‹ La ChineChapitre 56 sur 79 · I. A CUI.Nt · texte numérisé non relu

I. A CUI.Nt

râbles à la culture du thé , et l’on sait qu’il est très bien venu sur les hauteurs de Sainte-IIélène.

Pour remplacer le thé , les Chinois pauvres font infuser des feuilles de fougère séchées; nous en avons vu vendre près du lac Po-yang.

Chez les Chinois, le camtUia porte le même nom que l’arbrisseau à thé. La vérité est que ces deux espèces se ressemblent beaucoup ; la différence qui a été remarquée par le docteur Wallich consiste principalement dans la graine. Celle du thé est une capsule à trois lobes, dont chacune est fortement marquée , et de la grosseur d’une groseille noire, contenant une graine ronde. Ces trois lobes, lorsqu’ils sont mûrs, éclatent verticalement dans le milieu , et laissent la graine à découvert.

La capsule du camellia n’est pas lobulaire extérieurement, mais elle contient aussi trois graines comme celles du thé , quoiqu’elles soient plus longues.

Camellia olciftra.

LA CniflE.

En 1 834 » o» découvrit que la véritable plante à thé était indigène sur les territoires de la compagnie dans le Haut-Assam, c’est-à-dire sur les frontières de la province chinoise du Yun-nan; il y a tout lieu de croire maintenant que, si elle y était cultivée avec soin, elle réussirait parfaitement.

Dans des ouvrages anglais, composés il y a plus de cent ans, tels que le Speclator d’Addisson , les poésies de Pope ( 1 ), on trouve toujours le terme bohéa appliqué au meilleur thé. A cette époque, notre principal commerce avait lieu à Emouy et à Tchin-tcheou dans le Fokien, et le nom est la corruption de celui d’une montagne fameuse ( 2 ) située dans les districts à thé noir de cette province. Ce même nom désigne actuellement en Angleterre le thé de qualité inférieure, appelé par les Chinois ta-tcha « gros thé , » à cause de la grandeur des feuilles. G.’est une règle générale, que le thé de toute espèce est beau, en proportion de la souplesse et de Y immaturité de ses feuilles. Dans les districts à thé vert, on ne laisse jamais atteindre aux plantes une grande dimension , mais on les renouvelle fréquemment , tandis que le thé noir croit (feuilles et plante) dans toute sa hauteur.

Le thé noir le plus beau, appelé pekoe, est formé des bourgeons qui commencent à s’épanouir au printemps. C’est de cette manière que l’on forme aussi, au moyen des feuilles les plus tendres, une autre variété de thé appelé long-tsing ou hyson-pekoe , qui est singulière-

(») * fVhere none team ombre , uone e’er tasle bohea. »

» ' H a pf. op tuf LOCK.

(Oui qui u'apprennent pasl'hombre, ne goûteront jamais du liolioa.)

(La Boucle de cheveux enlevée. )

(2) Song-lo est le nom générique de tous les thés verts, cl est aussi le nom d’une montagne située dans le Kiang-nau.

LA CHIXE.

ment apprécié par ks Chinois, quoiqu’on ne l’importe pas en Europe , parce qu’il est trop sujet à se gâter par la moindre humidité. Mais ici nous anticipons sur le sujet du thé comme article de commerce. Considéré sous ce dernier point de vue , nous en parlerons encore dans le chapitre suivant.

Le laurus camphora , l’une des productions les plus remarquables de la Chine et du Japon, est un bel arbre qui croit dans les provinces méridionales , où il atteint la hauteur de cinquante pieds ; il en a quelquefois vingt de circonférence ; ses branches sont très grosses. On obtient de son bois, qui est fortement imprégné de camphre , une immense quantité de cette gomme-résine. On coupe en petits morceaux les branches nouvellement cueillies ; on les met tremper dans de l’eau pendant quelques jours, ensuite on les fait bouillir , en ayant soin de les remuer continuellement avec un bâton jusqu’à ce que la gomme commence à prendre la forme d’une gelée blanche. On verse alors la liqueur dans un vaisseau vernissé, et, lorsqu’on l’a laissée reposer quelque temps, on la trouve concrétée. '

