‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 36 sur 65 · li · texte numérisé non relu

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gi6 LA CHINE ET LES PUISSANCES CHRÉTIENNES.

que cela était faux, donianda pourquoi j'osais faire des enquêtes sur les princes chinois, et dit que l'on emploierait la force pour me faire avouer de ([ui je recevais mes informations.

« A ce moment il fut soudainement appelé; nous entendîmes du mouvement en dehors delà maison, et une troupe de soldats, l'épée nue, s'élança, nous traîna tous en dehors, et nous lia fortement les poignets derrière le dos. Ils étaient très-surexcités, et ils s'écrièrent que la mort n'était que ce que nous méritions, puisque nos soldats avaient tué les leurs. Après un délai très-court, pendant lequel M. Loch et moi nous nous fîmes mutuellement des adieux que nous pensions être les derniers, nous ffimes saisis par les soldats et emportés rapidement de la maison, tout a fait de la même manière que j'avais vu les Chinois conduire leurs prisonniers au supplice. Nous nous retrouvâmes de nouveau ensemble sous quelques arbres, et nous fiâmes une autre fois mis tous les cinq dans une voiture. Tout était confusion autour de nous ; on levait le camp que nous avions précédemment observé, et je pus voir qu'un mouvement en avant de la part des forces alliées occasionnait évidemment une retraite des Chinois. Nous nous trouvâmes bientôt de nouveau sur la route de Pékin, et souffrant bien plus qu'auparavant des cahots de la voiture, parce que nous ne pouvions pas alors nous servir de nos mains ou de nos bras pour parer les secousses. La voiture étant trop pesamment chargée pour continuer de marcher au pas voulu, une autre fut appelée, et le sikh et l'un des Français y furent transférés. Nous passâmes devant des corps nombreux d'infanterie placés le long de la route, et nous fûmes rencontrés par des troupes considérables de cavalerie allant dans la direction de Toung-cho. La route était tellement barrée par des hommes et des véhicules qui se retiraient pendant que d'autres s'avançaient, que nous étions souvent obligés de faire halte. Le prince d"Y

TROISlt.MK GUEHRE. 217

Mi-\iii, <oininissairo impé'rial adjoint, clllan^^-ki, nous l'asscrenl dans de grandes chaises à porteur, mais ne uiii'ront pas faire attention "a nous. Nous pouvions MIS aptM'cevoir que nous i'iiuns confiés a Tsing-lajin, llitiLT déjii décrit comme étant de la suite duprinced'Y; l;i iiremicre sollicitation que nous lui adressâmes pour lil allégeât nos souflrances et apaisât notre soif, lui u-a im si vif plaisir, que nous ne fîmes pas un second IK'l âson humanité. Heureusement un des quatre soldats Il se trouvaient dans la voiture avec nous pour nous idcr fut moins dur et nous donna un peu d'eau. Il était pou prés deux hcui'cs et demie quand nous lûmes mis lis la voiture, et le soleil se couchait lorsque nous arrimes a la Chaou-yang, c'est-a-dire la porte orientale de ville. Les rues étaient pleines de monde, et ceux qui uis avaient pris firent le meilleur usage qu'ils purent de )us, aiiu de donner à leur retour le caractère dun triomle. Nous continuâmes à être menés de rue en rue, pasnt par les quartiers est et sud de la ville, puis dans celui ' 1 ouest, et eniln nous entrâmes, vers huit heures du ir, dans une large cour, et je vis avec effroi que nous ions dans les mains du tribunal des châtiments.

