‹ La ChineChapitre 5 sur 7 · Teng Yue ou Momein, Yun Nan, ouvert le 8 mai · texte numérisé non relu

Teng Yue ou Momein, Yun Nan, ouvert le 8 mai

1 902, en vertu de la Convention du 4 février 1 897. 51; — Ya Toung, Tibet, ouvert le ]^^ mai 1894.

Mesures chinoises. — Les anciennes mesures chinoises étaient les suivantes :

Mesures linéaires : le li, o mm. 36 ; le /en (ligne), 3 mm. 38; le tsouen (pouce), 3 cm. 58 ; le tcKe (pied), 35 cm. 8 ; le tchang (toise) = 10 pieds, 3 m. 58 ; le yin = 10 tchang, 35 m. 8.

Mesures itinéraires : le kpng (pas) = 5 pieds, 1 m. 79 ; le fen — 24 kpng, 42 m. 96 ; le fe'o = 60 kong, 107 m. 4 ; le li (stade) -= 180 tchang, 644 m. 4 ; le tou (degré) = 250 ft, 161 km. 1.

' Mesures de superficie : Pou kpng (pas carré), 3 mq. 20 ; le meou (arpent) = 240 pouyl a. 69 ; le ^'in^ === 100 meou^ 768 a. 98. *

Mesures de capacité : le cheng (piote), I 1. 031 ; le teou (boisseau), 10,31 ; le hou = 5 boisseaux, 51,35; le che (tan) = 10 boisseaux, 103,1.

Mesures de poids : le ft, 3 cg. 778 ; le /en, o gr. 378 ; le isien, 3 gr. 778 ; le liang (once, tad) , 37 gr, 783 ; le fcn (livre) = 16 taels, 604 gr. 53 ; le tan (picul) = 100 livres, 60 kgr. 453.

Une loi du 31 mars 1914 a adopté le système métrique ; voici les nouvelles mesures :

Longueur : Li = 1.800 pieds, 576 mètres ; Yin = 100 pieds, 32 mètres ; Tchang (toise) = 10 pieds, 3,2 ; Pou = 5 pieds, 1,6; TcA'e (pied), 32 centimètres; Tsouen (pouce) = 0,1 pied, 3,2 centimètres; F en = 0,01 pied, 3,2 millimètres ; Li = 0,001 pied, 0,32 millimètres ; Hao = 0,0001 pied, 0,032 millimètres.

Capacité : Tan (che) = 100 pintes, 103,54688 litres ; Hou = 50 pintes, 51,77344 litres; Teou (boisseau) = 10 pintes, 10,354688 litres ; Cheng (pinte) = 1,0354688 litres ; /Co == 0,1 pinte, 0,1035469 litres ; Chao = 0,01 pinte, 0.0103547 litres.

Surface : K'ing — 100 meou, 6,144 hectares; Meou = 6.144 ares; Fen = 0,1 meou, 0,6144 ares; Li = 0,01 meou, 6.144 centiares; Hao = 0,001 meou, 0,6144 centiares.

Poids : Kin (livre) = 16 taels, 5%,816 grammes ; Liang (tad) = 37,301 grammes ; Ts*ien = 0,1 tael, 3,7301 grammes ; Fen = 0,01 tael, 37,301 centigrammes ; Li = .0,001 tael, 3,7301 centigrammes; Hao = 0,0001. 3.7301 milligrammes.

i mètre = 2 pieds chinois. 79; 1 kilomètre, 1 li, 55'; 1 hectare, 13 meou ; t litre, cheng, 97 ; I gramme, 2 fen, 65 : I kilogramme, I livre, 65 ; I tonne, 16 tan. 5.

La seule monnaie réelle de Chine est le ts'ien que les Français appellent sapèqaes, d'après sapek, monnaie employée en ^nam, et les Anglais cash, de caixa, monnaie d'étain de Matacca connue des Portugais (1511) ; ces Is'ien (cuivre) sont enfilés par mille sur un cordon divisé en dix parties de cent (s'i'en chacune ; on donne A ce groupe de mille ou /ijtijure le nom de min ou Win- Ein théorie, IOAao= I cash (li) ; 10 cash = I candareén (Fen) ; 10 candareens = I mace (tsien) ; 10 mou = 1 tael (Uang), C'est le tael ' qui est aujourd'hui l'unité monétaire.

Le haikouan tael. en usage dans les douanes, a subi les variations suivantes : 1910. 3 fr. 40 ; 191 1, 3 fr. 40 ; 1912, 3 fr. 85 ; 1913. 3 fr. 81 ; 19)4. 3 fr. 45 ; 1915. 3 fr. 39 : i9l6.4fr.63;I9l7,5fr.94;l9l8,7fr. II;I919, lOfr. 12. En 1919 il vallait 6 shillings 4; I dollar américain 39;^ 1 dollar mexicain 68.

