‹ La chimie de la ferme [microforme]Chapitre 73 sur 87 · US ES · texte numérisé non relu

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faut donner à la vache, pendant la période de lactation, une nourriture très azotée, telle que l'herbe et les trèfles jeunes, Lorsque la ration est principalement composée de foin, de matières ensilées, de paille ou de racines, il est essentiel d'y ajouter des tourteaux ou de la farine de légumineuses, si l’on veut avoir un rendement de lait maximum. Le son de froment et la drèche favorisent beaucoup la sécrétion du lait : et le tableau du chapitre VII indique la haute relation nutritive de ces aliments,

Wolff donne comme la meilleure relation nutritive pour les vaches en pleine lactation, 1:5‘4 : Celle généralement admise aux Etats-Unis est 1:7,et elle est atteinte par l'emploi, sur une Jurge échelle, de l’avoine du son de froment.

Une relation nutritive variant entre 1:6 et 1:8 est donc certainement suffisante, et la plus élevée sera réservée aux vaches donnant 40 à 50 Ibs. de lait par Jour.

Le lait est ume substance beaucoup plus azotée que la matière servant à l'accroissement des tissus d’un animal à l’engrais La quantité d'azote contenue dans le lait d’ume vache cotée à 21 gailons par semaine, est presque égale à la quantité conieaue dans 100 Ibs. d’accroissemest d'un bœuf à l'engrais, Ug qui veut dire qu'une seule vache produit, pur #on lait, autant de matière azotée vendable, pendant li inême espace de temps, qu'en produisent six à dix bœufs à l’engrais.

La qualité du lait dépend aussi, en grande partie, de la richesse de la ration. Une ration composée d'her-

bages aqueux ne produira qu’une quantité médiocre de lait pauvre ; si l’on ajoute à cette ration du tourteau de lin, la quantité et la qualité da lait augmenteront tous à la fois.

Les variations que subit la composition du lait par suite d’une alimentation riche ou pauvre, affectent

surtout le percentage des solides; le rapport de la castine

au sucre de lait en souffre peu ; c’est la matière grasse qui s’en trouve surtout modifiée.

La qualité du beurre dépend plus ou moins de la qualité des aliments, qui produisent un beurre dur ou un beurre mou suivant leur nation.

Les Danois considèrent les tourteaux de navette, l'avoine et le son de froment, comme les aliments produisant le meilleur beurre ; les tourteaux de coton et de palme, ainsi que l'orge, viennent en deuxième lieu ; les pois et le seigle sont placés au troisième rang.

Les alimenta de la première catégorie donnent un beurre doux ; ceux de la troisième, un beurre dur, Pour avoir, en hiver, du beurre de première qualité, il faudra fourrager simultanément les aliments de la première et de la deuxième catégorie avec de la paille, de là balle, du foin et des racines. Lorsqu'on donne aux vaches laitières des navels en

abondance, le parfum du lait et du beurre s’en ressent ; il vaut mieux, s’il est possible, leur donner des carottes et des betteraves.

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