‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 72 sur 87 · UE PES · texte numérisé non relu

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D’après ce tableau, on peut parfaitement se rendre compte des variations dans la proportion d’aliments consommés et comparer les degrés d’accroissement d’un animal pendant la période de son engraissement. Les poids indiqués sont ceux de la farine à l’état naturel et ne représentent pas de la matière sèche. Les irrégularités dans la progression des chiffres doivent être attribuées à l'appétit variable des animaux et aux conditions particulières de chacun d’eux. Durant les premières semaines de l’engraissement, les animaux augmentent en poids très rapidement. Ensuite, 11 marche de l’engraissement va très lentement.

Dans un chapitre précéc :... nous avons parlé de la composition des matériaux que l'animal accumule durant l’engraissement. La proportion des substances azotées acquises pendant l'accroissement de l'animal, est très petite. Ainsi, chez le porc, elle est seulement de 1:19 et, chez le mouton, de 1:22. Il ne faut pas conclure de ce faible acquit qu'il est suffisari de donner une nourriture contenant une dose relativement aussi pauvre d'azote, si l’on veut obtenir un engraissement rapide ; car, le corps de l'animal a besoin d’un apport constant de matières albuminoïdes pour l’entretien et le développement des tissus. En outre, une ration suffsamment riche en albuminoïdes est à la fois plus digestible et plus prepre à lengraissement qu'une alimentation pauvre en cet éléreent.

D'après Wolff, il faut donner ar mouici: 4 |rugrais une ration plus azoïée qu'au bœur €: an noïx La relation nutritive qu'il recom'inde +: l: mouton

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est de 1:5°5 au commencement de l’engraissement ct de 1:4:5 à la fin de la période. Pour les porcs à l’engrais, elle est de 1:5°5—1:65 à mesure que l’âge et le poids vif augmentent. Au commencement de l’engraissement du bœuf, cette relation est de 1:6:5 pour devenir ensuite 1:5°5 et, en dernier lieu, 1:60. Pour établir ces calculs, on a rangé les amides avec les albuminoïdes, d’où la conséquence que les relations nutritives sont trop faibles, surtout pour le bœuf et le mouton.

Mais, ila été pratiquement démontré qu'on peut réussir très bien dans l’engraissement avec des proportions d’albuminoïdes beaucoup inférieures à celles de Wolff, si les céréales entrent pour une large part dans la ration. Ainsi à Woburn, une expérience triennale a prouvé qu'on peut obtenir de très bons résultats en donnant à des moutons une ration journalière de 20 1bs. de navets, + Ib. de foin, et £ 1bs. de froment, (relation nutritive de la ration : 1:18). Ces résultats sont les mêmes quand on substitue des tourteaux au froment. Cependant, pour juger de la valeur économique d’une ration, il faut tenir compte de la valeur de l'engrais qui en provient. Partant de ce point de vue, on peut conclure qu'il est à l'avantage du fermier d’engraisser ses animaux plutôt avec du tourteau qu'avec des céréales,

Comme nous l'avons déjà dit, la graisse est l'agent le plus puissant de la nourriture. Les tourteaux riches en huile trouveront donc avantageusement leur place dans la composition des rations concentrées et conviendront tout spécialement à l’aiimentation d'hiver,

Durant la période d’engraissement, les animanx jeunes réclament plus d'azote que ceux adultes, parce que cet azote doit pourvoir à la formation des tissus chez les premiers.

Production de la laine —A part l'humidité etla poussière qu'on trouve toujours dans la laine, celle-ci est composée de trois éléments : le suint, là graisse et les brin: de laine pure. Le suint provient de la perspiration de certaines glandes de la peau ; c’est un composé de potasse et d’un acide organique azcté tre peu connu jusqu'à ce jour. Le suint est soluble dans l’eau ; il est entraîné en grande partie lorsqu'on lave les moutons avant de les tondre. Chez les moutons mérinos, le suint peut atteindre la moitié du poids de la toison non lavée. Chez les moutons de race commune, qui sont toujours à l’air libre, le suint n’atteint jamais plus que 15 p. c. du poids de la toison. Les matières grasses d’une toison lavée varient de plus de 30 p.c.à 8 p. c. et au-dessous. La laine courte et fine contient la plus grande proportion de graisse, Les brins de lainc pure renferment environ 16 pour cent d'azote. Nous avons fait connaître ailleurs la quantité d'azote et de matières minérales que eontiennent la laine lavée et celle non lavée

Les moutons adultes ne donnent pas une toison sensiblement plus forte quand on les engraësse où quand on leu: donne seulement une ration d'entretien : mieux encore, l'animal pourrait maigrir par suite d'une alimentation trop médiocre, sans que la production de la laine en soit sérieusement affectée. Toutefois, si le mouton souffre de la faim, la production de la laine

diminue d’une manière notable. Chez les agneaux, une ration libérale augmente la croissance et favorise la fcrmation de la toison.

Les moutons élevés uniquement pour la laine peuvent ne recevoir qu’une ration pauvre ; mais comme la laine se forme en grande partie d’albuminoïdes, cette ration doit en contenir une proportion suffisante.

Production du laïit.—La quantité et la qualité du lait dépendent en grande partie des dispositions individuelles de l'animal et du temps écoulé depuis la parturition. En dehors de ces influences naturelles, qualité et quantité peuvent varier beaucoup suivant l'alimentation donnée,

Pour avoir un rendement de lait maximum, 1! faut donner aux animaux une nourriture abondante, On doit fréquemment vérifier la quantité de lait fournie par chaque vache et augmenter ou diminuer proportionnellement la dose des aliments concentrés (tourteaux, farine de fèves, son, etc.) ; le but à atteindre est d’obtenèr un rendement de lait aussi grand que possible sans engraisser l'animal. Avec l'alimentation la meilleure, en ne saurait parvenir à transformer en bonne vache laitière une vaëhe qui ne l’est pas ; mais il est possible en donnant à la vache une nourriture appropriée pendant la pénode de grande luetation, de prolonger considérablement la durée de cette période avantageuse. Le fourrage vert et la drèche favorisent beaucoup la sécrétion du lait.

Le lait étant un produit hautement azoté (la relation nutritive du ï:vit de vache est de 1:3:6,) fl

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