‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 71 sur 87 · ES —— —— · texte numérisé non relu

ES —— ——

On voit dans le premier de ces tableaux que le porc peut utiliser beaucoup plus de nourriture que le bœuf ou lemouton proportionnellement au poids de leur corps. Il faut attribuer cette plus grande faculté d’assimilation aux aptitudes remarquables du porc à cet égard et à la concentration et à la digestibilité des aliments dont on l'a nourri, (f-rine de cérécles). Le bœuf ou le mouton gras ont un estc:'ac plus considérable que le porc, eu égard à la taill: ‘e ces animaux. Ainsi, il représente 32 p.c. du poius vif de l’animal chez le bœuf, 2:5 chez le mouton et 0‘7 chez le porc. D’umwautre côté, les intestins sont relativement plus considérables chez le porc que chez le bœuf ou le mouton.

Les ruminants sont donc plus capables que le porc d'utiliser une nourriture difficile à digérer. Le porc, par contre, a un plus grand pouvoir d’assimilation.

Le porc, consommant une plus grande quantité de nourriture dans un temps déterminé, augmente plus rapidement en poids que le mouton ou le bœuf. Cette augmentation n'est pas seulement plus rapide mais,

comme l'indique le tableau, elle esv plus forte pro-

portionnellement à la nourriture consommée. Le porc, tout en étant capable d’absorber une plus grande quantité de nourriture, en a peu à dépenser pour produire de la chaleur et de l'énergie ; il lui reste done un plus large surplus à accumuler par l’engraissement. Sur 100 Ibs. de matières organiques digérées, le bœuf à l'engrais en dépense environ 77 pour la production de la chaleur et du travail ; le mouton 74 et le pore 57, Cependant, d’après le premier tableau, le porc transforme en travail et en chaleur dans un temps donné et

pour un même poids vif, plus de nourriture que le mouton, et le mouton plus que le bœuf ; cela est probablement dû au travail plus actif de transformation chimique, qui s'opère dans l'organisme du porc. Le porc est le producteur de viande le plus économique de la ferme, grâce à son aptitude iniense d’assimilation.

Les résultats consignés dans le tableau pour le mouton, sont intermédiaires entre ceux du bœuf et du porc ; cependant, ils se rapprochent un peu plus du premier. Le mouton, d'après les auteurs allemands, vient après le bœuf effce qui concerne la production économique de la viande contrairement aux résultats constatés à Rothamsted. Üebie divergence d'opinion provient sans doute de ce que les expériences ont été faites sur des animaux de races différentes. On étudiera au chapitre suivant les données du tableau relatives au fumier.

Jusqu'ici nous avons considéré dans son ensemble, la période d'engra'ssement. Cependant, le taux des consommations et des uccroissements est fort différent à chacune des phases de cette période,

L'animal à l'engrais doit avoir une ration d'autant plus grande que les dimensions de son corps se développent plus ; pendant la croissance, l'estomac grandit proportionnellement aux autres parties. Lorsqu'un animal est devenu moyennement gras, il consomme moins de nourriture et la marche de l’engraissement devient moins rapide.

Le gain journalier en poids vif diminue à mesure que l’engraissement avance, et la même ration produit un accroissement moindre,

e le nbation porc e la

r le i du

du nds, tion tats proiites | au s au

ible, des bnt à

ant lopndit l'un hme ent

On attribue ce phénomène d’abord au fait que, pendant les dernières périodes de l’engraissement, l’accroissement se compose d'éléments plus secs et contient plus de graisse qu'au début. En second lieu, le corps augmentant en dimensions, il faat, pour la production de chaleur et de mouvement, une plus grande somme de travail intérieur. On constate plus facilement chez le porc à l’engrais que chez les autres animaux, ces variations dans le rapport entre la ration et le développement du corps, le porc s’engraissant beaucoup plus vite.

Le tableau suivant indique le résultat moyen d’une expérience faite à Rothamsted sur seize porcs tous engraissés en uême temps. Ils recevaient, par tête, 7 Ibs. de farine de pois par semaine et une quantité illimitée de farine d'orge. Au commencement de l’engraissement, les porcs avaient un poids moyen de 135:8 Ibs.; après dix semaines, le poids moyen était de 2763 Ibs.

PORCS A L’ENGRAIS.- CONSOMMATION HEBDOMADAIRE DE NOURRITURE ET DEGRE D'ACCXOISSEMENT.

Nourriture con- [Augmentation en sommée. poids vif. Nourriture produisant 100 Ibs.

ic os. ar par je aus: d’accroisse e poids e poids ment.

tête. vif, tête. vif.

; . Ibs. Ibs. Ibs.

ire quinzaine. ..| 601 397 15°5 |, 10'3 386 2e ” | 675 367 174 9°4 388 3e ‘.. ,,,1 664 30°9 13'2 6°2 502 4e “cet ON 274 129 54 511 5e 6...) 696 26°3 113 2: 618

Moyennetotale.| 6559 | 320 | 141 68

Lai |

— (ex mn ns [°3 um

Page 1