‹ La Chine et les puissances chrétiennesChapitre 63 sur 71 · IMPÔTS · texte numérisé non relu

IMPÔTS

des

eontrilmtioni MtM mr ptOTiBce en 1844.

en nature, riz, grains, etc.,

en cki ou hectolitres^

expédiés à Pe-kiug.

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gouvernement central.

retenus dans le trésor

provincial

de l'impôt

foncier.

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de l'impôt en n/i/«rtf supporté CDCOfC par neuf ne fait pas 1 fr. par individa.

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STATlSTiUUË FU^ANGIËRË ËT MILITAIRE. 201

Selon ce tableau, les terres cultivées de la Chine se* raient à .peiae le double de celles de la France. Je pense qu'il y a dans ce chapitre de la contribution beaucoup d'omissions frauduleuses, Timpôt direct pesant principalement sur les terres.

Outre les grains dont il est fait mention dans ce tableau^ les propriétaires agricoles en fournissent de grandes quantités destinées à des greniers publics que le gouvernement entretient pour parer aux disettes. La valeur de ces grains est calculée par M. Pauthier k 600 millions de francs. Je pense que ce chiffre est de beaucoup trop fort. £d l'admettant, toutefois^ le total des taxes payées par le peuple serait d'un milliard à peu près. En ne comptant pour Tempire qu'une population de 400 millions, chaque individu contribuerait seulement de 2 fr. 50 c, tandis qu'un Français paye plus de 50 fr.

Dans le titbleau que nous venons de voir, le revenu provenant des douanes est porté à 1 million de taels environ : maintenant il est au moins de 4 millions de taels. Ce progrès est dû à l'ouverture de nouveaux ports après le traité de Nankin, et plus encore à Tintroduction d'em* ployés européens dans les douanes, a la solde du gouvernement local.

Il arrivait que les directeurs de ceé bureaux se lais-» saient corrompre, et un navire qui jaugeait quatre cents ou cinq cents tonneaux payait les droits comme s il n en mesurait que cent ou deux cents. Les représentants d'Angleterl'e, de France et des États-Unis, désiraient que le gouvernement impérial reconnût Tuvantage d'avoir plusieurs ports ouverts au commerce étranger, au lieu de le restreindre comme auparavant au seul port de Canton, Ces représentants obtinrent donc que les autorités impé-* riales acceptassent des employés européens qu'ils leur proposèrent. Ce système înixle fut essayé d'abord à Changha! et puis appliqué k Canton et à Souatô. Dans cette dernière ville les indigènes l'ont très-mal reçu, se voyant .

m lA CHINE ET LES PUISSANCES CHRETIENNES.

obligés k payer les droits en entier, et il en est résulté de graves désordres et du mauyais vouloir contre les étrangers.

Beaucoup de négociants européens blâment aujourd'iiuice système, et objectent que les mandarins» ne pouvant plus tirer de profits des douanes, surchargent les articles de commerce dans les douanes intérieures.

A la fin de 1860, après la prise de Pékin par les alliés, le gouverneur de Ghang-haï établit un comité de trois membres, appelé koung-sou, pour percevoir un droit additionnel (sur celui du tarif) de 23 taels d'argent par chaque caisse d'opium passée dans les mains des négo^ dants indigènes, et 1 tael sur d'autres marchandises. Il publia dans ce but des ordonnances, et il voulut obliger les négociants chinois d'acheter des articles étrangers seulement à bord des vaisseaux. 11 alla même jusqu'à faire saisir un homme qui avait acheté une caisse d'opium chez un négociant anglaisi

Ces faits se passaient pendant que les troupes anglaises et françaises occupaient Chang-hai I

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