On purifie ensuite le camphre brut au moyen du procédé suivant :

On ilispose au fond d’un vase de métal une couche de terre sèche tamisée, puis une couche de camphre et une autre couche de terre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le vase soit plein ; on termine par une couche de terre. On place sur le vase une couche de menthe, et on renverse un autre vase sur le premier. Le tout est mis sur un feu régulièrement alimenté ; ensuite on le laisse refroidir , et alors on trouve le camphre qui s’est sublimé et qui s’est attaché au vaisseau supérieur.

On fait usage du bois de camphre pour les mçubles et les coffres, attendu qu’il est à l’éprpuve des insectes; on l’efhploie aussi à Canton pour construire des bateaux

LA CniNE.

européens. Un autre bois fort usité parles charpentiers est le melis azedarach , vulgairement nommé * shamwood. »

On trouve sur les frontières septentrionales de la province de Canton deux espèces de sapin , le pinus massoniana et le lanccolata ; pour les transporter sur la rivière, on en fait des radeaux que des hommes conduisent avec des perches.

Le nan-mou, variété du cèdre, résiste aux piqûres des insectes, et parait être exclusivement employé pour la construction des temples et des demeures impériales.

Le successeur de Kien-long fit mourir le ministre de ce monarque, principalement à cause de ses immenses richesses, et parce qu’il avait eu l’audace de se faire bâtir un palais avec du nan-mou.

Le tté-lan, appelé aussi mou-wang , ou * roi des bois,» ressemble un peu à ce que nous appelons bois de rosé ; on s’en sert beaucoup pour la fabrication des meubles.

Le yang-chou , qui croit au sud, est une variété du ficus religiosa.

Les Chinois extraient des graines du dryandra cordata un vernis pour les bateaux. Comme il ne se dissout pas dans l’eau, on l’emploie avec succès pour doubler les vases, etc.* et pour couvrir les parasols du pays, dont on exporte une immense quantité dans l’Inde. Le beau vernis s'obtient cependant plutôt du tsic-chou , espèce de rhus , d’où le vernis découle tomme la gomme. Les Chinois disent que, dans l’état liquide , elle est extrêmement dangereuse pour les ouvriers, qui, en le fabriquant, ont soin , pour se préserver de ses qualités vénéneuses , de se ganter et de se couvrir la figure d’un masque.

On connaît bien les manufactures de laque de la Chine», et quoique l’on fasse usage du vernis avec du noir jais ou du rouge , il est susceptible de prendre toutes les couleurs. A - • *

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Nous avons déjà parlé du croton seblferum , dont les Chinois tirent leur suif. ,

« La graine du croton, dit Staunton , ressemble, quant à l’extérieur, aux graines du lierre. Aussitôt qu’elle est mûre, la capsule s’ouvre et se divise en deux, et,plus souvent, entrois parties; lorsqu’elle est tombée, elle laisse à nu plusieurs noyaux attachés l’un à l’autre par une tige , et couverts d’une substance aussi blanche que la neige, formant un magnifique contraste avec les feuilles de l’arbre, qui, dans cette saison ( en automne) , sont d’une couleur qui tient le milieu entre le pourpre et l’écarlate.

Nous avons décrit plus haut le mûrier, arbre utile qui nourrit les vers à soie. Il diffère du mûrier d’Europe en ce que ses feuilles sont plus petites , d’un vert plus clair, et beaucoup plus minces. Le fruit qu’il produit abondamment, lorsqu’on le désire , est petit , doux et fade.

Le bambou, cette herbe ou plutôt ce roseau gigantesque, est si bien connu, qu’il serait superflu d’en faire ici la description ; nous nous bornerons à mentionner les divers usages auxquels l’emploient les Chinois.

