‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 12 sur 71 · P6S AUEURS ET USAGES DE LA CHINE · texte numérisé non relu

P6S AUEURS ET USAGES DE LA CHINE

PIVISION DU TEMPS.

Ils datent par des cycles de 60 ans chacun à commencer trois siècles avant J.-G., époque où ce mode fut adopté. Les années se composent du même nombre de jours que les n&tres. Cette année 1861 est la 58* du 7ô* cycle.

Ils supputent aussi le temps par règnes : ainsi on écrira

que tel événement a eu lieu le 3* jour de la 2' lune de la 27* année de Kien*lung. Or, cet empereur ayant com* mencé à régner Tan 1736 de J.-C, ce sera pour nous, par eiemple, le 3 mars 1763. Ce mode de supputer le temps a été pratiqué dans d*autrespays et même en France.

Chaque jour est divisé en i% parties et cbaçune d'elles en 8 plus petites parties égales à un de nos quart9 d*beure de 15 minutes.

Ils se servent généralement de montres et borloges européennes. L^urs artistes enfabrîquentenbofs. Lesbommes portent les montres suspendues à la ceinture. La mode est d*en étaler une h cbaque côté; cela explique pourquoi dans ce pays les montres se vendent toujours par paires.

On a aussi des cadrans solaires. Il paraît qu'ils ont appris à les construire d'après les missionnaires européens. ' Ils ont depuis Tantiquité des borloges qui marquent les beures au moyen de 1 eau, comme nous en avons qui les inarquent avec du sable; mais il n'y a pas la moindre ressemblance entre ces deux objets.

La manière la plus usitée par le peuple de marquer les heures consiste à faire brûler un bâton d'encens, placé perpendiculairement sur un support, comme une cbandelle. Le morceau de bâton brftlé indique le temps écoulé. 11 y a de ces bâtons, où les heures sont indiquéi^s.

Qu'on ne se figure pas. que ces bâtons dits d'encens

Oigitized

ii LA GHINË ET LES PUISSANCES CHRÉTIENNES.

soient coCiteux. Us sont composés do sciures de bois, o*ù Ton mêle quelquefois de Texcrëment d'animaux. On en trouve aussi de parfumés dans les maisons aisées.

ÉCRITUAË.

Chaque mot est représenté par un signe différent. Trèssouvent le signe ou caractère est composé d'un signe radical et d'un autre modificateur. Le dictionnaire dit du Kanghi contient plus de 40,000 caractères diffcrents. Il ne faut pourtant pas croire que pour savoir lire ou écrire cette langue, il soit indispensable de connaître par cœur tous ces caraclères : les indigènes instruits n'en savent ordinairement guère plus de 4 ou 5,000; et pour les usages ordinaires de la vie, un nombre beaucoup moindre est suffisant.

Ils écrivent de haut en bas et de droite à gauche. Pour mieux me faire comprendre je donne ici le Faier nosier à I la manière de ce pays :

ceux

pain

sur

sanctifié.

Notre

la

qui

quotidien.

la

Que

l'ère

tentation.

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Pardonnez-

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qui

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offensés.

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ciel.

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nous

comme

Donnez-

votre

que

mal.

laissez

nous

nous

volonté

votre

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pas pardonnons

aujourd'hui

soit

nom

soit-il.

succomber

notre-

faite

soit

Par suite du même système, la première page d*un livre chinois est celle qui serait pour nous la dernière et,

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