Après nous avoir fait attendre au milieu d'une foule

iai>se, une demi-heure encore, on me fit sortir de la

iliire et l'on m'amena devant une cour composée de

d'un rang inférieur, qui me firent mettre à genoux,

ti'iés m'avoir traité dune manière très-tyrannique

questionné sur quelques points de peu d'importance,

> nie chargeront de chaînes et me remirent aux mains

une troupe de geôliers à l'air brutal. Ces hommes me

induisirent à travers plusieurs longues cours, et nous

retant par hasard (pour je ne sais quelle raison), je re-

nnus, au bruit des chaînes, qu'un autre prisonnier ap-

[rochait. C'était M. Loch ; mais on ne voulut pas nous

prmettre de causer ensemble, et l'on nous conduisitsur-

?-champ dans des directions opposées. Enfin nous nous

218 LA ciiiNii i:t lus puissances chrétiennes.

trouvâmes devant iiii bàtiinenl que je vis être uri' prison ordinaire. Quand la porte massive se fut ouvert ot puis IV'rinc'e sur moi, je nu3 trouvai au milieu d'un Ibulo de soixante-dix ou quatre-vingts prisonniei's ul'ai farouche; la plupart sentaient très-mauvais, comme c'es l'habitude dans les prisons chinoises, par suite des m diesetde la malpropreté; ils étaient naturellement dési reux de contempler le nouveau venu.

« Je fus encore attentivement examiné et visité pa les geôliers, qui s'assurèrent aussi que mes chaînes te naiont sufïisammcnt, et ils me lièrent les bras avec de nou velles cordes, non pas assez comprimés, cependant, pou empêcher la circulation ou pour occasionner de sérieu inconvénients. En même temps ils ôtèrcnt, a mon gran allégement, les cordes de mes poignets; elles avaient et tellement serrées qu'elles avaient fait enfler mes main le double de leur grosseur, et me causaient alors un forte douleur. Ils me mirent sur la planche élevée su laquelle les prisonniers couchent, et m'attachèrent pa une autre grande chaîne a une poutre, au-dessus de m tête. Mes liens consistaient en une longue et lourde chaîii qui s'étendait du cou jusqu'aux pieds, et les mains s' rattachaient par deux chaînes croisées et des menotte? j'avais les pieds liés de la même manière.

« Épuisé de fatigue et de faim, car j'étais privé de noui riture depuis plus de vingt-quatre heures, jetombaiendoi mi ; mais je fus bientôt rendu au sentiment de ma po> lion en m'entendant appeler pour être ramené de nouvea devant le même tribunal d'inquisiteurs, il était à peu pu minuit, mais l'heure n'empêcha pas la réunion d un foule composée, il est vrai, dans cette occasion, d'agcn: de police, de geôliers, de licteurs et des autres nombui! mirmidons de la justice chinoise. Les mandarins, lorsqi je fus placé a genoux devant eux, m'avertirent qu'ils ii: forceraient a dire la vérité, si je ne la disais pas de Ik) gré, et comme preuve du sérieux de leurs paroles, i

TROISIÈME Gl'l'RRE «19

lumaiulènMit à qiiatro l>onrroaux, avaiihiirils n'oiissenl

mmciico loiii's ([iicslions, do iiio saisir par les oreilles,

ir les cheveux de la tète et par la figure. Ils me deman-

rcnl d'abord si j'étais Chinois. Je leur dis qu'ils n'a-

rtjiiont qu'il regarder ma ligure et mes cheveux pour voir

^icje ne l'étais pas. Los questions suivantes eurent rap-

)rt à mon âge, au temps de ma résidence en Chine,

imment et où j'avais été employé, etc. Ils continuèrent

ors comme il suit :

INQUISITEURS

n Dilos-moi le nom de votre chef?

Rl'PONSE.

« Lequel voulez-vous dire : l'ambassadeur, le général i l'amiral ?

INQUISITEURS [d'un ton fâché).

« Vous n'avez pas de tels fonctionnaires. N'ayez pas ludace de vous servir de ces titres.

a Ici les bourreaux approprièrent leur action au ton îs mandarins, en tirant simultanément mes cheveux et les oreilles.

INQUISITEURS

« A présent, dites-moi le nom de votre chef?

RÉPONSE

« Lequel?

INQUISITEURS

« Le chef de vos soldats?

