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transport par terre, etsurtout que des « relations perfides» ne s’établissent avec les Européens. Us redouteront toujours aussi que les Anglais ne parviennent à s’emparer du thé sans qu’il passe par la douane de Canton.
Les navires qui ont essayé dernièrement de trafiquer sur la côte, au nord-est, n’ont pu se tirer d’affaire qu’avec l’opium.
En racontant le voy age de l’Amhcrst, nous avons eu occasion de mentionner que la plupart des articles en petitnombre qui avaient été embarqués, furent rapportés tels qu’ils avaient été chargés. Quelques expériences furent faites peu de temps après par des particuliers, qui voulurent imiter la compagnie. En petit vaisseau vendit de l’opium en i 852 , et alla jusqu’à un port du Fo-kien ; mais ce fut en vain que le subrécargue chercha à découvrir quelque débouché, la vigilance du gouvernement déjoua toutes ses manœuvres.
Un autre petit bâtiment remonta la mer Jaune et aborda la côte de Tartarie , mais il ne fut pas plus heureux que son devancier.
M. Gordon, qui avait été envoyé par le gouvernement du Bengale pour se procurer des plantes de thé, dit, à son retour, qu’il était convaincu que toutes les tentatives que l’on ferait désormais pour ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux seraient nulles, si l’on n’obtenait point l’assentiment des autorités chinoises.
L’opium, quoiqu’il ait toujours été prohibé comme nuisible à la santé et aux mœurs des habitants, est cependant l’un de leurs objets de consommation favoris. La contrebande qui s’en fait a pris son origine à Macao ; mais les Portugais de celte ville, par leur rapacité, leur jalousie et leurs vues étroites, n’ont pas tardé à rejeter ce commerce, qui a lieu maintenant à Lintin, où l’opium est emmaganisé à bord de vaisseaux aimés et délivré aux contrebandiers chinois sur des ordres écrits de Can-