‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 10 sur 71 · DES MO£LRS £T USAGES DC LÀ CHINE · texte numérisé non relu

DES MO£LRS £T USAGES DC LÀ CHINE

en ce qui concerne la propreté et le bien-être du peuple, qui peut se procurer le luxe d'un bain chaud à très-peu de frais. On dit que la moyenne des baigneurs dans les grands établissements s'élève chaque jour k environ mille individus, et il y a de semblables établissenaents dans la plupart des grandes villes. Les voyageurs au Japon remarquent que dans ce pays les salles de bains sont à Tusage des deux sexes sans distinction, et qu'on n'y trouve aucun inconvénient. 11 n'en est pas de même en Chine. »

Je ne puis vanter la propreté des indigènes. Il est assez général de trouver une jarre a la porte d'une maison, où tous, les hommes qui Thabitenl et même les passants viennent lâcher de Teau, n'importe à quelle heure. Il n'est pas rare non plus de voir, au milieu d'une belle rue, au lieu d'une boutique, une longue latrine avec plusieurs places. Les passants qui en ont besoin s*en accommodent sans cérémonie et sans craindre les regards du public, pas plus que les amateurs de café qui s'asseyent au bou* levard des Italiens, le long du mur extérieur du café Tor* toni. Ces latrines sont la propriété d'un individu qui en fait spéculation pour ramasser de l'engrais. Dans tous les alentours des villes on trouve également de grandes jarres au service des passants.

Il est très-difficile d'inspirer à ces Asiatiques nos goûts sur la propreté* Les débats que cette question suscite avec les domestiques et les voisins sont ennuyeux pour eux et affligeants pour nous.

Quelquefois leurs idées a ce sujet sont, comme dans tant d'autres, très-opposées aux nôtres. Par exemple, quand ils dînent, ils ne voudraient pas laisser un os sur le plat ou sur la table, mais ils ne se gênent point pour le jeter par terre, dans la certitude que le domestique ba* layera le parquet

Ils trouvent très-inconvenant que nous nettoyions notre nez avec un mouchoir, et que nous mettions dans notre

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10 LÂ CHIMC ET US PUISSANCES GHEtnENHES.

pocba ce qui en est sorti. Voilà comment ils s'y prennent

lorsqu'ils sont enrhumés : ils portent sur eux des mor^ ceaux de papier de 10 centimètres carrés, ordinairement \ placés dans leurs bottes , celles-ci étant très «larges ▼ers la partie supérieure, autour du mollet Ils prennent un de ces morceaux de papier, qui est fort mince , se nettoient le nez avec, et puis jettent par terre cette ' espèce de petit mouchoir. Quelquefois il leur faut répéter deux fois Topération.

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