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iiMiis les barliai'cs sont si iiiconscqncnls et si malicieux Il il est iiulisponsablr <!•• |trcii(lr(! des inosuiTs contre lus insidieux projets, c\ il est du devoir de vus esclaves prier Votre Majesté d'ordonner au jiouverncur général rs l»eii\-Koiianys, à celui des Deux-Kiangs et au gonverciir de Kiang-sou, pour le cas où les vaisseaux de Howiii;; et Maelano arriveraient dans les limites de leur juiiliction, d'augmenter, d'un côté, leur vigilance, de autre, d'examiuiîr avec eux les trois questions au sujet es(iuelles la discussion est autorisée, en rendant compte 11 trône des décisions prises. Kn même temps ils infornnuît les barbares que'lorsquc vos esclaves, après leur I 11 lie il Tien-tsin, sont convenus d'ouvrir la discussion, a été par eux représenté au trône qu'ils avaient lait lunprendre aux barbares que Tien-tsin n'était point une ille oij les affaires des barbares se fussent jamais traies, et que l'on prendrait des mesures, à l'avenir, contre V retour d'une ingérence aussi déplacée ^*). »
A cette visite des minislics d'Angleterre et des Étalsni> se rattache un iucidcnt qui nous intéresse plus dirrtcment. Le secrétaire de la légation l'rançaise, M. Klec- /.kowski, avait accompagné à Tien-tsin MM. Mac-Lane et iowring. — « Lors de notre entrevue, écrit le ponctuel 'soung-loun, nous avons vu tout 'a coup apparaître un utre barbare qui nous a présenté sa carte de visite, c'éait Klecszkovvski, envoyé français. 11 comprenait le clii-
!. Maclane eurent quitté le nord et consenti à des négociations ,je détails dans le sud, des instructions furent envoyées à Ye , jiour lui enjoindre d'être aussi net dans ses refus que l'avait été ' fsoung-loun. Par-dessus tout : « Il faut refuser positivement leur ' {iroposition de faire le commerce sur le Yang-tse kiang, et les -barbares ne doivent pas supposer qu'on nous ait jamais commu-
liqué cette idée. »
[') Aïchiics diplomatiques, tome H.
ins l.\ (IIINK ET LKS l'IlSSANCKS CIlUKTItNMiS.
nois cl le pHilail courammcnl. On a fixé un jour pour lu donner audience... Ces barbares sont si perfides que non n'étions pas l>ieu sûrs (iu(; celui-ei fût réellement n Français; il n'était peut-élre ([iiun compère déguisé dai. quelque intention perverse... » — Le mandarin ajoiii que iM. Klecszkowski avait présenté une dépêche adress. aux ministre de Pékin, mais qu'on la lui avait renvoy. en l'invitant ii s'expliquer verbalement sur l'objet de visite; qu'enfin il réclamait par écrit la mise en libcil d'un Français arrêté dans la province du Chen-si ; copie ^' de sa lettre était placée sous les yeux de rempereur. — 11 s'agissait sans doute de la mise en liberté d'un de nos missionnaires.
(' Dés que MM. Mac-Lane et Howring furent partis il Ticn-tsin, le conseil de l'empire s'empressa d'adresMi aux gouverneurs du littoral une circulaire confidentielle pour les tenir au courant de la situation, et pour les engager à examiner impartialement, sans faiblesse, les mesures de détail sur les(iuelles le mandarin Tsoung-loun '' avait promis une décision. «Les barbares, disait cette circulaire, ne songent qu'à une chose : gagner de l'argent. '^ Tout ce qu'ils demandent en courant ainsi de cùlô et"' d'autre, c'est d'augmenter leur commerce et de voir di-^ minuer les droits de douane. En leur faisant quelques petites concessions, on leur fermera la bouche. » Dui reste, les gouverneurs recevaient l'ordre de bien veiller, i de tenir l'empereur informé de toutes les manœuvres iL étrangers, et d'avoir l'œil sur M. Rlecszkowski. (*,.
En décembre de la même année 1834, Canton fut vive-' • ment menacé par les insurgés, et Yé descendit jusqu'à'' l'humiliation de demander à sir J. Bowring 'le 7 décembre) que les vaisseaux de guerre anglans aidassent !■
(*) Chine con(eniporaine,\i!X\ M. Lavoiléc. ,
LDS MA.NbAlU.NS AI'llKS I.A GlEIlHE bE 18iO. 10«
iipcs iiupérialos à ropousscr les rebelles, qui anie- M, lit avec eux un grand nombre de bateaux, servant de iiisports et de magasins. Sir J. IJowrinjf profita de cette I .onslanco pour demander de nouveau ii être admis à 11- entrevue dans le palais du gouvernement, ii lintél'ur de la ville; mais Yé, malgré ses embarras, repenti négativement.
Le 11 juin 1855, sir J. Rowring sollicita de nouveau I e entrevu(!, uisant qu'il avait a présenter au commisimpérial M. Alcock, nouveau consul de Canton ; que - i (kl présentait quelque dilTiculté, il priait le commis- Mii* impérial de recevoir M. Alcock en tel endroit qu'il j-,M rait convenable; enfin que, si cela ne pouvait être, i désignât pour le recevoir une personne d'un rang con- \iial)le, par exemple le trésorier de la province. Ve répondit qu'une entrevue avec le consul Alcock sait sans motif; car pendant que lui (sir J. Bowring) cait occupé le poste de consul a Canton, aucune céré- I «nie de ce genre n'avait eu lieu.
En février 1856, les ministres d'Angleterre et des Étatsliis annoncèrent qu'ils allaient se rendre à Chang-haï nn demander de nouveau la révision des traités. Le rnement de Pékin donna, en date du 24 mars, aux ilurités du littoral, des instructions dont je citerai c elques lignes :
' Les demandes que ces barbares ont apportées ily a eux ans à Chang-haï et à Tien-tsin étaient tellement iidmissiblesque nous les avons repoussées avec dédain. 1? ministres étrangers eux-mêmes, convaincus de leur (raison, n'ont point cherché a prolonger le débat. Les ^ici mrîntenant qui vont a Chang-ha'i sous le prétexte ce les façons d'agir du gouverneur de Canton ne leur }raissent plus tolérables; mais les autorités de Changlï ne sont à aucun titre compétentes pour s'occuper de (> affaires : elles ne peuvent rien accorder, et leur refus