I.KS MANDARINS APRÈS LA GUERRE DE IHiO. H
iiulais furent roons par dos oflîciors tout ii lail subal-
I lies, (]ui se montreront lorl ^'rossiors. Voici un i)a.ssay«
II raitport olliciel l'ait a cotte occasion :
Chaque fois que nous drinies aller voir le mandarin , Il nous laissa exposés aux ardeurs du soleil jusipi'ii ce Il il parût, et après cela on nous tint assis dans la salle ttL'rieure de son tribunal, où l'on juge les criminels; l's doux modes de réception étant complètement opposés ux idées de politesse chinoise. «
Sir J. lîowring écrivait le 25 avril 1854 que le ministre méricain M. Mac-Lanc n'avait pu obtenir une audience Il commissaire impérial, bien qu'il l'oùt sollicitée avec laiicoup d'instances; il ajoutait que M. Doui'boulon se iiontrait on ne peut plus mécontent des procédés dont m usait a son égard.
Le 22 mai 1854, le commissaire impérial Yé écrivait ii il' J. Bowring qu'en 1849 sir G. Bonham avait renoncé Kuir toujours ii entrer h. Canton, et citait le passage suiant de la dépèche : « Désormais cette affaire ne doit plus ftre discutée. » Or tout cela était une pure invention du nandarin. En 1849, Siu disait a sir G. Bonham que la (•mention en vertu de laquelle l'entrée de Canton devait tro ouverte au mois d'avril de cette même année avait ■té signée en 1847 avec sir J. F. Davis, et que celui-ci •tant retourné en Angleterre avant l'expiration du délai, a convention se trouvait par lii annulée. Voilà ce que ost qu'une correspondance officielle avec les mandarins chinois. Tant qu'il ne s'agit que d'échanger des commuaications, il n'y a point d'argument ni d'engagement qui es arrête, et ils ne se gênent pas pour se tirer d'embarras •n débitant avec un merveilleux aplomb un mensonge )u une absurdité ; mais quand ils voient arriver des vais- ■leaux de guerre et des soldats, alors c'est autre chose; Is écrivent sur un ton plus sérieux.
ss LA CHINE ET LES PUISSANCES CHRÉTIENNES.
Dans la coiniminicalion (lue nous avons inenlionnt-n un pou plus haut, Y('! se lofusail ii rcrovoir sir .1. iU)\\ring (IcNonu niinistiT plciiiiiolcnliaire on reniplaotMncnt de M. lîouliani) dans le palais où il faisait sa ivsidcncc ; inai-^ il lui ûH'rail une entrevue hors de la ville, dans le nia^; sin du coniniorcant liowkua.
Les traités anglais et américains portaient quapii douze ans ils pourraientùlre revus. En conséquence, le i' présentant des Ktats-Unis, M. Mac-Lane, se rendit a Chau. liaï en juin 18.)4, et eut une conférence prés de celte ville avec lliang, le vice-roi des deux provinces Kiang. Il le priad'obtenir (jne rcmpereur nominal un plénipotentiaire pour reviser le traité, en menaçant, dans le cas contraire d'aller à Tien-tsin. lliang lui répondit qu'il devait s'adr( sera Yé, vice-roi de Canton, commissaire impérial pour traiter avec les étrangers, lliang fit aussitôt son rapport il l'empereur, lequel approuva sa conduite par un décret du 15 juillet 1854 . Vuiri (juclqucs passages de ces doniments (*) :
SégociatiODS anglo-aniéricaifics C3 1351.
Mémoire d'iliang^ gouverneur général des Deux-Kiann rendant compte de la visite de M. Mac-lane, envoyé d- États-Unis.
24 juin 185i.
