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et laisse beaucoup de résidu de terre. Les minesde charbon près de la rivière sont situées dans les flancs des rochers. • Duhalde, parlant du charbon du nord de l’empire, lui prête les mêmes inconvénients; il dit qu’il exhale unej odeur désagréable, et que si l’on n’avait passdin de placer à côté un vase plein d’eau, il suffoquerait les gens qui auraient l’imprudence de s’endormir à sa chaleur. Cependant il reconnaît qu’il brûle très long-temps une fois qu’on est parvenu, après de pénibles efforts, à l’ahlumer tout-à-fait. On pourrait croire que ce charbon, qui parait très abondant en Chine , renferme de l’acide sulfurique. • •
Il est à croire que les habitants l’ont de bonne heutfe employé comme moyen de chauffage ,' çarJtfarco Poïo.a. dit ( 1 ) à la fin du xmi siècle :
« 11 y 'a uAe espèce de pierre noire qu’ils tireotdes montagnesoù il en existe des veines. Lorsqu’elle est allumée* elle brûle comme du charbon et maintient le feu bien mieux que le bois. On peut la conserver toutp la nuit, et le matin elle brûle ençore.,Ces pierres ne jettent de Ohm- * mes que lorsqu’elles viennent detre allumées, mais tout le temps qu’elles se consument,, elles rendent une chaleur extrêmement forte. » ' v • ■*, • *
Depuis les environs de Canton jusqu’à la-mcf, les rochers sont composés de sable rouge reposant sur dû grt* nit. Mais, dans les lies qui longent la côte , ils consistent seulement eh granit grossiop , traversô-par quelques vfci- . hes de quartz. Le sol de ces mêmes lies qu’on, a quelquefois comparées aux Hébrides ( elles sont en cffët , * aussi stériles) est parsemé de blocs de rochers sembla-, biles. \ .
lin seul exemple de formatîotf de trapp a été découvert, parole docteur Abel, dans une ile appelée //#«£-
O) Ediliyu in jolio , pajçe 273. ,
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hong , qui se 'fait remarquer par une cascade. It*est 'probable qu’on en.décou* rirait bien d’autres, si on les' examinait plus longuement (i).
£ «J’ai observé, dit-il, les rochers qui sont situés près de la chiite d’eau, et je les ai trouvés composés de trapp basaltique ; tantôt ils portaient dans quelques endroits des marques de stratification distincte, et tantôt ils paraissaient arrangés confusément par colonnes. A peu de distance était une masse, dont l’eau de la mer ajait formé' une petite île : elle était composée de deux espèces de roc, de granit et de basalte, dont la jonction présentait diverses particularités 'curieuses. I.e basalte n’était pas erf contact immédiat avec le granit, mais il en était séparé par trois, veines étroites qui le suivaient dans toute sa longueur. Les veines étaient d octrois sortes, premiô- . rement de! granit et de basalte nÆlés d’une manière eoçfuse; secondement, de feldspath pur; troisièmement, , d’une espèce de porphyre composé ‘de cristaux de feldspath parfaits , mais dont le basalte formait la partie prin-
* Ht.
On ne croit pas qu’il existe de volcans aclils en Chine; mais les provinces'montagrteuscs, le côté occidental de d’empire, depuis le \urt-nan jusqu’aux environs de Péking, fournissent des traces de volcans assoupis, telles que des puits de pétrole , des.sources d’eau chaude et salée, des. émanations gazeuses, et quelquefois ,des trembie- . ments de terre. ,
Dans le Yun-nan, il j a des puits d’eau salée près’ de Yao-ngnn-fou , par 20 “ 5 à' de .Talitude , de même que .dans la partie sud-ouest de la province du Ssé-tchouen.
DanSle Clien-si, près de la ville de Yeoii-n^an-foïi ,' par 3fi” 4o' de latitude*, j^n trouve du pétrole, et dans
(1) Dans quelque* Iles, (ui-s de^feliusarï, oïl trouve des loches de
basalte. •
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la. -ejux*. . ' sCô
le Chen-si il existe des sources d’eati chaude et de . .. gai indammable que l’on emploie à la distillation des eaux salines du voisinage. Cette connexité des exhalaisons » gazeuses avec les sources salines a été considérée comme une confirmation de ce que nous venons de dire, la même particularité ayant déjàsété remarquée en Europe et en Amérique (i).