Ils s’en servent d’abord pour les échafaudages , pour les auvents, pour construire des théâtres provisoires, pour faire des paniers, du papier , des pipes et divers instruments aratoires; ils le mangent comme des asperges, et le convertissent, en outre, en bonbons et en médicaments. . % '

La plante à l’aide de laquelle on fait le papier de riz croît dans les marais, et parait être une espèce légumineuse ; on en fait des chapeaux , et les mariniers s’en servent pour empêcher leurs filets de sombrer, attendu qu’elle est plus légère encore que le bouchon.

Il y a ensuite une foule de plantes communes à l’Inde et à la Chine, telles que le cotonnier et l’indigo; le premier fournit à la population des vêtements qui sont teints au moyen du second.

Près de la Voie piale, entre Péking et la grande muraille, sir George Staunton a remarqué, dans le sol d’alluvion, une espèce de potygonum cultivé, dont les indigènes obtiennent une teinture bleue.. On pourrait peut-être en faire l'expérience avec succès dans d’autres pays trop froids pour l'indigo.

# Le smilax ou racine de Chine , ainsi qu’on la nomme dans le commerce, est un sudorifique, dont les médecins chinois recommandent l’usage dans une foule de maux.

La rhubarbe, ce médicament si précieux, croit au nord dans la province froide et montagneuse du Chen-si; sa couleur primitive estblanchàtre ; elle ne devient rouge qu’en séchant. . *

Le curcuma , ou balisier, sert quelquefois à colorer en vert le thé noir, afin de tromper les étrangers.

Le gingembre est assez généralement cultivé dans l’intérieur de l’empire ; on le vend vert dans les boutiques comme un légume.

Au nord, on extrait une huile excellente du noyau de l’abricot. Le cassia chinois, cannelle inférieure, croit dans la province de Kouang-si, et est exporté en quantités énormes par les navires européens.

On tire delà gelée d’une espèce d’herbe marine qu’on trouve dans le voisinage de Macao. On la mêle avec des fruits pour faire des conserves.

La plante à tabac parait croître partout; cependant, il y a tels endroits où elle est plus ou moins forte, selon le climat et le sol. Au nord, elle est d’une couleur pâle, et se vend en feuilles, que l’acheteur réduit ensuite en poudre. Au sud, on dit qu’elle doit sa couleur roygeàlre à une solution d’opium dans laquelle on la trempe. La culture du pavot est Qpmpjélement prohibée. *

Passons maintenant aux fleurs et aux fruits les plus remarquables. Parmi ces derniers , il y a trois espèces distinctes d’oranges ; la première est celle que l’on ap-

LA CLUSE

pelle en Europe orange de Chine, la seconde est d’une couleur jaune pâle et a une écorce aromatique; c’est la plus abondante et la moins chère; la troisième, qui est peut-être la meilleure, a, lorsqu’elle est mûre, une écorco cramoisie qui est tout-à-fait détachée du fruit. On l’appelle à Canton « orange de mandarin ; » les botanistes ont converti ce nom en celui de citrus nobilis. * ,

Les Chinois possèdent en outre plusieurs variétés de l’espèce nommée citrus ; l’une d’elles, appelée kom-kat, fait un bonbon excellent , lorsqu’on la conserve entière. Ils ont des petits limons rouges qui ne valent pas le citron d’Europe. L’une des preuves de leur habileté, ou, si mieux l’on aime, de leur adresse en agriculture, est le Fo-clieou « main de Fo, » citrouille d’une espèce particulière et qu’ils font venir toute en écorce.

Vient ensuite la pêche plate, fruit non moins curieux, et auquel les Chinois ont donné, à cause de sa forme étrange, le nom de « gâteau-pêche.» Son diamètre pris dans le centre, depuis le dessus jusqu’au dessous, est de onze seizièmes de pouce, et consiste entièrement dans le noyau, à l’exception de la peau; son diamètre sur les côtés est d’un pouce un huitième, et son diamètre transversal de deux pouces et demi.