« Votre esclave lliang, gouverneur général des Deux- Kiang, s'adresse au Trône, agenouillé devant lui
« Votre esclave, ayant aveclui Ping-han, préfet de Soutchaou-fou.longtempsemployé dansée département et tout
(,*) La traduction de ces documents relatifs a!ix négociations de 18.i4 est empruntée aux Archives diplomatiques de M. Amyot, tome 3% ll.n" 5 et G,
Li:S .MAM)AUI.NS APHllS L\ GUEUUI-: Dli 18J0. 80
lui vorsédans l'aflairo, est parti do Suii-tcliaon le l'.ijiiin, , ;iiriv(' à Kwan-slian lo 20 juin, il a rriini les foiictionliii's pirsculs dans la maison ]»ultlii[uc de Kwan-slian. ;i soniiu(! alors lo cliof aiiu-ricaiii do venir lui rondio ? irspccts. Los manioros du chef, il faut en convenir, aiiMit rospectuonsos. 11 dit : « Grâce ii la faveur de Sa (.1 l(^sto Majoslo,(iiii a ouvert les cinq ports au commerce, nous avons oto mis en état douons ploni;'oi' dans lo f^ain. Dopnis lannoo dornioro, oopondant, los oomnmnioations <;iir le flcuYo sont dovouuos impossible.s, et les pertes siipportoos j>ar l(>s noi^ociants, ii ce sujet, nous ont dot(M miné a préscntor a Sa Majesté la prière do nous porniottre graciousomont do traiiquor le long du Yang-tsekiang. Is'ous escorterons ot protégerons nous-mêmes les marchandises que nous introduirons sur le cours du lli'uvo. Si Votre Exoolloncc refuse do faire pour moi, auprès du trône, une représentation dans ce sens, je serai obligé de me rendre à Tien-tsin. »
Votre esclave lui dit avec autorité que le traité qui u\ ic los cinq ports au commerce étant celui auquel l'emoionr a donné son consentement, il était du devoir de JUS de l'observer avec obéissance a jamais. Il était, du osic, clairement exprimé dans le traité qu'aucun État aurait le droit d'envoyer dans la suite un ministre en ihiue pour soulevordos discussions particulières. La donaude présentée maintenant étant en désaccord avec le rai té, ne pouvait être soumise a Votre Majesté. Et cela autant moins que les rebelles de Canton, ayant poussé iisqu'à la frontière du Chih-li, la population de Tien-tsin si devenue semblable à un mur par l'unanimité de sa ésolution, et, combattant hardiment du côté du gouverlonient, elle a discipliné plus de 100,000 hommes. Les obelles ont tenté plusieurs fois de reconnaître los posiions de ces derniers, mais ils n'ont jamais pu venir a bout
le leur dessein
Le chef répondit qu'une des clauses du traité per-
mettait lu révision df celui-ci aprcs une période de doux années, dont le terme niélait pas éloigné
« Le 27 juin, il (Mnoya un duplicadï de la lettre de sdi gouvernement. Celte lettre était conçue a peu près dan le même sens que colle de Marschall, l'année dernièn^
« C'est roi)inion très-iuunlde de votre esclave, que le Américains, jusqu'ici considérés comme si soumis, on voulu tirer avantage des conjonctures présentes pour im poser leurs demandes. On ne peut donc se reposer su leur coopération, bien qu'ils l'aient promise pour le ré lablissement de l'ordre
« D'un autre côté, les barbares anglais ont, en plusieur occasions récentes, cherché querelle à nos troupes. 1 court surtout le bruit que les rebelles de Nanking au raient poussé jusqu'à Fung-pa et troublé le voisinagt Les oreilles et les yeux des hommes ne sont pas bou chés (*). Ce serait pousser ce chef a bout que de refuse de transmettre ses demandes au commissaire impérial après avoir décliné de faire de sa requête l'objet d'un mé moire
(t Ayant trois fois et plus réfléchi à ce moyen, votre es clave ne voit pas d'autre alternative t[ue d'ordonner a chef de retourner a Canton et d'y attendre la décision d Yé-min-ching. »
IkTdt impérial dpprouYant la conduite rt'Iliang, le 15 jnillet 1854.
(Extrait.)
« En apprenant avec quelle faiblesse s'est conduit Wi nai-chan lorsque les chefs anglaisent voulu le contraindi il faire ce que bon leur semblait, nous avons publié u décret transférant le cas à Yé, en lui donnant pour ic
(*) C'est-à-dire les étrangers comprendront ceci.
LKS M.\M>AU1NS Al'IlKS I,.\ CL'KIIRI': DK IHK». !»1
Iruction d'orilonner aux chefs barban-s ii Canton d'ubl'i ver le traité, et d'empêcher les né{,'ocianls {-lianKcrs I iK'nrlrcr dans l'inléricMir do la ville.
