SECOND!-: GUERRE. IM
la |»aix t'iail l'ailL' avec les liarltarcs, ou devait insisl(;i' Il (luali'c (.•oll(lili()ll^ :
1 ' 11 ne peruR'tlrail, vn aiuiuu" luauicTc, lu coniiDcrcc |Miis Ihin-kou jusqu'à Nankin.
•2" l'.cltoooiulilion csl omise, sansiloulc* par crrciir, car • li'\te nionti'i'plus l)as (juil (;lail(iuestiun de la résidenfo un ministre à Pékin.)
T II no permettrait pas (aux étrangers) de circuler ;lll^ les dill'érentes provinces.
i" 11 voulait que le chef-lieu de province, Canton, fût \a(uéa une date très-peu éloignée.
A la réception des ordres ci-dessus de Sa Majesté, les iiimnissairos eurent avec les barbares plusieurs consulilious. Ceux-ci, hélas! ne voulurent céder que sur un luiiit, a savoir l'évacuation de Canton ; sur les trois autres luiiits, ils tinrent pour ce qui avait été proposé à : itii-tsin.
Les commissaires et le gouverneur génf'ral Ho dresièicnt [*) en conséquence un autre mémoire à cet etîet: liic les barbares avaient promis d'évacuer Canton; que lour ce qui concernait l'admission dans Pékin, il ne leur t'iait pas permis d'aller et venir en grand nombre, ni 1 \ bâtir des églises, mais qu'on ne devait pas refuser l'ailniission de quatre ou cinq étrangers quand ils auraient des atîaires importantes ii traiter dans quelque occasion future. Quant a la circulation dans les provinces, personne ne devrait voyager si ce n'est avec un passe-port li\ré sous les sceaux des autorités locales et des consuls barbares ; de sorte que, comme il serait toujours dans le pouvoir des autorités locales, quand l'occasion se présenterait (**), de donner ou de refuser un passe-port, ce point pouvait, a leur avis, être concédé. Il ne restait que la question de la navigation du fleuve jusqu'à Han-kéu où
1 ) Dressèrent, lirassèrent; quelque fraude est signiliéc. (■') Quand une demande serait faite.
ifts i.\ t'.iiiM: i:t i.ks imissanœs chretiknnks.
il scrail rc<llcinnil tlillitilr (rumpèchcr les barbares ilarrivcr.
(i A ces ropri'seiitatioii.s ils rc(;un'iil [(oiir icponsc de lYMiipercur : ((Essayez de iKjiivcau de loulos vos lorccs, et vous rc'ussirc/, t'iicorc, «
(( Lesconiuiissaires et llo,apr('s avoir rcru cette n'-ponsc, mirent encore leurs sceaux aux traités, et, ceux-ci conclus, firent un (^change des copies, et il fut convenu que pendant la troisième lune avril, mai), les barbares entreraient dans la capitale pour ccbanger do nouveau di lettres nationales (lettres entre les gouvernements). Ij gouverneur général Ho retourna le mémo jour a Soucbaou; le trésorier Wang y retourna aussi le ii. I.e cIk anglais, Elgin, était parti le 3, remontant le grand i\cu\ avec cinq bateaux a vapeur, pour llan-kôu. Avant son départ il dit : « Pourvu que les autorités provinciales se conduisent bien a mon égard, je n'insisterai pas sur de l'argent comptant (ou un payement immédiat) (*) aClianghaï, et j'écrirai a Canton, que je ferai évacuer sur-locbamp ; mais si des hostilités ont lieu encore pendant mon voyage, il me faudra ajourner toute action (sur ces points). » Les commissaires répondirent: (( Nous écrirons pour empêcher que personne ne vous donne sujet d'offense; mais en même temps il y a plusieurs points sur votre chemin qui sont entre les mains des rebelles, et nous ne sommes responsables d'aucun embarras qu'ils peuvent vous causer; et ce ne sera pas non plus notre affaire si vos vaisseaux viennent a s'endommagi r en s'engravant sur les nombreux bas-fonds du grami fleuve. — Cela ne vous regarde pas, évidemment, dit-il, je puis prendre soin de moi-même. » Ainsi donc il partit. Le lendemain il échoua près de Vu-shan, et après avoir, le o, transbordé ses canons, etc., sur un vaisseau plus petit,
(*) Un payement immé(Jiat, à savoir : de l'indemnité.
SEC0ND1-: GLKRnE. 15»
s, i^ràci' il (le f^rands cIVoils, il rciiiil >u\\ linliriiciil ii i|, cl l'on rappoiliiil (iiiil avait [jassO Nankin le II.
