‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 48 sur 71 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Attendez un instant; je vais vous annoncer k madame.

[Il rentre dans V hôtel.) — ( A Nieou-chi) Madame, je viens de rencontrer sur le seuil de la porte une religieuse qui demande Faumône. Voulez-vous la recevoir?

NIËOU-GHI.

Faites-la entrer.

LE DOMESTIQUE, tur le teuil de la porte, à Tehao-ou niang.

Ma maîtresse vous permet d'entrer.

TCHAO-OU-NIAKG, apercevant Nieou-chi,

Madame, la pauvre religieuse que vous voyez incline sa tète devant vous.

NlBOU-CBl.

Ma sœur , de quel pays ètes-vous, et que venez-vous faire dans la capitale?

TCHAO-OU-NIANG

le suis originaire d*un pays éloigné ; je viens dans la capitale pour demander l'aumftne.

NIEOU-CHI.

Pour demander l aumône!.... Mais avez-vous quelque talent? Voyons, que savez-vous faire?

TGUAO-OU-NIANG.

Madame, sans y mettre de l'ostentation, je vous répondrai que je connais récriture, le dessin, les échecs, et que je touche du luth ; je sais coudre, travailler à Tai- CnûUe; au besoin, je pourrais faire la cuisine ... Enfin, je •ais un peu de tout...

NIBOO-CHI.

Oh, oh ! ma sœur, puisque vous avez tant de talents, il doit vous être pénible de demander Faumône dans les nies. Voulez- vous demeurer dans mon h6tel ? j'ai besoin d*une servante. Vous trouverez ici, avec le calme et le bonheur, du thé et du riz en abondance.

lit hk GHIN£ ET LES PUISSANCES GHR&TIENNES.

TCHAO-OU-NIANG

Si TOUS me preniez à votre service, ma reconnaissance n*aurait ph& de bornes.

J'ai une antre question à vous faire. Dites-moi à quel àgeavez-vous embrassé la profession religieuse? Est-ce

dès vos plus jeunes années?

TCRAO-OU-NIANO.

Madame, je ne veux pas VOUS tromper; il y avait déjà longtemps que j'étais mariée, quand j'ai pris le costume des religieuses vouées au culte du dieu Foë.

NIEOL-Clll, à part.

Ah! j'en sais un peu trop maintenant. [Au domestique.) Youôn-kong, puisque cette religieuse a un mari, elle ne peut pas rester dans notre h6tel. Donnez-lui des aliments

et priez-la d aller demander 1 aumône ailleurs.

TCHAO-OD-NIANG, à pmrt.

le me suis un peu trop avancée. (Haut) Madame, s'il faut vous dire toute la vérité, ce n'est pas pour recueiUir des aumônes que je suis venue dans cette capitale, mais pour chercher mon époux.

MEOU-CHI.

Alors je vous adresserai une autre question : comment s'appelle votre époux ?

TCH AO-OU-NIANG, avec embmrraê,

(A pari.) Si je lui dis son véritable nom, elle va peut» être se livrer à la colère: tant pis; lâchons ces trois mots : Tsaï-pe-Waï, pour voir l'aspect de sa physionomie. [Haut,) Son nom de famille est Tsaî, son surnom Pe-kiai. On dit partout qu'il demeure dans ThAtel du ministre d'État Nieou. Je pense, madame, que vous le connaissez.

NlEOU-CHf, lofM M froMèfor:

Pas du tout (*J. {TchaoH)U'7iiang est stupéfaite.).

f ) Nleon-chl ne ooDnainalt pas le ming, on nom ^enfatieê, de son époux.

mSS MHmS ET USAGBS DE LA CBJm. m

Youén-^kong, informez-vous donc, dans les pavillons do

iùtel,s ily a ici uo homme du nom de Tsai*pe-kiaï.

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