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iciiiu'iit onscmliU!. C'csl une liabilinlc f|iii leur est liùsicic qiu; (]c riMiiiir \u\ cci'laiii iKuiilirc dr personnes ans un yianil l'olin ixtiir manger cl boire ensemble, iiaiid votre esclave a lait luMinciir (donné ii dîner) aux H bares de la Hoyiie ou de iMaeao, leurs cliels et princi- ,tii\ sont venus ensemble, au nombre de dix, vingt ou ville, el lors([ue, dans la suite des temps, votre esclave l'st trouvé admis dans les résidences (*) des barbares, Il dans les vaisseaux des barbares, ils se sont assis à iir tour auprès de lui pour le servir, luttant pour être • piemier ii lui otVrir a manger et a boire. Pour s'assurer Mil' bonne volonté, il ne pouvait se dispenser de parii^cr leur tasse et leur cuiller. Autre point. Les barbares 11! coulume de l'aire grand cas de leurs femmes. Toutes -> l'ois que le visiteur est un personnage de distinction,
I femme se présente pour le recevoir. Dans le cas du aibareaméricain Parker etdu barbare français Lagrenée, ar exemple, tous deux avaient amené leurs femmes
II augères, et quand votre esclave s'est présenté aux rèidences des barbares pour affaires, les femmes étran- ( res ont paru tout d'un coup pour le saluer. Votre eslave était confondu ("*) et mal à l'aise, tandis qu'elles laienl ravies au contraire de l'honneur qu'on leur faisait. e l'ait est, comme ceci le prouve, qu'il est impossible de
v-ler les coutumes des États occidentaux sur le céré-' lumial de la Chine, et d'éclater en reproches qui ne ser^ iraient point à les éclairer {litt. à fendre leur stupidité), liais qui pourraient donner lieu a des soupçons et a de nauvais sentiments.
V ; I.e mot Jan, étage, ne s'applique pas à la demeure des Chilois. Les mandarins l'emploient en parlant à leurs compatriotes de 10S maisons,
{") Confondu, presque frappé d'épouvante, comme Confucius en présence de son chef.
(;{ i.A ciiim: i:t ixs puissances ciihétiennes.
" Depuis le cimiiiicnct'iiiriil des iclalions aiiiiralcs a\i ■ eux, les barbares des (lillereiils pays ont été rerus sur u pied approchant de l'égalité. Une entrevue avec eux u'i donc plus une nouveauté. Il devient donc plus nécessain (juc jamais de les tenir a distance et de leur fermer I. pctrle. A celle lin, tonles les l'ois qu'on a négocié un trail' avec un État barbare, volrc esclave a chargé Uwang-an Inng , commissaire des linances, de prévenir l'envoy. qu'un grand l'onctionnaire chinois, administrant les affaires étrangères, n'avait pas le droit d'accepter ni di donner quoi que ce soit en son propre nom ; qu'en ce qii regardait les présents, il serait obligé de les refuser p( remptoirement; que s'il les acceptait et que le fait vînt ; être connu, les ordonnanc(>s de la Dynastie Céleste siii ce sujet sont très-sévères, et que, sans parler du tort qu i forait a la dignité de sa charge, il serait fort difficile an coupable) d'échapper ala vengeance delà loi. Les envovibarbares ont eu le bon sens do s'y conformer; mais, dans leurs entrevues avec votre esclave, ils lui ont parfois offert des vins étrangers, de la parfumerie et autres petits objets de peu de valeur. Leurs intentions élanl plus ou moins bonnes, il lui aurait été difficile de les refuser absolument en face; mais il s'est borné à leur ûIfrir des tabatières, des bourses et autres objets se portaiil sur la personne, mettant ainsi en pratique le princiin chinois de donner beaucoup là où on a peu reçu(*).Volii: esclave a également offert une copie de son insignifiant portrait aux Italiens, aux Anglais, aux Américains etauxj Français, sur la demande qu'ils en ont faite.
« Pour enrevenira leur gouvernement, quoique chaque! État en possède un, il y a des souverains hommes et femmes qui occupent cette charge d'une manière perma-
(") Telle doit êlre la règle, d'après le second livre de Confucius, entre le chef et les nobles qui dépendent de lui.
i.iis MANDAUiNs APiti^s i.A <;i khhl: i)i: ihio. g.)
I iik' leur vil' (liiriiiil. (iluv. les liiirlmrL's aiif^luis, par \iin|ilc', lo souverain est ihk; l'cmnio; tlioz lus l'raii(;ais lis Aniériiuins, l'csl iiii liominc. l-cssouv(!rainsanj^iais I français régnent à vie; l'Américain est élu par ses iiupalrioles : on le change tous les quatre ans, et lors- M il quitte le trùne, il rentre dans les rangs du peuple i -; esclaves sans enii)l()i).
Leurs titres oflicicls dilVèrcnt chez loutcs les nations. ■luir les représenter, ils s'approprient en général [lili. ciobout) des caractères chinois, afl"ectantvaniteus(;nient m style auquel ils n'ont aucun droit et se donnant les lis d'une grande puissance. Us imaginent sans doute il' là faire honneur à leurs souverains; mais cela ne mus regarde pas; tandis que^sil'on prescrivait pour eux 1 s l'ormes prescrites envers les Klats dépendants, ils ne Miisenliraient certainement pas a descendre au rang de a Cochinchine ou de Le%vchew, puisqu'ils n'adoptent ni le calendrier chinois (*), ni les lettres patentes (de souveaiiioté) de Votre Majesté. Et avec des gens aussi peu civilisés qu'eux, aussi peu au courant du style, des manières de parler, la ténacité, dans les formes de la correspondance officielle, qui tendraient naturellement à placer le supérieur au premier rang cl l'inféiùeur au second, serait la cause d'une violente altercation {litt. d'un soulèvement de la langue et d'un gonflement des lèvres) ; la seule marche a suivre en ce cas serait d'affecter la surdite {lilt. d'être comme si le lobe de l'oreille bouchait l'oreille) ; les rapports personnels deviendraient donc im- ]iovsibles, et non-seulement cela, mais l'embarras dans
*: Les premières et les dernières lunes de l'année, comme elles so"t comptées en Chine, qui envoie son calendrier en Corée, sinun dans ses autres dépendances. Les souverains de Corée, de Lcwihew et de Cochinchine reçoivent l'investiture par un envoyé chinois, et l'empereur leur envoie des lettres patentes en qualité de suzerain.