‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 65 sur 87 · TEINTE · texte numérisé non relu

TEINTE

ARR ET RTS

La digestibilité des pommes de terre resta la mène, tandis que les matières albuminoïdes de la viande furent entièrement digérées. Si l’on ajoute une petite quantité d'huile à la ration (4 1b. par jour et par 1000 Ibs. de poids vif,) la digestion des aliments secs est facilitée. L'huile elle-même est entièrement digérée si elle est donnée en petite quantité.

. Si, à une ration de paille ou de foin, on ajoute de l'amidon ou du sucre dans une proportion excédant 10 pour cent des fourrages secs, on en diminuera la digestibilité. Cette diminution portera principalement sur les ailbuminoïdes de la ration ; la digestibilité de la fibre ligneuse sera également affectée si l'addition des hydrates de carbones est considérable, L’amidon est en. tièrement digéré, si la proportion des principes azotés relativement à ceux non azotés, n’est pas moindre que 1 à 8.

Ces faits sont d’une grande importance pratique. Les aliments azotés, tels que les tourteaux et la farire de fèveroles, peuvent être mélangés avec du foin ou de la paille sans nuire à la digestibilité de ces derniers ; mais des aliments riches en hydrates de carbone, tels que les pommes de terre et les betteraves, ne peuvent être ajoutés aux fourrages dans une proportion plus élevée qe 15 pour cent, sans affecter la digestibilité de ces derniers. Cependant, on peut réagir contre cette diminution de digestibilité, en ajoutant aux rommes de terre et aux betteraves des matières azotées. Dans ce cas, on peut doubler la ration de racines et de tuber-

cules, sans que la digestibilité en soufire.

Les pommes de terre diminuent plus sensiblement la digestibilité du foin que ne le font les racines, parce

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que l’amidon des pommes de terre exerce une action plus puissante à cet égard que le sucre des racines. Les grains de céréales sont riches en amidon ; mais, en outre, ils contiennent une proportion élevée d’albuminoïdes. Aussi, peut-on les ajouter aux fourrages secs sans en altérer la digestibilité d’une manière appréciable ; il faut toutefois, que la proportion de l'élément azoté à celui non azoté soit au moins de 1 à 8.

Le sel commun est considéré comme un condimen utile à la nourriture ; cependant, les expériences qui ont été faites n’ont point démontré qu’il augmentait la digestibilité. Siles sels de soude font défaut dans l'alimentation, le sel apporte au sang cet élément indispensable. Les sels de sodium se trouvent abondants dans les racines et les choux ; on les rencontre en quantité moindre dans la paille et dans le foin ; il n’y en a pas dans les pommes Ge terre et, dans toutes les espèces de grains, ils manquent aussi généralement. D’après Bunge, le sel est nécessaire seulement avec les aliments qui contiennent beaucoup plus de potasse que de soude ; la pomme de terre est à cet égard l'exemple le plus

. remarquable que nous puissions choisir, Le sel en trop

grande quantité, force l'animal à boire plus que d’habitude, d'où une augmentation considérable d’urée. Valeur nutritive comparée des aliments.

—1. Proportions des substances digestibles.—Connaissant maintenant la composition et le degré de digestibilité des aliments, nous sommes à même d'étudier d’une façon générale leur valeur nutritive. Le tableau suivant indique les quantités d'éléments nutritifs

digestibles contenus dans 1,000 JIbs. d'aliments ordinaires consommés par des moutons ou des bœufs. Les hydrates de carbone du tableau comprennent la cellulose digérée. Dans le calcul de la quantité d’aibuminoïdes digestibles, les am'des et les nitrates étant des corps solubles, ont été considérés comme formés d'albuminoïde digestible,. l'ans la co!onne “ albuminoïdes ” il est laissé deux bl: nes, la quantité n'ayant pas

été déterminée pour les fares de féveroles, ni pour la paille de froment.

its ELEMENTS DIGLSTIBLES DANS 1,000 LBS. DE DIVERSE» fs. SUBSTANCES ALIMENTAIRES.

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On pourra très avantageusement consulter les données de ce tableau pour la préparation des diverses rations des animaux. Cenendant, les résultats qu’on obtiendra ne seront qu’approximatifs, parce que la digestibilité varie plus ou moins, suivant la qualité des aliments et le pouvoir digestif des animaux.

2. Propriétés des divers aliments pour la production de la chaleur et de l'énergie—Il n'y a qu’une base sur laquelle on puisse comparer la valeur nutritive des aliments de composition diverse ; c’est le pouvoir calorifique. En effet, le résultat principal de la nourriture dans le corps de l'animal est la production de chaleur et d'énergie. Il y a une étroite relation entre le pouvoir calorifique d’un aliment et son aptitude à produire de la graisse ; mais, cette relation r'existe pas entre la quantité de chaleur que peut produire un aliment et ses propriétés à renouveler où à accroître les tissus azotés du crrps. Cependant, nous pouvons hardiment affirmer que la quantité de chaleur produite par lacombustion des éléments digestibles d’une substance alimentaire quelconque, est un indice sûr de sa valeur nutritive quand, bien entendu, la ration dont elle fait partie, est composée d’une quantité suffisante d’albuminoïdes digestibles ; ce sera toujours le cas si Jes aliments sont bien combinés.

D'après des études récentes, les principes qui composent les aliments peuvent être classés comme suit au point de vue de leur pouvoir calorifique :

Graisse.............. SUR ETES Éesotoes D Albumine............ RER DUR ER RER LRO TA LES 107 AMIdON.......soosss ee « PER isdasdesevseses rose AUD Sucre de canne........ KédéV as iose FSrisveerii: . 97 Glucose et sucre de lait...... NS Let sv. OÙ COMICS remis ass roles rotee Nianresé 86 ASparagine..............sssosessee Hiasie one,

Dans ce calcul, on n’a pas tenu compte de l’albumine ni de l’asparagine contenues dans l’urée, ces substances étant excrétées par les reins. En multipliant par leurs

coefficients calorifiques les quantités digestibles de graisses, d’albuminoïdes, d’amides, d’hydrates de carbone et de cellulose des divers aliments, les nombres qu'on obtient représentent le pouvoir calorifique des matières consommées par l'animal. En prenant pour base de comparaison le pouvoir calorifique du tourteau de coton qu’on suppose être 1,000, la valeur relative des autres aliments sera comme suit :

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