‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 10 sur 125 · I.NTnOmJCTlON · texte numérisé non relu

I.NTnOmJCTlON

tcment, deux choses indispensables après la nouri'iture, et où la nourriture elle-même s’obtient avec peu d’efforts (i), on trouve que les peuples n’ont pas fait beaucoup de progrès ; tandis que , d’un autre côté , la totalité de l’Europe, et, certainement, la plus grande partie de la Chine , sont situées au-delà du tropique du nord. Si nous pénétrons plus au septentrion, dans ces régions arctiques où l’homme vit dans une condition misérable , nous verrons que là il n’a point de matériaux qu’il puisse employer; la nature y est tellement parcimonieuse dans ce qu'elle rend au travail, que l’industrie est découragée et gelée pour ainsi dire dès son essor; en d’autres termes, la proportion est détruite. Les régions équinoxiales sont trop spontanément actives et fertiles; les régions arctiques trop cruellement stériles. D’après cela , il semblerait que l’industrie , la richesse et la civilisation , se sont principalement concentrées dans la lone tempérée, où il y a tout à la fois une nécessité pour exciter le travail, et une production pour le récompenser. »

11 existe sans doute , en sus de la position géographique, d’autres circonstances qui influent sur la civilisation des peuples; cependant, cette dernière considéraüon est d’un trop grand poids pour être négligée dans le calcul.

(i) Voyez les ob»enralion* «le Hamboldt snr i'u'»ngc «lu bananier dans la Nouvelle-Espagne.

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