D£S MŒURS £T USAGES D£ LA CHINE
madame Han ; il va se présenter au concours littéraire, où il réussit au delà de ses espérances ; il est nommé han lin (académicien). L'empereur, qui sait que le prince Peî-tou a promis au général Pe de donner h, son fils la main de sa fille Siao-man, envoie un ordre à ma- ! dame Uan par le messager des noces. £t comme les mariages qui 86 font k la Chine par la volonté de Fempereur sont affranchis des foi muliLés imposées par les rites, l'union des deux amants peut s'accomplir, sans attendre que Siao-man ait atteint Fàge voulu par la loi. Cette co^ médie, sauf le dernier acte, qui me paraît bien inférieur aux trois premiers, est conduite, dans quelques-unes de 888 parties, avec un art très-délicat, et présente plusieurs situations pleines k la fois de grâce et de comique (*). »
Le Pi'pa-ki est une longue pièce qui a 42 tableaux ou actes, l'en fais ici une rapide analyse, et je donne une de ses scènes, traduite par M. Bazin.
. 11 existait une honnête famille composée du père , de la mère, dun Hls et de Tépouse de celui-ci. Le fils part pour Pékin afin de concourir aux examens et d'obtenir un mandarinat. 11 réussit au delà de ses espérances, et le moment arrive où l'empereur lui-même le fait marier avec la fille d'un de ses protégés.
Pendant ce temps ses père et mère meurent, et sa femme première et légitime est plongée dans la misère. £lle apprend que son mari joue un grand rôle dans la capitale felle se décide à s'y rendre habillée en religieusé et en demandant la charité pendant la route.
£n même temps, il arrivait que le mari se repentait d'avoir laissé sa femme et ses parents dans l'abandon. U finit par avouer sa position a sa nouvelle épouse, qui est une bonne personne. Celle-ci acquiesce aux désirs du
(*) Voy. Journal des Savants^ octobre 1842» article de M. Ch. Masoin,
mari, et on envoitun messager pour emmener dans la
capitale toute la famille abandonnée. Afin de la bien recevoir dans la maison, la dame charge ses gens de lui etaercher deux nouvelles servantes jeunes et d'un extè* rieur agréable.
L'épouse première, appelée Tchao-ou-niang , arrivée à Pékin, apprend par hasard ces circonstances , et elle vient près du palais de son mari en habit de religieuse. Un domestique la reçoit au seuil de la porte, et il rentre pour en avertir la dame, dont le nom est Nieou-chi. Voici la scène, à partir de Tordre donné au domestique de chercher une servante.
NIEOU*CBI» CM dûmiWpiê.
J'aurais hesoin de quelques servantes pour les parents
de mon époux, qui vont arriver. Allez donc faire un tour dans les rues ; prenez des informations adroite, à gauche, et si vous rencontrez une femme du peuple cherchant une
place, amenez-la ici. Je veux une jeune femme d'un extérieur agréable ; vous entendez ? ,
LE DOM ESTIQUfl*
Oui, madame, et je vais sur-le-champ m'acquitter de votre commission. (// sorl.)
TCUAO^D-NIAMG, portâ^ê le eoitwne éPmm f9U§iÊ^iê.'^{EIU éhmèU).
Ma nourriture, c'est cette vapeur épaisse qui obscurcit Tair. 0 indigence sans asile! hélas 1 quand viendra donc le jour où je pourrai vivre dans le calme et le repos f J'ai beau interroger le ciel, le ciel est sourd à ma voix. — {Elle parle.) Voici l'hôtel du ministre d'État ; voici le seuil de la porte, (^a youênrkong^ qui mi de C hôtel,) Domestique, je vous sdue.