RÉPONSE (en anglais).

« Le lieutenant général sir Ilope Grant,

INQUIëlTEURS.

« Quoi ?

RÉPONSE (en anglais^.

« Le lieutenant général sir Ilope Grant.

850 LA CHINE ET LES PUISSANCES CliRr^TIENNES.

INQUISITEURS

« Dites quelque cliose que nous puissions comprendre

IIKPONSE.

« Je suis obligé de me servir des termes anglais, puli que vous ne voulez pas me laisser vous les donner e chinois.

« Ils essayèrent d'inscrire, d'après les sons chinois, Ueutonant général sir Ilope Granf, mais ne réussissai pas, ils me demandèrent le nom d'un autre chef,

RÉPONSE (en anglais).

« Ambassadeur extraordinaire : the Earl of Elgin.

« Trouvant qu'il leur était également impossible d'il scrire ces mots en chinois ou de continuer l'examen, i me dirent que je pouvais reprendre les noms et les titn chinois, et je leur donnai alors ceux de l'ambassadeur des commandants en chef.

INQUISITEURS

« Combien de soldats avez-vous ?

RÉPONSE

« Non moins de vingt mille hommes en état de i battre.

INQUISITEURS

« C'est fauxl (les bourreaux me saisirent comme aupj ravant) Répétez combien?

RÉPONSE

« Non moins de vingt mille hommes en état de se ba tre, parmi lesquels je ne compte pas la suite de l'arméi etc. Je vous l'ai déclaré une fois, et je n'ai aucune auti réponse à faire.

« Ici je fus menacé et par les mandarins et par h

iiiioaux; mais jugeant dangereux de dévier le moins I monde dos réponses une l'ois faites, je m'en lins à lies que je leur avais déjà données, et ee fut inscrit.

IXQUISITKL'US.

Combien les Français ont-ils de soldats?

RÉPONSE

.\c connais moins bien leurs forces; mais ils ne peu- 11 1 avoir moins de dix mille hommes en état de se battre.

INQUISITEURS

' Vous mentez de nouveau.

' La même qucslion fui répétée et appuyée par les uirrcaux ; je rccomnienrai la même réponse, et elle fut tteo. Je leur expliquai que, comme j'étais un fonctionlirc civil, on ne pouvait pas s'attendre a me trouver milicr avec les matières militaires, ni bien informe de us les détails d'une armée aussi grande que les troupes liées.

INQUISITEURS

f Une si grande armée, dites-vous? Que sont trente ille hommes? une simple bagatelle, un rien.

Ils continuèrent à m'examiner, dans le même ton, ir le nombre de notre cavalerie, de notre artillerie, de )s vaisseaux, de nos steamers, de nos chevaux, des ulis chinois, etc., et en particulier sur la portée de noe artillerie de campagne et de siège, que je leur dis être ' trois mille et plus,etj'ajoutai d'autres détails sur leur rco de destruction. Entendant dire que les chevaux de iniice venaient de l'Inde, ils me questionnèrent sur les ^sources de ce pays, et furent désagréablement affectés i ma réponse, qu'il n'était qu'à vingt jours de naviga- Dn de la Chine, et qu'il avait une armée de plus de trois lit mille hommes et une population de plus de cent

SJ2 LA ClHNt LT LES PUISSANCES CHRETIENNES.

millions. Ils furent cij;alonicnt mécontents du chifl'rc au quel j'estimai la population do la (irandc-Hrotayne, qa je mis à environ trente millions d'habitants. MaisTobser valion qui leur déplut le plus, et tiui me fit torturer pa les bourreaux, fut un terme que j'employai pour désigne Sa Majesté, qui marquaitégalité de rang avec l'empereur Ils m'avaient interroge sur noire prince, à quoi je répon disque nous avions plusieurs princps, et en Angleterre e dans les Indes, mais qu'ils étaient tous sous un seul sou verain, comme dans lempire chinois.

