CCC ET
nn mn
CRORRNERRRRRR TZ)
(1) L'emploi de ce facteur 625 résulte de ce que la matière azotée renferme eh ihoyenhe 15 pour cent d'azote, Cette proportion varie dé 15 à 18 par cent,
Les nombres marqués d’un astérique représentent la moyenne de quelques analyses.
Il résulte de ce tableau que la plus grande partie de l’azote des graines mûres existe sous forme d’albuminoïdes. La proportion d'azote albuminoïde des graines de légumineuses, de seigle et de froment est très peu élevée ; dans le grain germé, le malt, par exemple, une partie considérable des albuminoïdes est remplacée par des amides. D'après les quelques analyses faites jusqu'ici des pailles mûres, il a été démontré que l'azote y existe sous forme d’albuminoïde. L’azote non albnminoïde se rencontre en proportion élevée dans les produits non mûrs. On le trouve aussi en quantité considérable dans les fourrages verts ; le foin à maturité n’en contient que très peu. Les racines et les tubercules contiennent la proportion la plus élevée d'azote non albuminoïde. Dans la betterave, une partie considérable de l'azote non albuminoïde existe sous forme de nitrates.
Considérons à présent les circonstances propres à altérer la proportion d’albuminoïdes dans les fourrages.
Les hydrates de carbone solubles dont il est question dans le tableau, comprennent non seulement les sucres solubles, le mucilage etc, mais aussi l’amidon, la pectine, les pectoses et une partie de la cellulose. Ces derniers, insolubles dans l’eau, deviennent solubles dans un acide faible et l’alcali dont se servent les chimistes pour séparer la grosse fibre. Presque tous les hydrates de carbone solubles qu'on trouve dans les pailies de céréales consistent en une substance insoluble,
dans l’eau chaude. Jes pailles ne contiennent pas d’amidon.
La ‘“ fibre ” résidu de l'analyse des aliments, est d’une constitution très variée ; on y trouve de la cellulose ordinaire, de l’oxycellulose et du ligneux. L'oxycellulose est le principal élément des fibres du foin fourni par les graminées et de la paille.
Disons maintenant un mot de la composition moyenne des différents aliments dont il est question dans le tableau.
La quantité de matière sèche est sensiblement uniforme dans les divers aliments secs ; et les plus riches en matières grasses sont généralement les plus secs. Il y a très souvent une plus grande quantité d’eau dans le grain et la paille en tas qu'il n’est mentionné dans le tableau. La proportion d’eau est maximum dans les fourrages veris et dans les plantes racines. Parmi les plantes racines et les tubercules, les pommes de terre contiennent la plus grande proportion de matière sèche, et les navets la plus petite,
Nous avons déjà vu que les a/buminoïdes et les graisses sont les formes les plus concentrées de la nourriture des animaux ; donc, les aliments riches en albuminoïdes et en graisses digestibles ont le plus de valeur nutritive. Sous ce rapport, les tourteaux de lin viennent en tête. Ils constituent la nourriture la plus concentrée duntdisposele fermier. Les tourteaux de graine de lin de Bombay contiennentordinairement 25—30 pour cent de substance azotée ; ceux de Russie, 27— 33 p. c. ; et ceux d'Amérique 34—38 p. c. Les
7 ERP ee = er ee à M ea on on 4 ER RATER AD EM AN ne REP UR, stone x ee - “À j
tourteaux d'Amérique renferment environ 7 — 10 p. c. d'huile ; les tourteaux anglais et russes, 9—13 p. c. Les tourteaux de coton décortiqué et ceux d’arachide valent autant que les tourteaux de lin, s'ils sont de première qualité. |
La proportion d'huile dans les tourteaux de coton décortiqué varie de 9 à 17 p. c. suivant le dégré de pression. Les tourteaux purs ne contiennent pas d'amidon.
Les graines de légumineuses, telles que fèves, pois et lentilles, sont riches en albuminoïdes et pauvres en graisses. Les graisses des fèves et des pois sont riches en lécithine, substance contenant de l'azoté et du phosphore. L’amidon est le principal hydrate de carbone des graines de céréales.
Les graines de céréales contiennent environ moitié moins d'albuminoïdes que les graines de légumineuses ; c’est l’avoine et le maïs qui en renferment le plus. Toutes les graines de céréales sont très riches en amidon, hydrate de carbone très digestible ; c’est leur caractère p:ncipal.
