‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 60 sur 87 · LA Î · texte numérisé non relu

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ve d'autant plus qu’il y a plus d’air d’emprisonné. Si, après que la mässe a atteint une chaleur de 1400 à 1600 Fahrenñeit, on la charge de poids, la matière ensilée acquerra un goût doux, les organismes occasionaant la fermentation acide ayent été tués par cet excès de chaleur.

Dans l’ensilage, les pertes en matières sèches sont surtout supportées par les hydrates de carbone ; la quantité des albuminoïdes n’est guère diminuée, mais une partie considérable est transformée en amides ou en sels ammonicaux. Dans les ensilages acides, il se perd souvent ainsi un tiers des albuminoïdes. Dans les ensilages doux, la perte est moindre, mais ils sont moins digestibles. Les pertes sont moindres dans les grands silos que dans les netits.

Digestibilité des aliments. — Nous devons presqu’exclusivement à des recherches des Allemands, ce que nous savons relativement à la digestibilité des alnaents ; bien des choses, déjà, concernant cette question, sont connues, mais il reste encore beaucoup d’études à faire. La méthode d'investigation généralement suivie consiste à nourrir /?s animaux avec des poids déterminés d'aliments dont on connaît exactement la composition chimique. Durant ce régime expérimental, les excréments solides sont recueillis, pesés et analysés suivant la méthode ergployée pour l'analyse des aliments consommés,

Par ce procédé, on trouve la quantité de chaque élément nutritif rejeté par l'animal ; la différence avec ce

Le. À

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qui a été absorbé indique la portion digérée. Les sécrétions intestinales donnent lieu à quelques erreurs assez petites, du reste, pour ne pas en tenir compte. On appelle “ coefficient de digestibilité ” d’un aliment la quantité pour cent qui en est digéré.

L. Expériences sur les ruminants.—Les ruminants ont un appareil digestif considérable consistant en quatre estomacs, outre les autres organes intestinaux. Il faut à la nourriture un temps considérable pour passer à travers cet appareil. On a observé, en changeant un bœuf de régime, qu'il a failu cinq jours avant que les résidus des rations précédentes fussent entièrement expulsés. Les animaux de cette espèce ont une aptitude spéciale nour digérer des aliments volumineux contenant beaucoup de fibre.

On a fait des expériences sur des bœufs, des vaches, des moutons et des chèvres. Ces différents animaux semblent avoir une puissance digestive à peu près identique ; toutefois des expériences coriparatives précises n'ont pas encore été faites. Le tableau suivant indique la moyenne des résultats obtenus avec des ruminants soumis à différents régimes alimentaires.

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