Il l'nl (lil anssi que les lionnnos à lonjjincs cIicn dures ImIIcs axaient tiré sur lui, quoiqu(^ cola ne soit pas Histatc. I.c lu, ii'iM'ndant, un certain nonihrode démons lient rapportés atteints, disai(Mit les liarliaros, de la pôle \éroie, mais selcMi le peuple, blessés par les rebelles. iiellt' est la vérité?, le n'en sais rien.
llnfm, jopnisremaniner que tout ee qm arajjport aux ;ii bares est tenu tellement secret, qu'il est difficile de saiiir il quoi s'en tenir. Pour en donner un exemple : dénis que les commissaires sont arrivés ici, toutes lesconriiices qu'ils ont eues avec les chefs pour discuter les iieslions d'atfaires ont été tenues soit ii bord d"un bateau \apeur, soit dans quelque endroit retiré, et, leurs arlanyements convenus (les personnes qui ont assisté à la lonférence), ils sont retournés chez eux les mettre à exéutiou. Tout cela, c'est par crainte d'être entendus par les liiiiiestiques indigènes, employés dans les difï'érentes liaisons de commerce et qui comprennent la langue des lemons.
" On a engagé l'empereur ii abolir les restrictions sur
'opium, et a l'admettre dans les ports ii un droit d'en-
rée de 30 taels par picul, et dans l'intérieur ii un droit
le transit de io taels. Le tarif est réglé, toutes les mar~
handises payent o p. 100 de leur valeur. Cela est proposé
omme droit d'entrée. Si des barbares vont dans l'in-
érieur vendre des marchandises , ils devront payer
1/2 p. 100 comme droit de transit), soit qu'ils passent
huit ou dix barrières. Les règlements sont déjà formulés,
let aussitôt que le sceau y aura été apposé, on vous en
enverra copie.
« Quant au payement a faire aux barbares (aux Anglais), 6 millions de dollars, et aux Américains 600,000; ces barbares ont plusieurs fois pressé les commissaires, de toutes leurs forces, à dénoncer le gouverneur général
MO LA CHINE ET LES PLISSANCES CimÈTlENNES.
lloiiang), et les trois messieurs Lo, Lung et Su (le membres du comité de guerre), comme condition de pal (ou avant do vouloir traiter la paix)
u Les commissaires, je le suppose humblement, ne peu vent guère avoir été assez stupides pour céder de cette me nière sur tous les points (*). Peut-être emploient-ils un tf langage comme moyen de tenirles barbares en échec(**) Il est impossible de le savoir. S'ils avaient persuadé l'en) pereur, comme on le proposait. Sa Majesté sacrée n'aurai certainement pas accepté leurs vues sur ce point. Jamah depuis le connnencement du monde, il ny a eu de doc trine admettant que le fonctionnaire, au lieu de punir 1 voleur de son vol, doive chercher à lui complaire en fai sant tout ce que sa méchanceté peut lui dicter contre 1 personne qu'il a volée (***). ^Mes remai-qucs, je le sens, son présomptueuses.; Comment un employé d'un rang ausê infime et de talents si bornés que les miens pourrait-i s'aventurer a faire des propositions au hasard ? Il est d notre devoir d'attendre la décision de Sa Majesté.
« Un autre rapport dit que llo presse fortement la de mande à l'empereur de transférer de Canton a Kiang-so le sceau du grand commissaire des cinq ports, et que le commissaires vont bientôt présenter à l'empereur uni adresse à cet effet. Après son retour a Sou-tchaou, le goï verneur général Ho a adressé successivement à l'empereu deux mémoires exposant : combien il était difficile de né gocier la paix; qu'après toutes les peines du monde
(') Littéralement : mille consentements et cent complaisance» (**J Plus littéralement -. emploient ce (langage) dans le desseij de leur mettre des entraves (expression favorite de Ki-ying et au très en parlant de ia manière de gouverner les étrangers.)
f**) Le barbare est le voleur; Houang, gouverneur général de deux Kouang, est le maître de la maison, auquel le voleur a fall tort; le gouvernement s'oubliera-t-il jusqu'à transiger avec le bat barc en persécutant Houang ?