Maintenant Iliany nons rapporte quo le chef américain [nlicrl Machine lui a rendu ses respects a Kwan-clian et uil a présenté une lettre de son pronverncment et fait iii-méme une communication, qu'il persiste avec ténailc sur la révision du traité dans les douze années, qu'il isjre tratiqucr sur le Yang-tsc-kiang, et qu'il allègue on Kine temps conune motif de plainte le transport do la oiiane do Chang-hai h. Wousoung, et qu'il demande un liangemcnt a ce sujet. Sa propre communication conicnt des demandes qui ne se trouvent pas dans la lettre e son gouvernement, et sa conduite a été encore autreiiciit présomptueuse.
> Iliang lui a répondu d'une manière conforme aux 'lincipes; il n'a rien fait, il faut l'avouer, d'aussi indigne lie Wu-nai-chan. C'est d'ailleurs au gouverneur des )('ux-Kouangs qu'a toujours appartenu l'administration <■ toutes les relations commerciales avec les étrangers. )u'en conséquence Iliang, maintenant qu'il a transmis a I' des copies de la lettre du gouvernement du chef baraie et de sa correspondance avec lui, prie le chef de se ondre immédiatement de Kwan-chan a Canton et de ne las faire un long séjour ia Kiang-sou, de peur d'entraver lar lii l'enquête et la décision. C'est le devoir de Yé de •revenir sa malice en se tenant fermement au traité et n lui parlant péremptoirement et avec autorité. « La maladresse et la faiblesse de Wu-nai-chan, dans a conduite avec les rebelles et les chefs anglais a Changlaï ressortent de plus en plus de la suite de ses mémoires. ! rapporte que le chef a fixé un jour pour une entrevue vl'c lui et « qu'assurément il n'est pas à présumer qu'il s'en tienne aux préjugés existants dans toutes les mesures qui seront d'un bénéfice positif pour la Chine. » •0 qui équivaut a dire qu'il a été préparé depuis long-
'H I.A CHINE tT l.KS PLISSANCKS CHIUITIENNES.
temps il faire dos concessions. N'ous avons déjà dcgradi ce j,'ouvernenr ol nous ordonnons a lliang cl a Kir-han},M jxMii' le cas où il s(! serait laissé on traîner par les barban dans quelque engagenient extravagant ou illégilirne, cl le répudier entièrement et expressément, et de ne pas m laisser égarer par son absurdité. Qu'ils prient en nièm temps les barbares de se rendre ii Canton et d'y attend r la décision de Yé-miii-cliing. »
Mémoire d'IlLing, goDvniicQr gi'in'ial des dpn\ Riang, le 20 août 185'4.
« Le l.'i juillet, Wu-kion-cbang a rapporté que le consul des barbares anglais, Alcock, avait transmis une dépècbe de Bovvring à l'effet de demander une entrevue. Wu m'a expédié la dépèclip. Bo\vring disait que si Votre Majesté lui faisait Ibonneur de désigner un baut fonctionnaire pour discuter des affaires d'un égal intérêt pour la Chine et pour les étrangers, cela fortifierait la paix et , l'amitié entre eux. La lettre ne contenait pas la requête' dune entrevue avec votre esclave.
