I. A C1IINH
gnie des Indes-Orientales commença à envoyer à Québec et à Halifax trois chargements de thés à bon compte, ce qui coupa court aux approvisionnements américains.
Nous terminerons par quelques observations sur la connaissance que nous possédons actuellement des ports et des havres de la Chine , sujet d’une haute importance pour le cas où notre commerce s’étendrait au-delà de l’étroite limite dans laquelle il a été si long-temps resserré par l’inflexible politique des gouvernants tartares de l’empire.
L’exploration des mers de la Chine fut commencée , sous les auspices et aux frais de la compagnie des Indes- Orientales, en 1806, et terminée en 1819; elle fut exécutée par deux vaisseaux qui coûtèrent annuellement 1 3,ooo livres sterling.
Selon un rapport récent adressé par le capitaine Horsburgh au département des affaires étrangères, cette exploration comprend toute la côte , depuis Teen-pak, latitude 21* 22', longitude m° 1 3' est, jusqu’aux lies Lamock, latitude 23° 5o', longitude 117 0 . Elle renferme tous les canaux avoisinant la rivière de Canton, et cette môme rivière jusqu’à l’ancrage de Whampoa, puis les côtes méridionales et orientales de l’ile de Ilaï-nan, et quelques unes des mers et des détroits du Sud.
Ainsi que nous l’avons dit ailleurs, les capitaines Ross et Basil Hall, lors de l’ambassade de lord Amherst, explorèrent rapidement le golfe de Pé tché-li , au nord du promontoire de Chan-tong ; mais il reste encore à tracer hydrographiquement pour les navigateurs toute la côte orientale, depuis les lies Lamock jusqu’au promontoire de Chan-tong.
Le rapport au ministre des affaires étrangères , rapport qui a déjà été confirmé par une expérience individuelle, dit qu’une foule de havres sûrs pour les vaisseaux marchands, ou les vaisseaux de guerre en danger, existent