SKCONDK r.ri:nRiv loi
a\;iit )ias pu en l'iiii'e (iiivaiila-f ; ([iic les harliarcs, uaïui il^ avaient un pied, voulaient toujours un |)ouro (• plus; (lu'ils étaient tout prêts il ajouter aux cinquantoix nrlidcs qu'ils avaient déjà, mais ne voulaient en re- [•anrher une seule lettre. De jtlus, il a dit qu'il savait qu(! idireetion générale était entre les mains ùv^ trois prines, et si Sa Majesté ne xoiilail consentir a ee (juc lui llo ccommandait), il lui faudrait prier Sa Majelé d'envoyer Lïs trois princes pour arranger eux-ménu's les atïaires. L cela l'empereur répondit dans son rcscrit (*; autograihe : « En vérité, aucune chance ne peut accompagner ine telle perversité et une telle opiniâtreté (**). «
« Le trésorier Wang reçut, en même temps, l'ordre de avenir en toute hâte a Sou-chaou; l'empereur ne voulait )aslui permettre de rester a Chang-hai", s'immiscer dans es affaires barbares,
« 11 fut ensuite affirmé que le gouverneur général Ho ivait été dépouillé de son bouton, et que cinq commisaires avaient reçu l'ordre de quitter la capitale pour se eiulre il Tsing-kiang-pu (***), mais il n'était pas sur que e fût pour cette atïaire ou quelque autre. Ces deux der-
Les dépêches à l'empereur sont renvoyées aux grands emiployés, autorisés à les adresser, avec quelque légère observation écrite à l'encre rouge par l'empereur. Si sa réponse est d'une grande longueur ou demande de la réflexion, il écrit simplement ; Notre réponse sera donnée séparément. Dans ce dernier cas il envoie ce que nous appelons un décret impérial au grand conseil qui le transmet à l'employé ou aux employés intéressés.
("*) Littéralement : où il y a un penchant et un amour de son opinion si résolus il n'y a en effet pas de mot tel que bonheur (ou chance).
(*^*) Ville près du fleuve Jaune, où le gouverneur général Ho devait rencontrer les commissaires venant de Pékin. La rumeur à laquelle on fait ici allusion est probablement un renouvellement de celle mentionnée plus haut , et qui était en circulation pendant les mois d'août et septembre.
(12 i.A ciiim: i:t lks imissancks chrétiennes.
iiifi's rapports ne soiil (jiic des hniits doiil je n'aflirmel'ais pas, n'ayant i)as vu les (lociiniciits, la vérité. J'a rintention, dés que j'aurai dépérlié telle lettre {*/ littè ralenient pétition), d'aller nioi-ménie ii Sou-tchaou poui voir le trésorier Waiif;- et tirer (** de lui la vérité. Je lu demanderai des eopies de quelques-unes des dépécheB et je vous les expédierai sous un autre pli.
w Les Français étaient le mois dernier au Japon et dam l'Anuain, Ils n'étaient pas présents aux négociations dt l'Angleterre et de l'autre nation. Depuis son retour i Chang-ha'i leur eliel' voulut aller a Pékin pour y hàtii des églises, — proposition qui causa beaucoup de diseussions sans résultat satisfaisant (***). Les marchand! (ou Chinois commerçants) sont d'avis qu'il n'en viendn pas de mal; que c'est une nécessité pour eux (les Français} de parler ainsi, et que, au retour (****) du chef anglais, tout, en général et en particuliei-, sera réglé.
« Les Russes ne sont pas a Chang-ha'i et n'ont pris au cune part (à ce qui s'est passé).
K Les commissaires reçoivent tous les jours, ou posen pour leurs portraits [*****j^ ou rendent des visites auj démons, se donnant du plaisir "a cœur joie avec rien di tout à faire.
(( Pwan-si-ching 'Pontinqua'; arriva le 12 de cette lun< il Hang-tcheou, mais il n'est pas encore parvenu jusqu'ici
(*) Forme suivant laquelle le fonctionnaire s'adresse à son sujl périeur. '
("") Plutôt, découvrir.
("') Le baron Gros ne signa le tarif, etc., que quelques jour après le départ de lord Elgin pour Han k6u. Son Excellence et U commissaires discutaient, disait-on, quelque question concernan les missionnaires.
{****) A son retour de Han-kou.
(*"*'*) Les commissaires se laissèrent photographier plusieur.fois au consulat britannique par l'honorable N. Jocelyn.