On dit que les Chinois conduisent le gaz au lieu où ils l’emploient, au moyen de tuyaux de bambou, terminés par un tube d’argile pour résister à l’action du^l'eu;ja, combustion qu’ils obtiennent ainsi est tellement forte , que les chaudières ne peuvent plus servir au bout jle peu de mois. . .
En 181 7, un tremblement de terre extrêmement violçnt. eut lieu dans le Ssé-tchouen ; un autre se fit sentir à Péking en 1701. Les légères secousses que l’on a éprouvées aux environs de Canton 11e sont probablement que des vibrations éloignées, communiquées par une partie de la ligne de volcans en pleine activité, qui s’étend depuis l’extrémité nord-est de l'Asie, c’est-à-dire depuis le Japon, les lies Lieou-kieou , Formose, etc., jusqu’à Java.
. Nous terinine&ns ce chapitre par la nomenclature de quelques Uns des principaux minéraux^ dont nousn’avons pas encore donné la description. Nous commencerons par la fameuse pierre de Yu, le névrite ou jade. Le Jou-i ou emblème d’amitié, envoyé par le dernier empereur-au prince régent^, était composé de ,yü.
La couleur de'celte pierçc est d’un blanc-gris .^passant par diverses gradations jusqu’au vert foncé (2). « Le yu
(») Oe La Bêche , Mtlologie, page i3a.
(a) H en existe, au British Muséum,' un échantillon auquel on a donné la forme d’une tortue ; il a otc trouvé enfoncé sur le» bord» dclaJunfna. • ,
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est d’une demi-transparence et nuageux ; il se fend en plusieurs morceaux, et entre en fusion sans qu’on lui adjoigne rien (i). » On dit que c’est dans le Yun-nan qu’il est le plus abondant : on le trouve dans le lit des torrents. Il est tellement dur, que les Chinois, pour le tailler, emploient leur poudre de corindon , appelée quelquefois spath-adamantin , comme lorsqu’ils veulent tailler des verres de lunette dans du cristal de roche (2). On trouve le corindon dans des roches granitiques, dont il forme quelquefois une partie intégrante; sa gravité spécifique est d’environ quatre , et sa dureté très grande. D’après l’analyse ci-jointe , empruntée au docteur Ridd, il parait que les parties constitutives du corindon et sa gravité spécifique sont à peu près les mêmes que celles de Y émeri, dont les lapidaires européens se servent dans le même but.
Corindon chinois.
Alumine
Silex
< Oxide de fer
Emeri.
Alumine
Silex.
Oxide de fer
Résidu
'IOO
Comme la Chine abonde en rocs primitifs, elle est aussi très riche en métaux. On trouve de l’or dans son
(1) Le docteur Abel.
(a) II est très abondant en Chine , et le plus beau vient du Fo-kien
LA CIIIM-;.
état naturel , au milieu du sablèfdes fleuves du Yun-nan èt du Ssé-tchouen , près des frontières de l’empire dès birmans, qui est connu pour produire une immense quantité d’or. La rivière au sable d’or ( Kin-cha-kiang) forme une partie du fleuve Kiang.
On trouve également dans le \ r un-nan des mines d’argent exploitées. La masse énorme de ce métal, apportée à'Lintin en échange de l’opium, prouve qu’il en doit exister de nombreux liions dans l’empire , quoiqu’on ait dit que le gouvernement s’opposait à ce qu’on les exploitât.
Le cuivre ordinaire , avec lequel la basse monnaie du pays est fabriquée, vient du Yun-nan et du Koueï- tcheou ; on donne à ce cuivre le nom de Tsé-lat ou « naturel, » parce qu’on le trouve dans le lit des torrents. On obtient une grande quantité de malachite ou dt# cuivre vert près du lac de Ilou-kouang, et les Chinois le pulvérisent pour peindre en vert. Le fameux pé-tong ou cuivre blanc , qui prend un poli assez semblable à l’argent, vient exclusivement, dit-on, du Yun-nan. On se procure en abondance du vif-argent dans le Koueï-tchéou, et dans le Hou-pé il existe une riche mine de tutenague ou de zinc.