F£T£ D£ NAISSANCE
Un mois après la naissance de l'enfant, on célèbre une fête de famille; le nouveau né M richement habillé ; après lui avoir rasé la tète, le père, entouré des parents et amis, confère le surnom de lait [juminy ] à Tenfant. Cest ordinairement le nom d'une fleur ou d'une vertu; quelquefois c*est seulement le numéro ii 2, 3, 4, selon qu*îl est le premier, second ou quatrième fils. La cérémonie finit par une fête eu rapport avec les circonstances du lieu et de la famille.
Quand Fenfant arrive k l'âge de commencer ses études, on solennise une seconde fête et Ton change son surnom enlui donnant le cAu imn^(sumom d'école): c'est celui sous lequel il reste connu pendant sa vie. Parfois, au moment de lui conférer le surnom on confirme et continue celui de lait.
Les Chinois se distinguent entre eux par le nom de famille et par un surnom, exactement comme nous. Seule»
ment on place, à l'opposé de nous, le nom avant le surnom^. Ainsi nous disons « M. Jean I^urand et ils diraient Durand Jean Monsieur. »
FÊTES, PaOCËSSiONS.
On fait des processions à roccasion de certaines l'êtes publiques, au printemps^ au génie de ïagriculiure^ etc. , dans lesquelles on voit toute espèce d'allégories, et quelquefois des petites filles et déjeunes demoiselles portées
H LA CSm ET LES PUISSANCES GIBËTIENIIES.
sur des brancardset comme suq^endues enrair. Quelques* unes de ees fêtes sent célébrées parles bouddhistes et par
les laouistes, en l'honneur de leurs dieux ou fondateurs. Je donne ici un aperçu des principales de ces lètes d'après . Tabbè Grosier.
FÉTË DU PRINTEMPS.
« Elle est solennisée le même jour dans toutes les provinces de l'Empire. Le Ibki-fou, ôu premier magistrat du
département, sort le matin de son palais; il est couronné de fleurs, porté dans sa chaise au bruit de divers instruments et précédé d'une troupe nombreuse. Sa chaise est entourée ou suivie de plusieurs brancards ornés de riches tapis de soie, sur lesquels sont placées des figures qui représentent des pers(mnages my thologiqueSé Toutes les rues sont tapissées et garnies de lantemeet et Ton y élève d'espace en espace des arcs de triomphe.
« On promène, dans cette cérémonie, un grand buffîe de terre cuite et dont les cornes sont dorées : quarante hommes ont quelquefois beaucoup de peine à le porter. Un enfant le suit, ayant un pied chaussé et 1 autre nu ; on le nomme Vesprit du trawUl et de la diligence. 11 frappe sans cesse ayec uuje vergé ce simulacre de buffle, comme pour le faire avancer. H est suivi de tous les laboureurs, armés de leurs instruments aratoires. Des masques, des comédiens ferment la marche et donnent au peuple des spectacles plus ou moins grotesques.
« Le gouverneur s avance vers la porte orientale de la >ille, comme s'il voulait aller à la rencontre du printemps^ et de là il retourne à son palais, dans le même ordre. Lorsqu'il est arrivé, on dépouille le buffle de tous ses ornements , on tire de son ventile un nombre prodigieni de petits buffles d'argile, et on les distribue à tout le peuple. On met en pièces le grand buffle et les morceaux en &oïii également distribués. Le gouverneur termine la