Au nombre des autres curiosités des jardins chinois, on peut encore citer leurs pots de fleurs, contenant des tiges d’arbres , portant des fruits en pleine maturité.

lorsqu’ils veulent imiter en petit de vieilles forêts, ils plantent quelques branches d’arbres dans un pot de fleurs, de fprme oblongue, qu’ils remplissent d’argile d'allusion en quantité suffisante pour nourrir la plante; ils y ajoutent ensuite ^tje l’eau d’une manière Régulière. ** ■ 4 .ü ,

Après avoir diminué les braj^ihes, en les coupant et en les brûlant, et les avoir. courbées en'divers sens pour

qu’elles pussent ressembler à des arbres en miniature,

ils enduisent l’écorce de substances douces qui attirent les fourmis, et elles acquièrent avec le temps des feuilles toutes petites qui répondent complètement au but que l’on s’est proposé. L’orme est ordinairement l’arbre que l’on choisit dans ce dessein.

Parmi les fruits particuliers à la Chine , le li-tchi a été naturalisé au Bengale. Il en existe un autre appelé longyen « œil de dragon , » qui est beaucoup plus petit , et dont la peau est plus douce.

Le loquat est un beau fruit du genre mespilus, assez semblable à l’abricot.

Le tvhampi, comme on l’appelle à Canton, a été comparé quelquefois à la groseille, quoiqu’il ne'lui ressemble que pour la grosseur. Ses feuilles exhalent une odeur aromatique très suave.

» Les mangues mûrissent dans le sud de la Chine , mais elles sont petites et de qualité inférieure; outre cela , il arrive fréquemment que les bourgeons ne produisent pas de fruits ; aussi veut-on dire , quand on applique à quelqu’un le terme de « fleur de mangue , » qu’il promet plus qu’il ne tient.

Les raisins viennent mal aux environs de Canton, par suite des alternatives de sécheresses et de pluies, et des typhons qui dévastent les vignes.

Lord Macartney a trouvé des vignes en pleine culture , sur les bords de la rivière, entre llang-tcheou et le port de Ning-po, par 5o° de latitude; les raisins qui en provenaient étaient transportés à Canton dans des jonques.

Au nord, il y a des pommes et des poires, mais ces dernières n’ont point de goût, et les autres sont mauvaises , quoiqu’elles aient très bonne mine.

Le Chan-tong produit une espèce de datte qui , lorsqu’elle est séchée comme des pruneaux , a la forme d’un

ovale aplati et est d’une couleur rouge foncé ; elle a une saveur assez agréable.

Au nord aussi , on trouve des noisettes et deux espèces de châtaignes. Les Chinois possèdent de plus Yarachishypogœa, , ou noix de terre , que l’on estime infiniment à cause de son huile.

A la tète des fleurs cultivées , les Chinois placent le nclumbium ou lotus sacré. Ils le conservent souvent comme ornement dans des vases de porcelaine. Ses fleurs gigantesques ressemblent pour la forme, mais non pas pour la grandeur, à celles du nasturtium, la tige étant placée près du centre de la feuille. On le cultive à cause de ses graines et de sa racine qui servent à la nourriture ; il couvre alors les marais et les lacs dans une grande étendue. On mange les graines, soit vertes , soit sèches , lorsqu’elles ressemblent à des noix , et les racines comme des fruits , attendu qu’elles sont juteuses et rafraîchissantes.

Lne autre fleur estimée est 1 ’olcn fragrans qui produit l’olive : sa couleur jaune éclatante fait qu’on l’aperçoit de fort loin. Comme elle est lente à croître, elle justifie l’exv pression de tardœ crcscentis appliquée par V irgile à l’olive ordinaire. Il est â remarquer que l’une des récompenses accordées au mérite littéraire et l’emblème d’un zèle ardent dans les études, consistent en une branche de cette olive odorante.

La capitale de la province de Kouang-si est appelée Koueï-lin-fou , parce que le pays abonde en plantations de Koueï-hoa ou olea fragrans.

