D£S MŒURS £T USAGES D£ LA CHINE
le peu de profit qu'on en retire ne feraient trouver aux Chinois qu'une triste compensation dans Télégance de rattirail ou dans la science déployée pour approprier les mouches au gout du poisson (*), »
« Un homme péchait de la manière la plus singulière. Il était perché sur un pont has passant sur un ruisseau qui allait se déverser dans le canal. D'abord je crus qu'il avait amorcé un énorme poiason,mais, après plus ample examen, je reconnus que c'était tout simplement un ap« pàt vivant, dont la nageoire dorsale était lacée k deux petits bâtons, un de chaque côté; avec ceux-ci il était lié par une attache h ce que je pris d'abord pour une- canne à pèche. Le pauvre poisson s*éhattait dans Feau, comme s'il eût voulu mieux attirer l'attention de ses confrères écaillés. L'homme tenait un petit trident à pointes de Ihè» che,ayeclequelil frappait adroitement tout gros poisson qui venait admirer les tours du captif qui servait d'appât. Tout l'appareil était si simple que je m'étonne qu'on ne fasse pas ailleurs Tapplication de ce système. Ce serait magnifique pour la pèche du saumon dans quelqu'une des claires rivières de l'Ecosse, et l'on aurait tout le plaisir de cette pèche sans la confusion qui résulte des torches et d'un travail de nuit »