SICCOM)!: CI I.HKi;. lOS
hniiiiiic ijn'il l'iiiKiriiil rt'cliciiiciil iiii\ ('(iiiiinissaircs cl ii\ Itarliaivs, cfsl lldwqiia '[,. t^tiic l*(mliii(|iia vii-nne 1 iiDii, leur l'st pai railciiu'iil iiidincrt'iil ; ii son arrivôe, m iinagini' (jn'il ne lui icslcra plus rion ii faire.
l'iic aulro iiimciir csl (iiic le commandant on cliof iii^ a repris Nany-kin^' *' . Ia' prt'lVl Wn prétend (jn'il inandé h Cliauj;', lellaii-lin ('"'), des détails circonslanr^ (le tout ce (pu est rapporté dans cett(î lettre, et me iiiie conséqiienimenl ii entendre! (ine je n"ai pas besoin \nas en fatiguer les oreilles par une répétition, l'ai donc l'honneur de vous transmettre ce soni-
les commissaires impériaux avaient retardé, sous dif- KMits prétextes, pendant plus de trois mois, leur arri- IV il Cliang-haï; c'était évidemment pour donner le ■mps aux troupes alliées de se retirer de la Chine, et '>nv laisser passer l'époque où les opérations militaires M l'eï-lio sont possibles. Ils avaient sans doute l'intenimi de contenter l'empereur et de revenir sur les conccsions faites; mais ils furent découragés par le ton ferme l roide de lord Elgin il propos des affaires de Canton : a Seigneurie parla plusieurs fois de faire revenir les Iroupes vers Tien-tsin. Les commissaires n'osèrent touher, du moins pour fonimencer, à d'autre article ([u'à l'iui delà résidence d'un ministre 'a Pékin.
Howqua et quelques autres ex-meml)res du Hong avaient dé attendus à Sou-tchaou pour conseiller les commissaires sur la jéforme du tarif.
('*) Cette rumeur doit probablement son origine à la renfontre des rebelles de Nan-kin avec l'escadre servant d'escorte i lord Elgin , de l'approche duquel, à en juger par les apparences, ;es troupes impériales s'efforcèrent de tirer quelque avantage.
(*'•) Il y a dans Canton plus d'un docteur Han-lin de ce nom.
ici L\ CIIINIi ET LES PI ISSA.NCES CIIIUrriK.NNES.
Le 22 octobre, ils adressèrent a lord Elgin la dépêche suivante :
u L'objet d'un traité est de niuiuleuir la paix entre deuxr nations par un mutuel éebange de bons procédés, de tt I sorte (jue Tune des parties ne soit pas avantagée au dri ment de l'autre : ii celte condition, la bonne liarmonie l durable. L
« Lorsque nous avons conclu a Tien-tsin un traité avrr' Votre Excellence, des navires de guerre anglais étair:. mouillés dans le port ; nous étions sous la pression de U force et en proie aux plus vives alarmes. U fallait signeik le traité sur l'heure, sans le moindre délai. Il n'y avai ^j^ pas a délibérer; nous n'avions qu'a accepter les condi tions qui nous étaient imposées. Dans le nombre, il s'ei trouvait quelques-unes qui causaient ii la Chine un tor réel, et que le gouvernement de Votre Excellence aurai pu abandonner sans inconvénient; mais, pressés comim nous l'étions alors, nous n'avons point eu l'occasion favo rable pour nous en expliquer franchement.
« A notre retour dans la capitale, l'empereur nous ! ordonné de venir a Chang-haï pour nous entendre ave vous et discuter mûrement une question qui intéresse le deux pays
Il fait ici rénumération des grandes difficultés qu produirait la résidence d'un ministre a Pékin et puis i continue:
« Chacun des articles du traité vous confère desavan tages considérables, et l'empressement avec lequel S Majesté l'empereur a donné son assentiment atteste u; extrême désir de bienveillance. Parmi ces articles, il ei est un, concernant la résidence a Pékin, qui est très
SECONDE GlERRt:. 105
iiiMo pi)iu' la Chine, ol coiiiinc il s'agit d im piisilégn M n'a été accordé ni aux Français ni aux Américains, cl M n'est concédé qu'àvolrc pays, nous venons prier Votre \c rlh'nee dexaiuinor avec nous un mode de transaction li permette de ne point exécuter cette clause. Si vous < iieillez notre ouverture, l'empereur délé^^uera l'un des iiuipaiix secrétaires d'État ou un ministre pour résider ins les provinces, au lieu qu il plaira au représentant
\ otre gouvernement de choisir pour résidence liabi-
I Me. Lorsque Nankin sera repris sur les rebelles, votre iiliassadeur pourra, s'il le désire, faire choix de cette lli'. Les diftercntes dispositions du traité doivent être
II lement etii toujours observées ; en cas de violation de Mil' d'elles, votre ambassadeur irait s'établir a titre perlanentdans la capitale. »
Il s commissaires impériaux écrivaient de nouveau les -^ iMiobre:
« La justice et la droiture de Votre Excellence, ses
itentions bienveillantes et amicales nous inspirent l'en-
ère conviction qu'en exigeant la résidence de l'ambas-
adeur anglais a Pékin, vous n'avez nullement songea
orter préjudice "a la Chine; cependant nous répétons que
i résidence permanente des ministres étrangers dans la
apitale aurait pour la Chine des conséquences tellement
ésastrcuses, que les expressions nous manquent pour
es qualifier En résumé, dans l'état de trouble et de
rise où se trouve aujourd'hui plongé notre pays, l'exècu-
iou de cette clause aurait pour résultat, nous le crai-
;nons, de faire perdre au gouvernement le respect du
teuple, résultat dont nous ne pensons pas qu'il soit
nécessaire de signaler avec plus de détails l'extrême gra-
«'ité. Nous insistons donc de nouveau, et par note spé-
;iale, sur ce sujet... Votre souveraine ne voudrait pas, en
ie montrant trop exigeante sur un point qui nous lèse si
if.t; L\ ciiiNK i:t i.i:s puissances chiœtiennes.