« Que voulez-vous donc dire en vous servant d'un te langage? dirent-ils; vous avez vous-même montré qu vous avez été longtemps en Chine, que vous pouvez parle notre langue et lire nos livres; vous devez donc savoi qu'il n'y a qu'un seul empereur qui gouverne tous le pays. Il est de votre devoir de faire part de vos connais sances supérieures sur ce sujet à vos compatriotes, a lieu de les encourager dans leurs idées extravagantes.

« Us insistèrent alors sur ce que j'avais été souvent Pékin, que j'y avais des complices et qu'ils me forceraien a révéler leurs noms. Je niai tout cela, et leur dis que j ne connaissais que trois personnes à Pékin.

INQUISITEURS

(' Nommez-les.

REPONSE

« Les deux commissaires impériaux le prince de Y e Mou-vin, et le commissaire adjoint Ilang-ki.

« Je fis cette réponse dans l'espoir de désarmer leur soup(;ons, qui étaient, je le voyais, très-prononcés sur c point; et l'idée que par nos coulis chinois, ou par que que autre moyen, nous avions tramé la trahison dansl'in térieur des murs de la capitale, leur causait évidemmet une appréhension sérieuse. Ils demandèrent aussi par ticulièrcment le nombre et les noms de nos interprc tes. Je les satisfis en leur donnant les noms de baptèm

TiioisifcMii (iiKiuu:. 2:.:.

i ili' raiiiillc (le plusieurs de ces messieurs, tout au luiij,'.

u'Iiant, coiiiiiie révéïuMiient l'a prouv»', (juil leur serait

lipiissible d'inscrire d'une nianii're intelligible les longs

ots anglais, et ils cessèrent bientôt leur enquête. Us

■I -^istèrent néanmoins dans leurs ([uestions sur M. La\ ,

lnis([ue je leur eus dit (luil était alors chargé, d'après

!i\ ilation dos autorités chinoises, d(! la gestion de leur

M'iiu étranger, lequel était presque doublé depuis que

jlte recette avait été mise dans ses mains, ils me répri-

landèrcnt de me servir dun tel langage, et s'écrièrent

ic M. Lay n'était qu'un traître indigène (chinois). Vers

lin de l'examen, pendant la durée entière duquel j'avais

• litrcé de rester à genoux sur la même dalle, j'obtins

pirmission de prendre la parole pour mon propre

'in|ite. Je leur dis pourquoi mes compatriotes et moi

Miiis venus à Toung-cho ; que nous étions tous dans

lul'rèt de la paix et non de la guerre; nuiis quoique

ui\orls par un drapeau parlementaire et admis à des

( trivuesavec les commissaires impériaux, nous avions

I ' saisis et maintenant traités, non pas même comme

(S prisonniers de guerre, mais comme des malfaiteurs

'Igaireset des délinquants aux lois chinoises. Je de-

Juidai avec instance qu'on ne persistât pas dans cette

iinde et, selon moi, inexplicable erreur, quand ils m'in-

liLinpircnt disant : « C'est votre récit; nous en avons un

; Ire. Mais si, comme vous le dites, vous n'appartenez pas

: armée et n'avez rien i\ faire avec les soldats ou leurs

I luvements, pourquoi vous voit-on toujours aux postes

inrés? » A quoi je répondis que nous avions toujours

I interprète en avant, pour être prêt à recevoir les ou-

Mlures et les communications des autorités chinoises et

lur veiller aux intérêts du peuple. L'examen fini, on me

1 11 manda de retourner en prison.

