A CUIRE
Durant le cours de plus d’un siècle, on n’a présenté que des échantillons clair-seiués d’ouvrages plus sérieux à la connaissance du monde occidental. C’est en 1711 que la traduction latine des quatre livres , et des autres classiques secondaires, par le père Noël, fut imprimée. Après un assez long intervalle, parut la traduction du Chou-king, par le père Gauhil , et l’an iy85, Mailla publia en quatorze gros volumes in-4", son « Histoire générale de là Chine (1), » traduite des annales indigènes, appelées Tong-kien-kang-mou. De nouvelles traductions de plusieurs parties des quatre livres ont été faites depuis, entre autres Mencius, par M. le professeur Stanislas Julien. Eh 1828, la version anglaise de l’ouvrage entier fut imprimée au collège anglo-chinois de Malacca. On dit que.M. Julien prépare dans ce moment une traduction française du Lî-ki , l’un des cinq livres canoniques, qui est l’ancien Rituel ou code cérémonial de la Chine. 0 £
Oh peut remarquer au sujet de quelques traductions des missionnaires, et plus particulièrement de ceux denotre pays, que tout ce qui est obscur dans l’original a été rendu plus obscur encore, par la manière servile avec laquelle ils -se Sont, efforcés de traduire leurs auteurs. Au demeurant, ils se soqt servis d’un jargon qu’on .a appelé’ fort exactement « anglais de missionnaire.™ Ce n’est point ainsi que l’on peut reproduire fidèlement des textes originaux , souvent défectueux, quant au fonds, mais qui sont encore estimés de tous les lettrés indigèues pour la pureté du style et l'élégance de la diction, et c’est sans
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(i) Cette histoire 7 -à vrai dire, n’est point nne traduction des Annales de la Chine ; c'est, une compilation laite à j’aide d'un grand nombre d'historiens. Le Ssé-ki , de Ssé-ma-tsicn , a souvent été mis à contribution. On ne craint pas d’affirmer qu’il serait impossible de trouver dans les quatorze volumes publiés par le père Mailla, Jeux pages correspondant au texte chinois du Tt>uf*kien kang-mou.
( Note Ju Traducteur ,)
doute à ce ridicule système qu’il faut attribuer les jugements sévèresque l’on a portés sur quelques compositions chinoises. lirf critique écrivait ce qui suit dans un ouvrage qui a paru, il y a peu d’années :
« Les spécimens qui nous sont parvenus par l’entremise des missionnaires ne sont pas très propres à nous éclafirej sur la situation actuelledes Chinois. Leurs travaux sont assez volumineux, mais ils auraient pu fah$ de meilleurs choix. Nous ne voyons pas, en effet, quel intérêt les . Européens peuvent prendre à débrouiller l’inextricable confusion de leurs king ou livres canoniques. »