DËS MOEURS ET USAGES DE LÀ CUINE
au contraire, ils ont la fin où nous plaçons le commen* cernent et le titre de rouvrage.
Les caractères de récriture chinoise représentent Fidée et non le son' d'une parole. Il arrive, en conséquence , que les habitants de Canton, par exemple, de Fukien et de Pe-chi-Ii, ne s'entendent pas du tout mutuellemeut par la parole, mais un écrit est égal pour tous; de même qu'un Anglais, un Grec et un Français comprendraient sur-le-champ ce que se signifient ces chiffres 25, mais ils ne s'entendraient pas si Tun prononçait xm^iKinq^ l'autre tccm ^màe et l'autre Iwerity-fixe.
On a soutenu que le principe phonétique existe dans la langue chinoise. Ceci est vrai jusqu'à un certain point. Voici comment : •
Supposez qu'il y a un signe idcographique pour représenter l'animal appelé lion et un autre signe idéographique pour exprimer l'idée de ville. Supposez que nous voulons écrire Lyon (la ville de Lyon}. Dans ce cas nous n^avons pas besoin d'un nouveau signe; nous ferons un groupe des caractères ville et lion et nous écrirons ville-lion^ c'est-à-dire la ville dont le nom est pareil à celui de ranimai lion. L'application de ce système est très-fréquente.
Il est fort embarrassant pour ces Asiatiques d'écrire des noms européens. Manquant d'éléments phonétiqueSi ils ont recours à des syllabes de leurs mots d'un son pareil. Par exemple, veulentrils écrire mon nom Mas prononcé ^ l'espagnole, c est-à-dire Mass^ ils ont dans leur langue la syllabe mo qui veut dire cheval et ils ont ce son se qui veut dire réfléchir : ils écrivent donc
cheval * (ma)
réfléchir {ss)
Pourtant il arrive que certains sons, comme celui de r,
^/^^ 9I', etc., et des syllabes finissant en ^, 5, /, etc., ne se trouvent pas dans leur langue. £n ce cas> trèa-fréquent* ils sont obligés de remplacer le son inexprimable par
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un autre son approximatif; exemple : au lieu de ri, île écrivent li. Par ce procédé lès noms européens sont en-
général si estropiés qu il est impossible de les reconnaître. £n voici quelques uns :
Wei-to*ma. Thomas Wadi?.
Mei-wuh-toung. Meritens.
Uwarjo-haou, John Ward.
Sha-toun-toun. Southampton.
ilaï-mi-laï-ya. Himalaya.
A-lu-chaou. Alexandrie.
So-ho«. Sues.
Mon-to-pan. Montauban.
Pa-hia-li. Harry-Parkes.
Pih-li-si-tien-^teb. Président (le président des
£tats-Uni$.) P0U-I0U-8& Bruce, Go-loH5s. Gros.
Pou-lou-pou-long. Bourboulon.
Ki-sou-ki-U-si-to. Jesucristo (Jéstts4:ibrist.)
etc., etc.
De Ik vient que tous les Européens résidant dans ee pays sont connus par un nom conventionnel , qui sou. vent n'a pour notre oreille aucun rapport avec le vrai nom. Le synologue et consul anglais M. R. Thom a été toiyours désigné par Lou (Lou loya; le seigneur Lou).
Malgré le grand nombre de caractères différents qu'il faut apprendre pour savoir lire et écrire, la connaissance de cet art est plus répandue enCbine que dans aucun pays d*Europe. Je parle des bommesi car pour les femmes
c'est bien différent.
Il n y a pas d'enfant, même très-pauvre, qui ne soit envoyé à récole pour apprendre k lire et k écrire. Dans ce pays il n'existe d'autre aristocratie que le fonctionarisme public Or, pour é)xe mandann, il faut gagner certains
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grades littéraires, et il est iodispensable avant tout da savoir lire et écrira.