Le fameux meou-tan ne vit pas plus d’un an près de Canton, et n’y fleurit jamais deux fois. Les Chinois donnent quelquefois des prix fous pour les fleuts qu’on transporte dans cette ville. Une fleur généralement 'cultivée est le cltrysantliemiim indicum , que l’on apprécie à

* la chine) ' . 25 •f

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eàuse de la variété et de la richesse de ses .couleurs. Près de vingt de ces mêmes (leurs sont actuellement en pleine culture en Angleterre.

Les femmes portent quelquefois dans leurs cheveux le mou-li-hoa ( jasminum grandi florum ) qui est une fleur blanchâtre, d’une odeur extrêmement forte : elle a in- * spire une chanson dont on trouve la musique dans les Voyages de Barrovv.

Le tchou-Lan (chloranlhus inconspi caus ) , çlont la fleur, . d’un jaune verdâtre, ressemble à un chapelet; il s’em-, ploie pour donner du parfum au thé qui porte son nom.

Le myrtus tomentosa , qui a des fleurs roses , est une plante sauvage ; il croit sur les collines de la province de Canton, de même que Veugenia microphylta croit sur celles de la province de Kiang-si. *

Nous devons principalement aux deux ambassades de 17^3 et 1816 le peu de notions que nous possédons sur la géologie et la minéralogie de l’empire chinois.

La partie de la province la plus septentrionale qyis’^ tend depuis l’embouchure du Pei-ho jusqu’à Tien-tsin; où le canal se termine , porte toutes les marques d’une formation alluviale récente. On n’y voit pas un caillou $ le -soi parait consister entièrement en un mélange de sable et d’argile dans des lits alternant avec des couches de opquillç. , * »

"Le pays èst si peu élevé au-dessus du niveau du fleuve, qu’il semble difficile de pouvoir contenir ce derilièr entre ses Lords. Pour éviter les malheurs qui seraient la conséquence inévitable d’un débordement, le gouvernement a fait placer le long de ses rives d’énormes masses de terre. Aussi lorsqu’on est dans les vastes plaines qui en- k vironnent le Peï-lio, et que 1 on voit les mâts des vaisseaux qui le sillonnent, il semble que ces navires voguent par les champs, car les espèces de talus élqyés le long des bords empêchent qu’on aperçoive scs eaux,

Entre Péking et la grande muraille , sur la route de Jc-ho, au nord-est, dans la Tartane mandchoue', notre première ambassade a cru remarquer des indices de craie et des caractères géologiques, approchant de ceux qui nous sont familiers dans l.e sud-est de l’Angleterre.

Le terrain de la province dans laquelle est situé Péking est plat et alluvial* mais il s’élève rapidement vers l’ouest et forme des montagnes, d'où l’on dit que les Chinois - tirent une grande quantité de charbon pour l’usage de la «capitale. Le docteur Abel , qui a vu des échantillons de ces charbons, pense que ce sont des espèces de graphites. . ’

Les membres de l’ambassade de lord Macartnev ont remarqué que la couché la plus basse des hautes mon- .tagnès qui bornent la Tarlarie était composée de sable et de cailloutage ; la seconde en dessus consistait en pierre à chaux grossière et de couleur bleue; cette dernière était couverte d’une autre couche épaisse et irrégulière.d’argile durcie , tantôt bleue , tantôt brun-i*ouge , couleur qui lui était communiquée par du fer assez abondant pour lui donner l’apparence d’ocre. Dans quelques parties se trouvaient des veines perpendiculaires de quartz,; entremêlées de granit, au sommet des montagnes. • i. * ‘

khiandjes ambassades se furent embarquées sur le gfand canal, elles ne virent qu’une succession de marais et de lads se prolongeant àArâvcrs la province de Chantong^et la partie septentrionale de celle de Kiang-nan,qui furent le théâtre de cette immense inondation, arrêtée par 1 illustre Yit, mais que le fleuve Jaune menace sans cesse « de renouveler; aussi le.demier empereur le nommait-il « le chagriq.de la Chine. »

A la hauteur de Nanking, en remontant lé cours du Yang-tsé-kiang, le pays s’améliore , et les marais disparaissent.