Je vous ai ainsi donné, milord, une relation détaillée ■ ' vénements du 18 septembre, jour où uoms fiâmes l' s. Mais j'essayerai d'éviter de semblables détails H- t5

25i LA CllIM': ET LUS PI ISSANCLS CllllÉTIliNNliS,

dans le rccil (luc j'ai iiiaiiilciianl à ajouter des vin jours cl'einprisonnenuMit (jui suivirent. Le 19 et le S un grand nombre do mandarins visitèrent la prison, ceux (jui par leur position olViciolle en avaient le dr comniandcrenlquc je fussi; amené de\ant eux, afin qu' eussent la satisfaclion de me voir a genoux. Parmi cet ci étaient les plus hautes autorités du conseil des châ nients, sans en excepter, comme je le sais a présent, président lui-mènic, qui m'insulta d'un ton amer, rit mes paroles, et parut aussi ignorant de ce qui concer les étrangers et aussi plein de préjugés contre eux, q ses subordonnés ([ui axaient conduit l'interrogatoire laté plus haut. Plusieurs censeurs et vice-présidents i autres cinq conseils me furent aussi désignés par geôliers, comme étant parmi les visiteurs. Toutes lesf que j'étais conduit devant des mandarins de rang, je perdais pas l'occasion de protester contre le traitemque je subissais, et de leur démontrer qu'en agissan cruellement envers moi ils se faisaient tort à eux-mêm puisqu'il était impossible que la paix pût se faire, s saisissaient et emprisonnaient les instruments des né dations.

« Mais ce ne fut que parmi les prisonniers que j'obt de la sympathie, ou que je me fis écouter. Beaucoup ces malheureux étaient contents, quand on le leur p mettait, de s'assembler autour de moi, d'entendre n histoire ou les descriptions que je voulais bien leur fi des usages des pays étrangers. Au lieu de suivre l'exem donné par leurs autorités et de m'insulter ou de tourner en ridicule, ils me manquaient rarement de i pect, s'adressaient a moi par mon titre et souvent évitai de me déranger quand il était en leur pouvoir de' le fai La plupart étaient des hommes de la plus basse classi du dernier ordre de criminels, tels qu'assassins, vole qualifiés, etc. Ceux qui n'avaient pas d'argent à < étaient réduits par la saleté et la diète de la prison à

THOlSIliiMI': GLKHUi:. 255

;at affreux (lo (Iccliaiiicinnil cl de iiialiidic; niais rciix

ni avaient los moyens do [jaycr les geôliers et d'aclielcr dont ils avaient liesoin, vivaient dans une abondance

, un confort relatifs.

« Ils m'expliquèrent que leur système de prison ne

)îite au gouvernement que la paye des geôliers et la urnilure de deux bassins de maïs par jour, pour chaque isonnier. Toutes les autres dépenses, telles que l'eau, ■clairage, le feu, le thé, le sel, les légumes pour les prinniers et les bons repas pour les geôliers, sont défrayées ir celui qui se charge volontairement de ce service, imme rachat d'une certaine portion de son temps d'em-

ifisonnement.

« Les mandarins et le conseil ayant ordonné que l'on

>|e fournît des vivres que je pusse manger, ma suhsisice qui coûtait, me dit-on, un selielling par jour, dut e payée par l'homme qui avaitpris sur lui cette charge; lis au lieu de me prendre en aversion, a cause du sur- )ît de dépenses que je lui occasionnais, il était un des îmiers a me montrer de la sympathie et de la considéion. Ma nourriture consistait en deux repas par jour, riz bouilli ou d'une sorte de macaroni , assaisonné

ime portion très-mesurée de légumes ou de viande; il

IJjivait aussi des gâteaux ou du pain du pays, un peu de

iîj et du tabac.

1 « Sur le rôle de la prison, qui était suspendu a la mulie, je me trouvais qualitié de rebelle; Ton disait que ais un des cinq rebelles sur un total de soixante-treize, i étaient condamnés à porter les chaînes les plus [irdes.

Comme je devenais plus intime avec les haltitants

•tjla prison, j'essayai avec précaution d'obtenir deux ou eux des renseignements sur les mouvements des al- , ou sur les intentions des autorités chinoises; mais

Il geôliers étaient toujours aux aguets pour empêcher

i*.te communication entre moi et les prisonniers sur

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