« Votre esclave lui a écrit en réponse que le commissaire impérial chargé de l'administration des affaires des barbares a Canton étant le ministre effectivement désigné dans ce but par Votre Majesté, il ne serait pas conforme aux principes [correct) de déranger le trône par des demandes additionnelles a cet égard
a Cette lettre avait été expédiée, lor.sque Wu-kien-chang en envoya une seconde du chef américain Robert Maclane, annonçant que puisque votre esclave ne lui avait pas fait l'honneur de soumettre a Votre Majesté sa demande au sujet de la nomination d'un haut fonctionnaire dans le but de conférer avec lui sur des questions intéressant également la Chine et les États-Unis, il avait résolu d'accompagner le chef anglais a Tien-tsin et de communiquer delà ses désirs a Votre Majesté
LES MANDAHliNS AI'UKS I.A (llKltUi; lU", ISiii. 'i.*,
Voiro csclavo a l'ciit ii Maclaiic tic sclli'^islo^ de son
C.'i'sl (lailloui-s une niaïKinnrc ordinaire des barbares ( prendre pour prétexte de leurs démarches des cirennliiiiees particulières. Quoi que les chefs puissent insinuer nii eluuiioter) contre Yé-min-chiny, il cslévident qu'ils ml eontunio de craindre Yé-niin-ching. Ils disent quils (Mit aller à ïien-lsin. C'est peut-être cependant une as- (ition faite pour nous obliger a consentir a leurs dciiaudes. Votre esclave les a conjurés avec une'séricusc licnveillanec de rester, et les vaisseaux de leur ciief ne mit pas encore partis. Cependant il n'y a point de sécu- •iic, tant le caractère des barbares est inconstant et cau irieux, qu'après tout ils ne partiront pas pour le nord •I qu'ils ne chercheront pas a contraindre l'aulorilc imicrialc et les grandes autorités provinciales des juridicions de la côte.
Votre esclave a écrit a Kweiliang, gouverneur général \c Chi-li, d'être sur ses gardes, et de faire avec sang-froid M en secret des préparatifs de défense. Il a aussi écrit a Vo-min-ching. »
Dt'Clol iiiiiH'rial adressé i Vo, \t C août 185'j.
En apprenant il y a quelque temps que les chefs des l'arbares anglais et américains demandaient une entrevue a\ oc les hauts dignitaires de Kiang-sou, et qu'ils tentaient do les contraindre a agir selon leur convenance, nous a\ I ins envoyé des ordres a Yé-niin-ching pour commander a ces chefs d'obéir au traité, afin de les mettre à même d arrêter dans le bourgeon leurs desseins malicieux.
Iliang nous annonce maintenant quil a reçu une note du chef anglais Bowring se plaignant de ce que lorsquil s'est rendu a Canton le commissaire impérial a répondu impoliment a ses avances, et une autre note du chef américain Robert Maclane, dans le but de l'aviser
'M L\ OIllM': LT LtS PI ISSANCCS CHIILTIENNES.
(ju'il s'i'sl di'oiih' ii accompagner le chef anglais à Tieil* Isin.
« 11 est dans la natiir(> des l)ail>arps d'èlrc riisi's et ma> licieux. Ils savent paifailcnienl ([ne toute l'administrap tion du commerce étranger est concentrée à Canton, et cependant Ils se précipitent contre les ports, insistant avec une déraisonnable extravagance pour qu'on leur accorde leurs demandes.
« Nous avons prié les chefs de se rendre il Canton et dy attendre une décision. Que Yé-min-ching, conformément a notre précédi-nt décret, av ise aux moyens de leg guider dans la voie qu'ils doivent suivre, et qu'il leur ordonne d'observer fermement le traité. Que sous aucun prétexte il ne leur permette d'agir illégalement et de s'amuser à espionner sous prétexte que des modifications au traité doivent être admises au bout de douze ans. Qu'il leur apprenne qu'a la suite des arrangements pris maintenant pour la défense contre les rebelles, une force aussi nombreuse que les nuages est assemblée à Tientsin, et que si les barbares étaient assez malavisés pour s'y rendre, leurs vaisseaux pourraient être maltraités, dans lequel cas, loin de tirer avantage de leur visite, ils auraient attiré le malheur sur eux-mêmes.
« Quant aux formes a suivre par le gouverneur général Yé lorsqu'il recevra les chefs barbares, qu'il s'en tienne religieusement aux anciens usages. Il ne doit pas. en vue de la demande de ces barbares d'être traités plus libéralement, leur faire aucune concession, quelque légère qu'elle soit, de peur qu'elle ne diminue leurs craintes.
