BUDGET DES DEPENSES FIXES
Francs.
Frais de culte 1,589,552
Magistrature cantonale 1 99,232
Employés subalternes 15,319,824
Examens des licenciés i ,006,784
Solde de Tarmée 169,641,784
Service des postes 16,000,000
Subsides aux licenciés 1,064,884
Secours aux indigents (année 1812} 8,153,260
Service des ponts et chaussées •••••• %
Dépenses diverses 968,352
Manufactures impériales 1 ,490,964
A reporter. 215,434,636
STATISTIQUE FlNANCItHE ET MILITAIRE. W
Report S16,434f6M
Traitements des mandarins :
On 86 sera aperçu que les Chinois ne mettent pas dans leurs budgets des dépenses les sommes allouées k rempereur et à tous les nombreux membies de la fa«mille impëriide. La marine est incluse dans le chapitre des travaux publics.
Bans Touvrage Statuts de rEmpire on trouve les budgets de Tan ISiSI. Les recettes furent de. . . • 320,989,559
Dépenses 280,860,272$
Excédant des recettes 39,229,280
On peut voir, au chapitre quatorzième, que déjà en 4822 les censeurs se plaignaient de ce que le gouvernement vendait des places, tandis qu'il y avait plusieurs milliers de Siu-isoe et de Kurjin qui attendaient pour être employés.
Voici des faits tout récents racontés par M. John Scarth :
« Le système pour lever des contributions dans les moments de pénurie est singulier, il m'a été expliqué tout au long par des hommes qui étaient des contribuables, mais je ne m'étais jamais attendu aie voir ouvertement publié dans la Gazette de Pékin. ïsang-kouofim, officier de Kiang-si, le proposa au commencement de 1954, et on Tadopta. Son plan était de remettre entre les mains de certains fontionnaires 4,000 reçus en blanc pour les distribuer k ceux qui contribueraient aux besoins
A. Mandarins de l'ordre civil . . . .
B« c. D. B. id. de Tordre militaire
F. Collèges principaux
Total général des dépenses fixes
m LA CaUiE £T LES PUISSANCES CHRÉTIENNES.
de l'empire. La moitié de ces reçus devait donner droit il certains emplois inférieurif l'autre moitié promettait des honneurs littéraires d*une valeur purement iiominale. On créa, un peu plus tard, un nouvel ordre de nKTlte pour attirer des souscripteurs, mais la Gazette n'explique pas la mise en œuvre de ces plans» Dans la province de €anton, où les exactions (tarent probable» ment plus fortes que dans toute autre, les mandarins avaient entre les mains une série de reçus en blanc, c'es^à-dire des reçus remplis de certaines sommes, depuis 2,000 jusqu'à 40,000 taels, mais nom du payeur était en blanc. La plupart des hommes riches de la province avaient déjà acheté des honneurs au gré de leurs désirs, ils éprouvaient donc pen d*entraf nement a cou* tribuer davantage, quand le nouveau plan fut adopté. On demanda de l'argent aux plus riches , et ceux<«i , pour se soulager, purent désigner d^autres hommes ayant des moyens , qui furent à leur tour pressurés jusqu'à uncer» tain point; et dans la proportion de leurs payements, on leur délivra des reçus en blanc, qui leur donnaient droit à des honneurs et à un rang dont ils étaient déjà en possession, mais le nom étant en blanc, ils pouvaient vendre ces honneurs a d'autres, certainement pas à beaucoup prés au prix qu*ils les avaient payéSi mais enfin ils en retiraient quelque chose, ce qui empêchait que leur contribution fût une perte complète. Par exemple, un bouton de rang de mandarin, coûtait à une époque 10,000 dollars; on peut se le procurer maintenant pour environ 1K,500 dollars. Le riche qui paye cela 2,500 dollars, désirant vivement rentrer dans une partie de son argent, vend son reçu en blanc , de 400 à i»000 dol* lars, à un homme empressé d'avoir le rang, et le remplît du nom de celui-ci ; cet homme rend ses respects aux mandarins, son reçu à la main , et devient un dignitaire au bouton bleu sans plus d'embarras; en sorte qu'iis rang qui codtait autrefois 40,000 dollars peut s'obtenir
STATISTIQUE FINANGl&Rfi ET MIUTAIRE. 8«}
aujourd'hui pour liniérét seulement de cette somme.
Lorsque Chang-haï était assiégé, Keih-ur-hang-ah, général eu chef, invita un jour à un grand repas les princi* paux marchands de la place; les excuses ftirent nom* breuses, car on savait que la réunion avait pouriobjet la vente de boutons, et que le dîner reviendrait probable^ ment cher, p
Outre les taxes mentionnées, les Chinois payent quelques petites contributions municipales.
En 1853, quand les Tae-ping approchèrent de Pékin, on établit dans cette capitale une taxe sur les loyers des maisons. Il paraît que cet imp6t a été abandonné.
Dans ces dernières années le gouvernement a eu un déficit toujourscroissant. On y a paré principalement au moyen du désastreux expédient de vendre les fonctions publiques.
S96 LA CHINË ET LES PUISSANCES CHRËTIENISES.
TABLIAO DE L*AR1IÉE IMPÉRIALE.
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