Parmi les ;roduits de céréales mentionnés dans le tableau, le son, les drèches et la farine de riz représentent respectivement l'enveloppe du froment, de l'orge et du riz. Ces aliments sont plus riches en substances azotées et en graisses que le grain pris dans son ensemble, mais ils contiennent une plus grande proportion de ligneux.
Les germes de malt ou touraillons sont les radicelles provenant de l'orge germée, après qu'elle a été séchée. La forte quantité de matière azotée que contiennent ces germes, existe, en grande partie sous forme d'amides.
dans les pommes de terre. Il y a beaucoup de potasse
Pour le foin, la paille, les fourrages verts, l'ensilage ou les racines, la composition générale renseigne d’une façon bien moins exacte sur la valeur nutritive que pour les graines.
C'est que dans les aliments de cette classe, l'azote ne sert pas seulement à former des albuminoïdes ; de plus les graisses renfermert des matières cireuses non digestibles ; on trouve de la chlorophylle dans lesengrais verts, de l'acide lactique dans l’ensilage ; et ces diverses substances se dissolvent dans l’éther dont on se sert pour isoler la graisse.
: Les hydrates de carbone, dans cette catégorie, contiennent aussi beaucoup de cellulose sous différentes formes.
Pour toutes ces raisons, à poids égal de matières sèches, les :liments verts ont une valeur nutritive bien moindre que les graines récoltées à maturité ;et l’on ne saurait comparer d'une façon exacte la valeur nutritive
-d’aliments de classes différentes, d’après leur composi-
tion générale,
Une grante quantité d'aliments fournissent suffsamment d'Étéments minéraux pour la formation des os et des muscles ; les principaux de ces éléments, sont l'acide phosphorique, la chaux et la potasse, Les tourteaux et le son contiennent la plus grande proportion d'acide phosphorique ; la paille et le foin de prairie, la proportion la plus faible.
La chaux est abondante dans le foin de trèfle, les fanes de fèveroles et les navets, tandis qu'on n’en retrouve que des traces dans les graines de céréales et
dans les racines, le foin, les fanes de fèveroles, le son et les tourteaux de lin ; dans les graïnes de céréales, il n’y en a que très peu. La proportion d’acide phosphorique et de potasse existant dans les divers aliments est indiquée dans le grand tableau du chapitre IX.
La chaux et la soude sont les deux substances minéralcs qui font défaut le plus généralement. Après le riz, le maïs est l'aliment le plus pauvre en chaux. La quantité qu'il contient est trop faible pour suflire aux besoins d’un animal à croissance rapide. A Rothamsted, on employa avec avantage un mélange de cendres, de charbon, de sel de cuisine et de superphosphate ‘pour des porcs exclusivement nourris de maïs. Aux Etats- Unis, quand on ne fourrage que du maïs, on y ajoute avec avantage des os broyés, Il est bon aussi, de se rappeler que les animaux absorbert une certaine quantité de chaux dans leur boisson. La soude est fournie facilement, si cela est nécessaire, par le sel commun.
Circonstances qui exercent de l’influence sur la composition des aliments.—[La composition de toutes les substances alimentaires dépend du degré de maturité de la plante, de la nature du sol et de la saison. Les variations ne sont pas considérables dans un prduit mûr, le grain, par exemple ; aussi, peut-on s’en rapporter aux données du tableau sans crainte d’être induit en erreur. Mais lorsqu'il s’agit de produits verts, tels que l'herbe de prairie, les uavets, les betteraves, il faus prendre en considération le degré de maturité et la nature de l'engrais employé, si l'on veut connaître exactement la composition. Il est généralement admis que la proportion d'eau, de matières azotées et d'éléments minéraux
d’une plante diminue à mesure que celle-ci approche de sa maturité; la proportion d’hydrates de carbone au contraire, augmente; durant cette même période, les amides sont plus ou moins convertis en albuminoïdes.
La table suivante indique la composition centésimale d'herbe de prairie fauchée à trois différentes phases de sa croissance. La première coupe comprend une herbe de pâture très tendre ; ia deuxième une herbe propre à être convertie en foin; la troisième une herbe trop mûre pour en faire du bon foin. La composition, dans chaque cas, ne regarde jus la matière sèche.