(Uiri'incnt, iiii;4iiicnt(M' nos oinl»iuras, cl la Cliinc lu serait tn's-rrt(»iiiiaissai)l»^ de sa iiioclrralidii.
« Nous soiiiiHcs aniiiK's de la plus ciilic'rc hoiiiie loi, et s'il existe un moyen (in('lcon(iue par lefjiirl nous puisions, selon vous, marquer particulièrement notre sini rite, nous prions Votre Kxcellencc de vouloir bien n^i l'indiquer franchement : il n'est point de transactioi équitaMe à laquelle nous ne soyons prêts à souscrire (*;.
Lord Elyin l'ut touché cette fois, et promit aux commis saires impériaux que si le minisire britannique qui Irai a Pékin pour la raliticalion du traité, était bien reçu ; la cour et si toutes ses clauses étaient exécutées loyale ment, lui (lord Elgin) prierait Sa Majesté Britanni(iii d'ordonner a son représentant en Chine de tixer sa résidence ailleurs qu'a Pékin. (Quelques mois plus tard il ti' savoir aux commissaires que la reine d'Angleterre avai accédé a ses prières.)
Il partit alors (le 8 novembre) avec cinq bateaux à '"' vapeur par le fleuve Yang-se-kiang jusqu'à Hang-kôu. (à six cents milles de la mer;, un des nouveaux ports ouverts au commerce étranger parle traité de Tien-tsin, et fut de retour a Chang-haï le 1" janvier 1859.
Aussitôt après son arrivée, il demanda aux commissaires impériaux si Ilouang, le vice-roi de Canton, avail été destitué, selon leurs promesses. Les commissaires lui envoyèrent (1.3 janvier 1839) copie d'un décret de l'empereur daté du 21 octobre, dans lequel Sa Majesté disait que le comité de guerre avait agi d'après ses in-i structions pour anéantir les rebelles et les brigands, et que quant a Houang, il n'avait pas besoin des conseils (des cinq commissaires résidant a Chang-haï qui lui avaient demandé de le destituer). Houang restait donc h sa place.
(') Traduction de M. de Luvoliée.
Sb:i:OlNDli GUERRE. 1«7
li^i'd Klj,'in adressa aux conimissairt's copie du di'crct < /(/ qu'on lui avait onvoyc' de (lanlon. H lui l'ut répondu ■'\\c c'élait faux. Plus tartl un décret parut dans la Gazette •I' Pt/iin, désavouant llouang et lui retirant les pleins yuvoirs (pour traiter avec les étrangers), lesquels étaient {jtiirei'és il llo-kouei-sinp, \iee-i()i des deux provinces (liant;. Kn même temps mention était faite du dicret seijr/ ([U(ui {WAxiforgéy et ordre donné ii Uouangde découlir les faussaires et de les punir.
jU est pourtant permis de croire qu'il n'y avait ici en
ilité qu'une manœuvre pour tromper les Européens
les induire à retirer leurs forces des côtes de l'empire.
n ne peut qu'être frappé de la coïncidence des faits avec
s paroles du décret secret; et dans tous les cas il est
ident que des instructions dans l'esprit do ce décret
i aient parties de la cour pour les autorités de la province
: Canton.
Le traité fut entin publié à Canton par les autorités linoises, et les corps de volontaires déjà disparus, lord gin s'embarqua pour l'Angleterre le 4 mars (18o9)i Le kron Gros quitta aussi la Chine.