‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 14 sur 71 · NT£RR£\1£NTS^ SALLE DES ANCÊTRES ET FÊTE DES MORTS · texte numérisé non relu

NT£RR£\1£NTS^ SALLE DES ANCÊTRES ET FÊTE DES MORTS

Lea enterrements varient aelon la province et la rali»

gion du défunt. J'indiquerai les cérénioaies les plus gè« nérales et applicables à tous les cas.

Aussitôt après le décès, on en ûdt part aux parents qui viennent faire leura complimenta de condoléance k la

famille.

Le fils aîné ou le plus proche parent va chercher une tasse d'eau k la rivière ou k une fontaine pour laver la figure du cadavre. Il jette dans Teau une monnaie comme pour payer celle qu il emporte : ainsi l'esprit de la rivière sera propice aux mânes du décédé»

Le cadavre est paré des plus beaux habillements que la famille possède; on lui met un éventail dans une main et une prière écrite dans l'autre, et puis on le dépose dans la bière au fond de laquelle on place préalablement de la chaux ou du coton. Ensuite on la ferme et Ton remplit les fissures avec du mortier, de manière à la laisser hermétiquement close. Si la bière doit rester quelque temps k la maison, on la vernit. Ceci a lieu quand la ftir nulle n'a pas l'argent nécessaire pour faire les funérailles ou quand le cadavre doit être transporté dans le lieu où trouve le tombeau de la iamille, si la personne est Oïwte loin de chez elle.

La bière est construite avec quatre planches épaisses cle huit h dix centimètres, et Ton rabote le coin extérieur

de façon à Tarroadir et à lui donner k peu près la forme d*un gros tronc d'arbre. Pour les corps des grands sei- 1

gneurs, on fait des caisses doubles et triples.

Le corps est placé dans un salon, et Ton met près de lui une table avec des viandes sacrifiées, des lampes et I des encens en forme de bâtons parfumes, qui se tiennent i et brûlent perpendiculairement. On brùlc aussi du papier doré et argenté représentant la monnaie d'or et d*ar- 1 gént, et des fauteuils, chevaux sellés, costumes, tables et autres objets d'ameublement, le tout en papier. Par cet i appareil, on pense que Tesprit du défunt recevra dans le royaume des ombres toutes les choses dont il pourra avoir besoin. Si la personne dcccdée était bouddhiste ou | taouiste, des prêtres assistent pour faire des prières, et il n'y manque pas une troupe de musiciens , cet appendice indispensable k toute fête chinoise. i

On suspend des lanternes blanches au lieu de celles' de couleur qu'on a ordinairement, et sur la porte est un écriteau où on lit Tâge, le nom et les titres du défunt.

Si la famille ne possède pas un .tombeau, il faut faire l'acquisition du terrain nécessaire; mais on consulte d'abord des devins, qui tirent les horoscopes pour s'assurer si la place est bien choisie. On préfère les monticules d'où la vue puisse découvrir la mer et un beau panorama. Les sites accessibles aux inondations aoat rejetés.

Quand le jour de l'enterrement arrive, les parent mâles font des prosternations devant le corps, et, après eux, les parentes et les amis. Pendant ces cérémonies, on fait des libations ; on brûle des bâtons d'encens et des papiers dorés et façonnés, et l'on fait de la musique. Les 1 mets pour le sacrifice se trouvent près du défunt. £d« suite, avec toutes ces personnes et les provisions on forme une longue procession pour porter le défunt dans sa dernière demeure. Les indivicbis de la famille, mftles et femelles, y assistent habillés de grossiers vêtements

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