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DIGESTION DU FOIN PAR LES MOUTONS

Pour cent digéré de chacun des éléments suivants:

Date de la fauchaison.

totale.

Matières azotées.

Graisses.

Hydrates de carbone

Matierc organique

RC net RÉ en menant otre

La digestibilité de l’herbe diminue d'une manière remarquable à mesure que la plante avance en âge ; cette diminution, d’ailleurs, est générale pour tous les élémr:ats nutritifs. On a cbtenu des résultats similaires avec le trèfle ordinaire récolté à différentes époques de sa croissance.

Il résulte de ce qui précède qu'on ne saurait déterminer d’une manière absolue, la valeur nutritive des fourrages verts ou fanés, car leur composition et leur divestibilité sout considérablement influencées par leur âge et les circonstances dans lesquelles elles se trouvent au moment de la récolte. Un fait certain, c’est que la plante jeune est toujours la plus nutritive etun autre fait qu’on peut aussi établir comme certain, est que les herbages d’une prairie pâturée conviennent mieux pour l'engraissement du bétail que ceux provenant d’une prairie fauchée. Ceci s'explique parfaitement. Au pâturage, les plantes sont broutées à mesure qu’elles poussent ; par suite l’animal se nourrit constamment d’herbe jeune tandis que le foin se compose toujours de végétaux en pleine croissante,

La digestibilité des fourrages ne diminue pas d'uue manière sensible par la fenaison si, bien entendu, ce travail est favorisé par un beau temps et exécuté dans de bonnes conditions. S'il pleut pendant Ja fenaison, il se perd par lavage beaucoup de matières solubles ; si l’on manie trop rudement les herbages fanés, beaucoup de parties tendres, délicates se perdent. Ces pertes daubles affectent considérablement la digestibilité. Une autre cause de diminution de la digestibilité du foin résulte d’une trop longue: conservation. Dans le foin brun, la digestibilité des albuminoïdes et

des hydrates de carbone solubles est diminuée, tandis que celle du ligneux augmente.

Dans l’ensilage aussi, la digestibilité des albuminoïdes est fortement amoindrie. Ainsi, Wolff faisait couper en octobre une certaine quantité d'herbages dont une partie était fanée ct l’autre ensilée. Le foin avait été séché modérément et toute perte avait été évitée dans la mise en meule. En mars eten avril, le foin ct l’ensilage furent consommés par des moutons et l’on consuata le coefficient de digestibilité comme suit :

11 a été digéré sur 100 parties consommées

Matières Matières azotées Hénin

| organi- Graisse |decarbonel Fibre

ques A Totales Total Albuminoïd, soluble

Herbes 59.8

Ensilage| 54.2

Donc, sur 100 parties de matières azotées de l’ensilage, coutenant 74.6 d’albuminoïdes, il n'en n’a été digéré que 1.8. D’autres expérimentateurs ont obtenu des résultats simiiaires, mais pas aussi excessifs que ceux du tableau ci-haut.

Influence d'un aliment sur la digestibiité d'un autre.—Si, à la ration de foin et de paille d’un ruminant, on ajoute des albuminoïdes purs tels que le gluteu de froment, cet aliment sera entièrement digéré sans que la digestibilité des autres aliments soit sensiblement affectée. Des résultats analogues ont été obtenus avec des porcs nourris d'abord exclusivement de pommes de terre et auxquels on avait donné ensuite en supplément des quantités variables de farine de viande.

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