« Yé-min-ching a été informé, il y a quelque temps< que les barbares russes ont déclaré la guerre aux barbare? anglais, et qu'ils leur ont enlevé des navires marchands à Hong-Kong : ceci devrait conduire les Anglais à tourner leurs regards sur eux-mêmes. Comment se fait-il au contraire qu'ils élèvent des difficultés contre la Chine? Le bruit parvenu aux oreilles de Yé était probablement faux
LKS MANUAUI.N^ Al'lUS LA (ilKlUlK l»i: IHIO. 'X,
.i'HIkIc partit^ Y(> doit apporlci- ciitoit! plus do snin IMS sa manière de traiter celle affaire. La querelle qui a Il t'iiUe ces barbares ne doit le mellre dans aueun cas MIS de ses {gardes. U" •' envoie par la poste le résultat de ■> (Icniières investigations et quil prenne des mesures ro sujet, »
Sir John Rowring se présenta aussi h Chany-haï vers la ii'!neépo(iue que M. Maclane, et n'obtenant pas une aui< lice d'iliang, il se dirigea vers Tien-tsin, où M. Maclane ' suivit. Us arrivèrent à l'entrée du Pei-ho le 15 octobre, I rurenl, jusqu'au tO novembre, en correspondance avec iiclques hauts mandarins. Voici un extrait de leurs méiniros et delà réponse de l'enipercur.
Mémoire de Wan-kieu et Sliaiig-jui, du 20 octobre.
Le 28 octobre votre esclave Wau-kien et ses collègues ni en devant le fort une entrevue avec les barbares. . .
llsdcniandent maintenantqu'il soit adressé a S. M. l'em- I leur la demande de permettre a Bowring et Maclane, les m oyés des deux nations, de conférer avec les ministres 0 S. M. à Pékin, afin d'établir les changements nécesairos
l!ref, les traités de paix qui devaient durer dix mille ns ne seraient donc plus qu'un chiffon de papier.
" Votre esclave leur a répondu que le traité de paix
tant fait pour dix mille années, c'était un devoir de témoiiK^r la déférence qui lui était due à jamais. Comment niic pouvait-on demander des modifications?
Qu'était-il besoin de venir à Tien-tsin pour y présenter uiportunément leurs demandes? La requête de Bowring 't Maclane de se rendre a Pékin pour y exposer leur affaire ■tait non-seulement hors de question, mais une mesure elle que les mémorialistes ne pouvaient convenablement 1 -oumettre au trône, . . , , . : =
06 I.A CHINE ET LES PlISSANCES CHBETIENNES.
(' Vos csclavos ont cxliorlr los Itarbaros pondant plu sionrs lionros, en cniployanl tous Irs moyens pour li remettre dans le bon elicmin, et usant à leur 6gard d.iii une égale proportion de la sévérité cl do la douceur. ]> barbares ont persisté avec ténacité et mauvaise foi diii leur demande (luune rejtréscnlalion lût faite au Irôii' A moins que ion nallonge la corde et que cotte représcu talion au trône ne soil indulgemment concédée, il faut ÏP craindre, bien (ju'il nv soil pas présumable qu'ils rcnion- " leronl la rivière, qu'ils ne fassent voile vers le sud cl ne 'I cherchent dans leur renvoi un sujet de plainte. Avec la '' responsabilité qui pèse sur eux dans une affaire aussi iiii portanle, vos esclaves n'osent pas s'en tenir aux préjuj^ existants contre toute concession. Le caractère des barbares est si malicieux, quil est toujours indispensable de prendre des précautions contre d'autres prétentions irré- |ii gulières de leur part.
<i II ne reste a vos esclaves qu'à exposer franchement la vérité, et qu'à prier à genoux Votre Majesté de leur déclarer pour leur gouverne si un haut dignitaire sera ou non envoyé par Votre Majesté; ou si le gouverneur général Kweiliang se rendra à Tien-lsin pour prier les barbares de repartir, leur indiquer le lieu où ils doivent se rendre pour y attendre l'examen et la décision de leur jl^ affaire, afin que les barbares avec une respectueuse obéissance retournent promptement dans le sud. »
Mémoire de Waii-kicu et C!iang-jiii dn 24 oclobrc.
« Vos esclaves ont eu une entrevue les 17 et 18 octobre avec les interprètes anglais et américain Medhurst et Parker
(( Sur la demande quelle était la cause réelle de leur venue, Medhurst a présenté une copie de ses propositions, et Parker deux manuscrits dont l'un était iden- .