' . . j.a ciiik*. . aa<j

Les lies de ce lleuve sont composées, selon le docteur Abel, de fragments' dp quartz, ronds et angulaires, depierre à chaux et de feldspath, unis par un ciment mince et argileux, ou enfoncés ^Ttis le sable.

Les montagnesj.iou-chan qui bordent le lac Po-yang, au nord-ouest 4 , sont composées de granit, contenant du feldspath blanc de lait, du quartz gris et du mica noir grisâtre. * Le doctpur Abel dit cju’on a trouvé dans le môme ljeu de très gros cristaux rfe feldspath très beaux, dont plusieurs avaient trois oiwquatre poucës dé diamètre , et étaient joints à des masses de mica d’égale di* , mension. *

A peu de distance du lac, Po-yang, on troujp une espèce de cjiarbon qui ressemble assez au «.bovoy-coal » du Devortshire. * .

Nous avons déjà dit (1) que l’on obtenait près du taiâaie i^c quelques lins des matériaux au moyen desquels on . fabrique la jftrcelaine; cetto.- circonstance fournit une autre similitude ?car , ainsi que l’a remarqué le docteur Kidd, on trouve une terre à porcelaine de qualité înfé»rieure duns la partie du Bovey, (comte de Deson), qui est proche de la route de Londres. . *

Lcb bords du fleuve Kan-Kiang 1 , près ÿe la colline Mei-ling, sont 'composés «de v vieux Sable' rou^e , reposant sur du gjanit, et dans un endroit appelé €hi-partan «les dix-huit rapides les rochers qui bbjtru^nt le • courant consistent eff^ranil et en drifbise foncée ët compacte; la colline est formée de pierre S chaux sous nn lit épais de saliie argileux. On pnraissaiUivoîr eu beaucoup de peine à perces uneproutc en cët* endroit. Le sable était à petits grains; il avait presque la éoulcur fonqpe de l’ar^ gi^; mais là où il avaîFcl<*long temps exposé pu contact de l’atmosphère , il était rougeâtf-e. Le côté méridional de

(1 Gltiipilre XVII: page

la colline est bordé de pyramides naturelles de pierre à

• *chaux. * . % ■ ' * ,

Aù-deiù de la ville de Nan-liiong-fou , je docteur Abel -, a observé que le» collettes qui formaient les bords de la - civière étaient couvertes à leur base de litsd’argile ferrugineuse (juï donnaient au sol ure teinté rougeâtre très remarquable. Les briques faites avec cefte terre deviennent biches , après avoir été cuites au four, .et telle est la couleur de toutes les .briques chinoises depuis Péking jusqùtà Canton. „*'*'•*

descendante fleuve, du* côté de Canton , les am-

* bassades ont vu un rocher, haut dte plusieurs centaines * de piedsy et qui consistait en pierre à chaux d’un neirgris : il avait plusieurs fissures et des cavernes naturelles , do*qt plusieurs" ont été facilement converties en temples hWiés à la déessé Kouan-yin.

J Le marbre gris foncé dont on se sert 5 Canton est d’^n trèfgros grain, et ne peut recevoir un beau poli (i) .*■ On trouve dans des boutiques du gypse ou de l’albétre , dont Ici indigènes font des statuettes ; ils en forment aussi du çimerft pour leurs bateaux, après l’avoir brûlé et mêlé avffc de l’huile^ puis une poudre pour les dents, et, Ce qui est passablement étrange , du gruau qu’ils prétendent très efficace "contre les fièvres , attendu ses propriétés rafraîchissantes. Enfin, ils l’emploient aussi à changer en thé vert le thé noir qui arrive endommagé à Canton. * * > ?

Le charbon, dans' cette ville, est lojn d’être pur; ilcodtient une petite proportion de bitume,. abonde en soufre,

(i) Il y ali ne espèce de nombre que Tou apprécie beaucoup * parce qu’il est parsemé lignes .qui ressemblent singulièrement à'Jcs arbres,, à* des animaux, etc.; mais ou a, lieu de supposcqque ces ligues sont quelquefois artificielles, attendu la trop grande correction des figures quelles représentent.

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