I.\ CniNE
» bouddhistes. Le principal instigateur de cette persécu- » lion était Cumavila Blialta , redoutable ennemi de leur » doctrine , et écrivain distingué en théologie brahmani- » que. Les sectateurs de Bouddha furent alors expulsés » de l’Hindoustan , et c’est sans doute ce qui a fait qu’ils » se sont répandus dans les pays voisins , où leur doctrine «avait déjà pénétré (1).»
Voilà l’histoire indienne du bouddhisme; mais, selon les Chinois, il s’introduisit dans leur empire soixanfecinq ans environ après notre ère, sous le règne de Mingli , de la dynastie des Han. -,
Ce monarque, ayanlcru trouver dans une des maximes de Confucius qu’il paraîtrait un saint dans l’Occident , envoya des émissaires pour le chercher. Ceux-ci, en ar rivant dans l’Inde, découvrirent les bouddhistes , et en ramenèrent quelques uns avec leurs livres et leurs idoles. La tradition est que Bouddha était tout à la fois roi et prêtre d’un pays de l’Ouest , et qu’il avait une femme qu’il divinisa; qu’il fut obligé d’abdiquer le pouvoir, et de se cacher pendant douze ans, au bout desquels il enseigna le dogme de la métempsycose , nu de la transmigration des âmes. On dit qu’il finit par rentrer en possession de ses Biais, et qu’il quitta cette vie dans un âge fort avancé , transformé en dieu (le dieu Fo, ou Bouddha).
Ses disciples disent que « Fo est une seule personne ; mais qu’il a trois formes, qui sont représentées par trois images d’or distinctes , appelées les « trois précieux ou purs Bouddha. »
On dit que sa mère rêva qu’elle avait avalé un éléphant; de là vient le respect que l’on témoigne à cet animal à Siam et dans le Pégu. La légende chinoise indique quel était le caractère de Bouddha comme réforma-
(i) The llindoos, lumc I, p. r;5.
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teur. Il visait, dit-elle , à enseigner aux hommes « à s'amender et à pratiquer la vertu. »
Les cinq principaux préceptes, ou , pour mieux dire , les cinq principales défenses du bouddhisme , s’adressent aux prêtres, du moins c’est ainsi qu’on doit les entendre.