Langue. — La langue chinoise est monosyllabique et exempte de toute flexion ; les cu'actères qui la composent ■ont donc indéclinables et inconjugables. c'est-A-dire que c'est par les tons et par la position des mots, la connais' sance des particules, dont l'emploi constitue l'ossature et la phraséologie, que la langue devimt intelligible. Tout d'abord, il faut établir une distinction entre la langue écrite et la langue parlée. La langue parlée en Chine dans la bonne société aujourd'hui est désignée sous le nom de kpoon houa (par opposition aux dialectes locaux t'ou henia), que les étrangers désignent généralement sous le nom de langue mandarim-, quoiqu'elle soit la langue la plus universelle-

ment parlée dans l'empire et dans toutes les clauses. Il y a un kouan fuma de Pe King parlé au Tche Li et au Chan Toung ; il y a un kouanhoua de Nan King, le plus répandu ; il y a un k^(^ houa de Tch'eng Tou (Se Tch'ouan) ; en dehors .de cette grande langue, il y a un grand nombre de dialectes, comme ceux de Gmton, du Fou Kien (Hok Kien), de Soung Kiang (au Kiang Sou), etc. ; il existe en outre les langues particulières de tribus non chinoises, Lolo, Moso, Hakka, etc. On distingue le kouan houa du kou li^en, style antique plus essentiellement monosyllabique, partant moins précis, qui, indispensable pour Tétude des livres classiques Y^i/it^^, ne répondrait pas à cause de son vague aux besoins de la vie actuelle. Entre le kou toen et le kouan houa, les Chinois placent un troisième style, tûen tchang, style littéraire, qui procède des deux autres, qui a moins de vague que le kpu wen, mais en même temps plus de clarté que le kpuan houa. En réalité, il y a autant de styles que de sujets.

Les Chinois divisent leurs mots en mots pleins, che tseu, qui ont une signification propre, et en hiu iseu, mots vides, qui servent en général de particules, à compléter le sens des mots pleins et à exprimer les rapports des mots eqtre eux. On divise les che tseu en deux sections, en sen tseu ou houo tseu, mots vivants, qui marquent Faction, les verbes, par exemple, et en se tseu, mots morts, qui marquent la nature des choses, les substantifs par exemple.

Les inflexions de la voix sont représentées par cinq tons : char^ ping, hia ping, chang chen, k*iu chen et jou chen, c'est-à-dire ouvert, muet, montant, descendant et rentrant. C^elques philologues européens, Wade et Stent, par exemple, marquent ces tons par des chiffres. Les jeunes Chinois fes apprennent par la pratique dans les écoles. Le

nombre des tons, cheng, varie suivant les dialectes ; il y en a même qui en ont huit ou neuf^dit Giles. Dans le dialecte de Pe King il n'y a que quatre tons (seu chêng) qui sont le p*ing, le chang, le h^iu^ le jou. Les Annamites ont six tons ou accents.

Les étrangers qui ne connaissent pas le chinois se servent pour parler à leurs domestiques, leurs fournisseurs, etc., d'une langue qu'on nomme pidgin-english (business english) , formée de mots chinois, anglais, portugais, malais.

On fait remonter à l'empereur Fou Hi l'invention des caractères chinois que l'on répartit aujourd'hui en si5c classes ou six genres : 1 ^ Siang hin, caractère figuratif dans lequel, par exemple, le soleil est représenté par un rond avec un point dedans, la lune par un croissant, etc., c'est" à-dire que l'objet est indiqué par une image grossière ; 2^ Tche seu, caractères indicatifs, j'appellerai même suggestifs, qui s'adressent à l'esprit plutôt qu'à l'œil, ainsi trois triangles, dont l'un en tête, représentent un monceau ; deux carrés marquent le voisinage ; 3^ Houi'U caractères composés qui consistent dans la réunion de deux caractères pour obtenir un troisième sens, que n'avaient pas les caractères pris séparément ; 4° Kia tseu, caractères empruntés dont le sens propre est employé au figuré ; 5^ Hin Cheriy caractères syllabiques, qui donnent à la fois le son et l'idée ; 6** Tchouan Tchou, caractères retournés ; l'ensemble de ces six classes de caractères chinois porte le nom de lou chou.

Les caractères chinois se composent d'un certain nombre de traits qui atteignent le chiffre de neuf ; ce sont : le point, ichou ou tien ; la ligne, houa ; la virgule, p'ié ; la lance, kpuen ; le crochet, ^lue ; la ligne brisée, kou ; la courbe, i ; le trait, ti ; le pied, nah. D'une façon générale, le caractère

chinois est formé d'un radical ou clef et d'une phonétique ; le nombre de ces clefs varie suivant les auteurs, mais le système de l'empereur K'ang Hi a prévalu et les caractères sont rangés d'après le nombre de leurs traits depuis un jusqu'à 17 traits sous 214 clefs. Le nombre des caractères de la langue chinoise est considérable, ainsi le dictionnaire de K ahg Hi contient 44.449 caractères ; en pratique, 7 à 8.000 caractères sont amplement suffisants pour les besoins.

Les Chinois pour écrire se servent d'encre (me), de pinceaux (pi) et de papier (tche), «*Les quatre trésors (Se pao) de la table d'un écrivain, disent les Chinois, sont l'encre, le papier, le pinceau et l'encrier (me tong) ». La base de l'encre est du noir de fumée et de la colle mis dans des moules ; cette encre porte des noms suivant sa qualité et est ornée de caractères, de personnages, de figures, etc. Les Coréens avaient jadis la réputation, perdue depuis, de faire une encre supérieure à celle de la Chine. Le pinceau, qui se tient presque perpendiculairement, est gênéralement assujetti dans une tige de bambou. Il y a diverses sortes de papier.

Pour la Littérature et les Beaux-Arts, voir les volumes spéciaux.

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