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17 1 LA CIllNt LT LliS PLISSANCES «iURKTIKNNES.
u Mainlenant Votre Majesté prùle l'oreille aux arguniLiii de ces hommes timides et faibles qui proposent d'an un ger toutes les disputes avec les étrangers, disant qu l'intérieur du pays est troublé par les rebelles, etc., eli Mais je soutiens que ces hommes n'ont en vue que km propres intérêts ; ils craignent pour leur argent, pou leurs femmes et pour leurs foyers ; ils n'ont pas a crtii les intérêts de la patrie.
« 7. Mais si Votre Majesté essaye d'arranger les affaire avec les étrangers, il lui faut accepter le traité le trait avec l'Angleterre) qui leur donne le droit d'avoir u représentant a Pékin. Ils prétendent que ce représentar doit discuter et arranger les affaires avec les ministre: Mais la vérité est que ce représentant se mêlera de in aifaires intérieures, et il en résultera (comme à Chan; haï) qu'il devra être consulté sur tout, que sa déci^io sera suprême et le cabinet de Votre Majesté tout a l'a inutile.
« Bien plus, en permettant aux étrangers de faire commerce partout où ils voudront, ils acquerront tout< les bonnes sapèques, le bon argent et les biens du peupl et laisseront les Chinois dans la plus grande pauvreté.
« Et encore il faut que la douane soit remise entre \> mains des étrangers ; de sorte que leurs vaisseaux sero soustraits a l'examen des employés chinois. Des cartes* l'intérieur du pays seront dressées, des munitions • guerre introduites, et de la bien des dangers.
«En outre les étrangers insistent pour apporter le religion, attirer les sots, convertir les coquins, bâtir d églises, etc. ; en sorte que les préceptes de Confuci pourraient un jour être méprisés et la foi ha'issable d étrangers devenir triomphante. Les Chinois seront aii esclaves des étrangers,
« Et puis le roi des étrangers demande à être tra comme l'égal de l'empereur, rabaissant ainsi la diga de Votre Majesté.
iiKiisiKMi; (iiHiuti;. 175
Itii'f, les fliMii^ci's Nciilciil altaisscr Icb (lliinui^, |tuiir ■li\ or cuN-mriiii's.
s. A pii'st'iil li's grands (liliricr.s de l'cmpiro no font Il ro quo inanyoi' ot donnir, ol si quclqu'iin dit que les i,iiii;(Ms appi'oolionl, ils soni roiiiplis d(! lorrcui' cl iMiionI iiiiiut'dialouKMif dos pélilions a roinporeur pour iilor avoc los olianj^crs, prouvant ainsi qu'ils n'ont il iiir (juc It'iiis propros inlorols, la sfir(>l6 do leurs foni- II'-- cl do lour aryonl ; ot moi, Sauf^-ouany, je ne puis ■It'iiir l'indignation que dc! tels lioniines éveilloul on
mi.
Or j'apprends que Voire Majoslé réuniljournellonicnt m conseil, et queseseonseillcrs lui reconiniandont tous ■ Iraitor avec les étrangers. Je pense pourtant que Votre aji sté, dans cette affaire, agit de ruse; qu'elle ne goûte ,1^ les avis du conseil, mais qu'elle craint d'inquiét(>r le iiiple, et doute d'avoir assez de soldais ot d'argent.
Toutefois la crainte est inutile ; Kouei-liang n'est qu'un àlileur. A mesure que les Chinois deviennent plus timics, les étrangers deviennent plus hardis; mais ils sont tjii trop audacieux : le mom(mt est venu de les châtier, oiic, si Votre Majesté n'a pas d'argent, j'en ai et je le t'ponserai pour sa cause. Si elle n'a pas de soldats, j'en i et ils combattront pour elle; et quand le peuple nous oi'ia résister, il nous aidera; ainsi sera épargnée ii l'emire la honte de voir son grand souverain s'humilier devant "S étrangers,