CHAPITRE DIXIEME
"^^Ti^an/ ^""'■^ ; —
rendrait ^/^ ^" séjour à Houang-ngy-hô, les principaux de
çuejcsort^?^^'^^ ™^ "^^^"^ à plusieurs reprises. Toutes les fois
Ma table, ^ ^^,bon nombre de jeunes gens me faisaient cortège.
à'uue v/n^y^3nd je prenais mes repas, était toujours entourée
vo/r un ^ ^we de personnes : c'est si rare et si intéressant de
cunosité ^^^ropécn xnangerill y avait certainement de la
cessé de ^y^ tout aela,^ n^anmoinsjamais ces braves gens n'ont
Penda^^f^ témoig^ncr beaucoup de respect et de déférence.
entendu ^^ que j'étSLÎs dans la famille Ho à Pié-té, j'avais
klo nomx>^^^ter la, S^" ^j-osîté autant que les richesses d'un chef
itmn^^^loiïg.S^s bonnesœuvrcs lui avaient valu le surnom
et sa m î"^^^^ <^ ^^'^^' ^^ était connu à dix lieues à la ronde
1 ^0 éfait ï^ x-enc^ez'vous de tous les malheureux.
^^^ ^ï3tn' Iti <Jit à son sujet m'avait bien paru quelque
'^^'^^g^fé '^'^.^-s m» curiosité était éveillée, La famille
Tcktlg lïi'^' ^^^^^fii-im^ l«^s récits qu'on m'avait faltsje
rfsûlLIS d*i T}^ ^ ^ r^Ié:^^ ^ui sait, me disais- je en moi-même,
silesborin <J^ cirot homme de bjcn ne lui auront pas
Oblenula crtl^^^T^f'^Utliit, ^^ attirant sur lui les regards misé-
^j-ovïdcncel
lieues de Houang-ngy-hô, non devions suivre au retour. Je partis
^ ^^ grâce dix ^ 11 ^e demeurait qi^*^ ^^*
\m Qt la toiite o^^ t>l €ér «i ^ marques de respect et d^affcction îltlïitfespoiret corrio^ pondre de la vieille HÔ de Plé-té, çïï ïïie^ cbréût:nS' ' ^xxr\^ homme du même nom, originaire tommèUeou,^'^ ^^^ ir^o^ë"^^^^** Tous deux avaient eu de3 àtLo-my^so, ^^^^^ t il& s^ faisaient un plaisir de me pré-
s^Titet à\u\. ^^^ 3-Vi sortir de Houang-ngy-hô et alla
La route qui faisait quantité de
U p\xi\e «°^^ Jf^«\a*^*
louîours en av^S^^^ rlr^: ^^ sommet de la montagne, était i^étûUYS po^^ attei ^^^ -j^es chevaux avaient peine à marcher déUemiiée e^ ^^'^^^^^irties deux heures à faire cinq ly, c^est-à^ de sorte que nou^m^
dire une dem^-^^^ ^^ ^3, montagne fut plus facile. Le chemin L'autre ver^f ^^ grandes herbes; qui bordaient les deux
était pav€,
CIÏVCF NLfVY.hK.
Tr « "TO Cigitized by
côtés du sentier, ruisselaient d'eau, nous fûmes bientôt trempés jusqu'aux os. Le froid était humide et pénétrant, ce qui ne nous empêchait pas de marcher avec entrain.
Il allait taire nuit quand nous arrivâmes au village deNgîéouan-eul, non loin duquel demeure Long ta-chanjen. Apercevant au milieu des ondulations du terrain un mamelon plus élevé et ombragé ds grands arbres, au sommet duquel brillait une lumière :
— «C'est sans doute là-hart qu'habite l'homme de bien :^? demandai-je.
— € Non, Père, ce que Ton aperçoit est une pagode qu'il a construite (voir la gravure ci-dessus) ; il y entretient deux bonzes ; pour lui, il demeure plus bas... >
J'envoyai alors le Lieou de Pié-té en avant porter ma carte. Nous contournâmes le mamelon et longeâmes un étang, mais I nous n'arrivions toujours pas. En ce moment, la brume devint plus épaisse, et pour comble de malheur, la nuit était venue et nous étions égarés. Nous marchions au hasard depuis quelque temps et sans savoir où nous allions, quand un bruit de grelots se fit entendre sur notre droite, puis bientôt arrivèrent au galop deux cavaliers montés sur des chevaux blancs.
— « WÏ071 frère aîné, criai-je au premier, peux-tu nous dire ou demeure Long, le grand homme de bien ? »
A ce nom vénéré les deux cavaliers s'arrêtent.
— « Vous allez chez lui ? » demandent-ils,
— « Oui. »
— <L Vous vous êtes trompés de chemin, prenez cette route, puis tournez à droite... vous y serez dans quelques minutes. >
Vingt minutes après, nous pénétrions, en efifet, par une grande porte et parvenions devant un perron. A peine avaisje mis pied à terre qu'un jeune homme, ayant ma carte à la main, se présenta et m'invita à monter.
Arrivé dans la pièce du milieu, le jeune homme me fit le salut, à la chinoise, en joignant les mains et les portant au front. Je lui rendis son salut et lui demandai si j'avais l'honneur de parler à Long-ta-chan-jen.