LKS MANDAHI.NS Al'HKS LA (jLKHIU: IH: IHin. <.»7
' ;i celui (Icjii préscnlé à Iliaiig, gouvfriu'ur gcMicial
iix-Kiangs. Trouvant ces propositions en général
< M in^s dans des ternies aussi outrageants (jualtsurdes,
\ -(laves les ont Maniées eonime ineonvenantes, ainsi
était leur devoir, et les ont iiniuédiatenienl rcn-
\v( 1 s, ne pouvant itiendre sur eux de les recevoir. . . .
le conseil a transmis hier a vos esclaves nn décret
I |M I ial conçu en ces termes : a Dans leur entrevue avec
I l'iirbares, Wau-kien et ses collègues doivent décon-
I I r leur ruse et leur arrogance et déjouer leurs mali-
( u\ sopliisnies. »
\.(' -21 octobre vos esclaves ont eu une autre entrevue
r Medliurst et son collègue, dans laquelle ils les ont
; I - (le leur expliquer la cause réelle et véritable de leur
\ iiic. Les barbares ont derechef assure qu'ils étaient
Miment venus pour demander une modification du
' il ', les marchandises étant difficiles a. acheter ii cause
1 1 tat de trouble du pays, et ils ont de nouveau pré-
sitc leur papier contenant des propositions dans ce
sis.
1 Vos esclaves l'ont parcouru ensemble et ont l'ail des
cjections article par article
> Huant a la proposition d'envoyer un plénipotentiaire
iiil( rdansla capitale de la Chine pour y conduire lacor-
ndanceavec le gouvernement, vos esclaves ont ob-
avec autorité que le traité original ne permettait a
;.iin État d'envoyer des fonctionnaires à Pékin. Pour
' l'hose aussi insignifiante que le commerce, quelle
-pondancc pouvait-il y avoir? Bien plus, l'enceinte
ce a la dynastie céleste est un sol sacré. Comment
lit-on tolérer qu'il tut profané par leur présence?
: Titutes les requêtes ci-dessus étaient outrageuses et
i prrlinentes, tout a fait impraticables; il ne convenait
[s lie les discuter. Quant aux autres changements rècla-
i-'s au traité, ils se rapportaient pour la plupart au com-
nrce sur le Yang-tse-kiang.
'.)8 LA CHINK ET LLS l'L'lSSAiNCliS CHKKTItNMlS.
« Vos esclavrs, conrurnicinenl au mémoire d'Iliui.. mircnt péremptoirement et avec autorité toutes ces tir iiiaiirit's a néant, déclarant (|iic h; traité original no faiaucune mention de laulorisation de traliquer sur le Yai tsc-kiang, et que la contravention à celte condition di traité était sévèrement punissable
« Ils ont parlé de se rendre a loung-cho, iidix milles (l( l'ékin. A ce sujet nous leur avons dit avec autorité qm s'ils sy aventuraient les autorités n'interviendraient pas mais qu'il y avait à Tien-tsin 100,000 volontaires, unis .h creur, et que dans le cas probable où dans le voyage i leur arriverait un malheur, ce dernier ne concernerai en rien les autorités |
« En vérité il faut, selon les termes du décret de Votnj, Majesté, leur faire de fausses assertions pour les intimider.
« 11 reste a ajouter que votre esclave Wau-kien a ani nonce confidentiellement au haut commissaire San-ko lin-tsin l'arrivée des .vaisseaux barbares dans le port, e hier nous avons reçu une lettre de lui disant qu'il avai envoyé Chang-Tien-Yuen, général en chef de l'armée di Chi-li il Tien-tsin avec 3,000 hommes, pour aider la gar nison a défendre la place. »
MM. Howring et Maclane continuant a exiger la noaii nation dun haut commissaire plénipotentiaire, l'empe reur envoya le haut fonctionnaire Tsoung-loun en le chai géant daller les voir (et les renvoyer;.
Décret impérial.
<( >'ous avons lu le mémoirei
« Les fausses et bruyantes fanfarohnades des barbare sont assez transparentes ; elles ne sont pas très-habiles Dès que Tsoung-loun sera arrivé, vous tiendrez amicale ment conseil avec lui, et vous aviserez a quelque arran gement satisfaisant de l'affaire. Vous ne perdrez pas d