleur et l'énergie dont le corps a besoin ; dans le second, les aibuminoïles doivent pourvoir à eux seuls à tous les besoins.
h Il semble résulter de ce qui précède que, si l’on .: ii donne à un animal adule les petites quantités d’albu-
minoïdes et de sels nécessaires pour réparer les pertes
que les.tissus subissent tous les jours, les hydrates de | carbone et la graisse pourvoiront =ux autres besoins. | Toutefvis pour fixer ee point, des expériences concluan. | tes restent encore à faire.
La valeur relat.ve des éléments nutritifs, au point
de vue de la production de chaleur et de force, dépend de la quantité de chaleur émise pendant l'oxydation. Il a été démontré que la combustion de 100 parties de graisse donne la même quantité de chaleur que 213 parties d'albuminoïdes des muscles, ou 469 parties d’asparagine (dans les deux cas, il est fait déduction de la chaleur dépensée dans la formation de l’urine expulsée), ou 229 parties d’amidon, 235 parties de sucre de canne, 255 parties de glucose ou sucre de lait crystallisé. La cellulose digestible a une valeur moindre que les hydrates de carbone dont il vient d’être question : 267 parties de cellulose équivalent à 100 parties de graisse,
Les constituants minéraux qui existent dans les aliments sont précisément ceux que l’on trouve dans l’économie animale. Il incombe seulement à l'animal de choisir ceux dont il a besoin.
2. Digestion.—La digestion a pour objet de transformer les élémints soliles de la nouniture en une substance propre à être absorbée et mise en circulation avec le sang. Certains hydrates de carbone, tels que le sucre, étant solubles et diffusibles, n’ont pas à subir l'action de la digestion ; d'autres, comme l’amidon et la cellulose; sont insolubles. Le travail de digestion des hydrates de carbone commence par l’action de la salive qui a la propriété de transformer l’amidon en sucre (maltose). Chez les ruminants, ce travail est prolongé par le séjour temporaire des aliments dans les deux premiers estomacs et leur retour dans la bouche pour ëtre remâchés. La digestion de Ja cellulose commence dans la pans: où elle entre en
TE eo ;
a A D Le om a
A D D rt NS
DE GC te " = RO dE Meg 53
fermentation. La dissoiution de l’amidon et de la cellulose a lieu dans les intestins sous l'effet du suc pancréatique et il se forme de la maltose qui est convertie en dextrose. Avant d’être absorbé, le suc:e de canne est aussi converti en dextrose, le sucre de lait en dextrose et galactose ou en acide lactique. La dissolution de la cellulose a lieu dans le colon (gros intestin) à la suite d’une fermentation causée probablement par des bactéries. Pendant cette fermentation, il se produit des acides acétique, butyrique et carbonique et une petite quantité de gaz des marais.
Les albuminoïdes de la nourriture sont attaqués par le suc gastric de l'estomac (le quatrième estomac En | chez les ruminants) et convertis en pepiones, corps
| semblables en composition aux albuminoïdes dont ils hi | ne diffèrent que par leur diffusibilité à travers une membrane. Le suc pancréatique de l'intestin grêle possède aussi la propriété de convertir les albuminoïdes en peptones et partieïlement en amides (leucine et. tyrosine.) Les agents de la digestion de la salive, du suc gastrique et du suc pancréatique sont des ferments inorganiques (enzymes) connus respectivement sous les noms de ptyaline, pepsine et trypsine.
0 mo or
He | La graisse liquéfiée par la chaleur du corps est sans doute absorbée sans subir de transformation. La bile et le suc pancréatique aident à la digestion de la graisse, si elle est ingérée en grande quantité,
L’absorption des éléments dissous a lieu sur toute la longueur du canal alimentaire ; cependant, ce travail UE | est plus actif dans l'intestin grêle. Toutes les substances
CT Cr
absorbées passent dans le sang.
Le sang fournit la noursiture à toutes les parties du corps ; il procède à la formation de tous les tissus. Outre cela, il conduit aux tissus l'oxygène essentiel à leur entretien et les débarrasse, en même temps,
del’acide carbonique et des autres produits de la désassimilation.
3. Respiration.—Le sang, pendant son passage dans les poumons, est mis en contact avec l’air aëmosphérique, et se charge d'oxygène, qui es absorbé par l’hémoglobine, l’un des principaux constituants des corpuscules rouges du sang. Le sang rouge qui est ainsi formé circule dans toutes les parties du corps par la voie des artères, et cède aux tissus l'oxygène dont il est chargé ; ceux-ci le consument et il se produit, indépendamment d’autres résultats, de la chaleur et du travail mécanique. Lorsque le sang retourne des tissus aux poumons par les veines, l’hémoglobine dépouillée de son oxygène est devenue de couleur pourpre; en même temps le serum du sang a entrainé de l'acide carbonique dissous avec plusieurs autres produits provenant de la désassimilation. Aïnsi ramené dans les poumons, le sang s’y débarrasse en partie de l'acide carbonique qu’il charriait, pour prendre une nouvelle quantité d'oxygène. .
4, Excrétion.—Les produits provenant de l'oxydation des tissus ov des aliments consommés sont éliminés de l'organisme par les poumons, les reins et la peau. Les principaies substances oxydées, ainsi expulsées sont l'acide carbonique, l’eau, l’urée et des sels. L’acide
carbonique est éliminé parles poumons et, dans une faible mesure, par la peau ; l’urée et les sels sont rejetés au dehors par les reins et la transpiration, et l’eau par les divers organes excréteurs.
Lorsque des substances organiques non azotées telles que la graisse et le sucre, sont oxydées dans le Corps animal, il se produit seulement de l’eau et de l'acide carbonique. L'azote des albuminoïdes des substances gélatineuses et des amides ne s’oxyde pas il est excrété sous forme d’urée, Le soufre des albumuminoïdes est partiellement transformé en acide sulfurique.
La quantité d’azote trouvé dans les urines indique la quantité d’albuminoïdes, de substance gélatineuse et d’amides oxydés dans l'organisme. ‘l'ous les sels qui ne sont pas indispensables à l’économie sont éliminés par l'urine et la transpiration cutanée, Il y a généralement dans les urines abondanee de sels de sodium et de potassium.
Les excréments solides sont formés de la partie non digérée des aliments, plus les résidus de la bile et de diverses sécrétions du canal digestif.