DES MŒURS £T USAGES DE LA CHINE
d'une personne distinguée comme vous Tètes ne peut
manquer d'exciter la raillerie et les sarcasmes du public. {£Jlle se met à courir.) Je cours montrer à madame ce p^tit sachet. ]
SIAO-MAN, Varrétant.
Tout à rbeure je plaisantais avec toi ; pourquoi veux-tu aller chez ma mère ?
FAN-SOU. i£lU ehantê.)
Tous êtes une Jeune personne: pourquoi agisses-vous
ainsi?
SIAO-MAN, la reUnanl toi^jouri.
C*est un tort que j'ai eu....
FAN-SOU
Est"Ce bien vous, mademoiselle? — {Elle cluinte. ) Comment! vous me suppliez, moi, qui suis une misérable servante, de vous accorder du répit!
SIAO-MAN
Je conviens que j'ai eu tort.
FAN-SOU
Mademoi8dle,tout k Theure n'avez-YOus pas voulu me
frapper ? '
SIAO-MAN
Eh bien! frappe-moi à ton tour*
FANSOU.
Allons , venez ici, et mettez-vous à genoux. — ( Elle
chante,) Notre rôle est changé ; c'est maintenant à moi de vous châtier.. — {Elle parle.]. £i>t-ce que vous avez peur?
SIAO-MAN
Certainement que j'ai peur.
PAN-SOU
Ah I n'ayez aucune crainte; je voulais seulement plaisanter avec vous.
SIAO-MAN
' Tu as manqué me faire mourir de frayeur.
114 LA mm £T LES PUISSANCES GHBÊTIËNNES.
PAN-SOU
Ilademoiselle , parlea&^moi sérieusement. Est ee tous qui aves donné ce sachet ii Pë-min-tchbng ?
Qui.
PAM-SOU
Pourquoi vous ètes-vous cachée de moi ?