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ton, attendu que le prix en est acquitté dans cette ville.
Le relevé suivant démontre que, tandis que la quantité importée en Chine s’est accrue de plus de cinq fois, le prix en a baissé d’environ moitié.
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L’attention du gouvernement de Péking fut à la fin attirée par ces faits, et il parait certain que la valeur totale des importations, qui , en j 852, excéda l’énorme somme de là, 000,000 de dollars, c’est-à-dire de 5 à 4 millions sterling, a diminué depuis.
Le passage suivant traduit du chinois est extrait d’un document officiel manuscrit adressé à l’empereur par un membre du tribunal des censeurs.
« J’ai appris que ceux qui fument de l’opium finissent » par le désirer avec une ardeur telle, que le goût de cette » drogue nuisible peut seul les calmer. S’ils ne peuvent » pas s’en procurer à l’heure à laquelle ils ont coutume a d’en faire usage, leurs membres s’affaiblissent; des «humeurs coulent de leurs yeux et de leur nez, ils ne a sont plus capables de se livrer à la moindre occupation. «Mais qu’on leur apporte une pipe d’opium, ils en as- » pirent quelques bouffées, et sont aussitôt guéris.
» C’est ainsi que l’opium est devenu pour ceux qui le a fument une partie de leur existence , aussi n’est-il point Bétonnant, lorsqu’on les mène devant les magistrats, a qu’ils soient prêts à endurer tous les châtiments plutôt a que de révéler le nom de ceux qui les approvisionnent.
a Les fonctionnaires locaux reçoivent quelquefois des b présents pour tolérer ce mal, ou pour arrêter l’effet des a poursuites commencées. La plupart des négociants qui
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» importent des marchandises à Canton vendent de » l’opium par contrebande.
» Je suis d’avis que l’opium est deux fois plus funeste «que le jeu, et que par conséquent l’on ne devrait pas » appliquer aux fumeurs d’opium des peines moins fortes » qu’aux joueurs. Or, la loi porte que les joueurs qui ne » déclareront pas d’où ils tiennent leurs instruments de » jeu, seront considérés comme les complices de ceux qui » les leur auront vendus, et punis en cette qualité de cent •> coups de bambou et de trois ans de déportation. Tout » joueur fconvaincu doit recevoir quatre-vingts coups, et s’il » exerce des fonctions publiques, son châtiment est aug- «menté d’un degré; tandis que le fumeur d’opium qui » ne fait point connaître son vendeur , n’est condamné » qu’au pilori.
» A ces causes, je demande que tous les fumeurs con- « vaincus, qui refuseront de révéler de qui ils tiennent «l’opium qu’ils consomment, soient considérés comme » complices de ces derniers ; et , s’ils sont salariés par «l’État comme fonctionnaires, qu’ils soient punis plus » sévèrement d’un degré.
» C’est ainsi que la loi, par sa rigueur môme, détournera de cette funeste habitude ceux qui s’y adonnent, «en même temps qu’elle découragera ceux qui pour- » raient être tentés de les imiter.
» L’opium parait être presque entièrement importé de » l’extérieur par d’indignes officiers qui , d’accord avec «de cupides marchands, l’introduisent au sein de l’em- « pire ; des jeunes gens de famille, de riches citoyens, des «négociants en adoptèrent l’usage, qui finit ensuite par » s’étendre jusqu’au peuple. J’ai appris qu’il existe des » fumeurs d’opium , dans toutes les provinces , parmi la «magistrature et jusque dans les rangs de l’année. Dans «le même temps que les fonctionnaires des divers dis- » tricts rendent des édits pour défendre la vente clandes-
- tine de l’opium, leurs parents, leurs alliés, leurs em- » ployés, leurs domestiques en fument comme auparavant, » et les marchands s autorisent de la défense pourhausser "leurs prix. La police, influencée aussi, achète de l’o- » pium au lieu de travailler â sa suppression, et c’est de «cette manière que toutes les prohibitions et tous les «règlements demeurent vains. » i ;à
Le censeur termine par l’exposé d’un projet de loi qui fut plus tard approuvé par le tribunal criminel, et ratifié par l’empereur en 1 835. ,.o r
Cette loi condamne les acheteurs et les fumeurs d’opium à cent coups de bâton et au pilori pour deux mois; ceux qui né feront point connaître le nom de l’individu qui le leur a vendu sont punis , comme complices , de cent coups et de trois ans d’exil; les mandarins qui fumeront de l’opium seront punis d’un degré plus sévèrement que les particuliers. Enfin, les gouverneurs seront tenus d envoyer à la fin de chaque année un rapport à ce sujet.
Il nous reste maintenant à examiner les effets de cette loi , afin de reconnaître si elle est de nature à supprimer ou à restreindre une coutume dont l’adoption est tellement générale, qu’elle a fait de l’opium la seule marchandise qui puisse être vendue avec succès dans les ports prohibés situés sur les côtes de Chine. üu .
Le relevé suivant démontre que l’opium forme depuis quelque temps environ la moitié de la valeur totale de nos importations à Canton et à Lintin, et que le thé a constitué quelque chose de moins que la même proportion de nos exportations.
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Marchandises. , ■■ . Hollara.
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Autres importations 1 1 ,808,077
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