‹ La ChineChapitre 67 sur 79 · CUINIi · texte numérisé non relu

CUINIi

Le thé a vraiment opéré une révolution parmi les Anglais : ils le prenaient, vers le milieu du xvn' siècle, plutôt par curiosité que comme un objet habituel de consommation. C’est ce qui semble résulter du moins AuGossiping diary de Pepy(daté de 1661 ), dans lequel il est dit que « l’auteur demanda une tasse de thé , boisson • chinoise qu’il n’avait jamais goûtée auparavant.»

Vers le commencement du dernier siècle , il devint d’un usage plus général; le relevé suivant montre quels progrès il a faits jusqu’à présent.

Annie*.

Livres.

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En 1806, les droits d’octroi s’élevèrent à 91 pour 100, et en « 8 1 9, à presque 1 00 pour 1 00, sur le prix de vente de tous les thés; cette taxe qui était assurément bien propre à diminuer la consommation, ne l’entrava cependant point, car les importations de thé en Angleterre ont excédé la consommation de tous les autres pays de l’Occident réunis.

D’après une lettre écrite de Sibérie à Canton, en 181g, il parait que la quantité de thé transportée annuellement en Russie s’élevait à soixante-six mille caisses, contenant environ cinq millions de livres. Depuis cette époque , il n’est point survenu d’augmentation matérielle.

Le commerce français à Canton semble , depuis peu , se développer ; il y a un an ou deux , le nombre des na-

beurg, varie entre 5 et 6 shillings anglais, et le plus élevé dépasse, dit on, 38 shillings la livre.

vires français à Wliampoa ou à Linlin s’élevait à quatre, tandis qu’autrefois il n’en existait qu’un seul. Depuis 1828, un consul français a été.nommé. En 183 s, la quantité de thé consommée en France représentait deux cent cinquante mille livres; mais on dit qu’on en consomme beaucoup plus depuis que l’on a reconnu qu’il était un antidote contre le choléra.

En i 83 a, dix-sept vaisseaux hollandais visitèrent la Chine, venant, soit de la Hollande, soit de Batavia; cependant la quantité de thé importée annuellement en Hollande n’excède pas deux millions de livres. Il arrive de temps à autre un vaisseau danois, à Wliampoa ; mais la consommation du Danemarck n’a pas été plus considérable que celle de la France.

Dans d’autres pays de l’Europe, le thé ne se vend guère que comme médicament, et c’est à peine s’il est regardé par les marchands comme un article de négoce.

Le commerce de thé le plus important après le nôtre est celui des États-Unis, bien qu’il soit sujet à des fluctuations dont nous avons été exempts. L’abolition des droits sur Je thé donna, en i 853 , un nouveau stimulant aux négociants américains : leurs importations et leurs exportations de Canton excédèrent ensemble l’énorme somme de iG millions de dollars, et ils employèrent près de cinquante petits bâtiments. Cependant, par suite des pertes qu’ils éprouvèrent sur cet article, le tonnage des États-Unis diminua beaucoup en i 834 , et l’on n’espérait pas à cette époque qu’il revint à sa première élévation.

La consommation annuelle du thé aux États-Unis s’est élevée , année courante , à environ 8 millions de livres. Nos colons américains du Canada et de la Nouvelle-Ecosse furent approvisionnés jusqu’en 1824 par des bâtiments qui traversaient les lacs, depuis les Etats septentrionaux de l'Union. Mais en cette année, la compat. 11. 22

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