CHINE
un aliment délicieux, et la font paraître en étuvée sur leurs tables.
M. "NV liite de Selborne décrit ainsi leurs chiens:
« Mon plus proche voisin , un jeune homme au service de la Compagnie des Indes-Orientales, a apporté de Canton ici un chien et une chienne, de l’espèce de ceux qu’on élève et qu’on engraisse pour les manger. Ils sont de la taille d’un épagneul; ilsontune robe d’un jaune pâle, le poil très rude sur le dos, les oreilles droites et en pointe, et la tête allongée, ce qui leur donne l’air de renards; leurs jambes de derrière ne sont point coudées au jarret. Lorsqu’ils courent, leurs jarrets ne plient pas, et leur queue se recourbe sur leur dos comme celle de quelques chiens de chasse; leurs yeux, petits et perçants, sont d’un noir de jais; le dedans de leurs lèvres et de leur gueule est de lamême couleur, et leur langue est bleue. La chienne a un ergot à chaque patte de derrière ; le chien n’en a point. Quand on lâcha la première dans un champ, elle montra quelque velléité de chasser, et se précipita sur la trace de perdrix. Tout le temps qu’elle courut, elle aboya.
« Les chiens de l’Amérique du Sud sont muets ; il n’en était pas de même de ceux-ci : ils avaient un jappement court et enroué comme celui du renard. »
Ce récit ferait croire que les Chinois n’emploient point les chiens à des usages domestiques, mais qu’ils les engraissent comme les chats sauvages, afin de s’en nourrir. C’est une erreur; car bien qu’ils mangent quelquefois de la chair de chien, ils apprivoisent ordinairement ces animaux et les gardent près d’eux; ils appellent même une sentinelle vigilante Chen-keou, c’est-à-dire, un « chien accompli. » En Chine, on nourrit leschiens avec des légumes, et surtout avec du riz.
Les ours sont très communs dans les parties boisées de la province de Clicrr-si, à l’ouest de Péking.