I.A CHI^K
c’est-à-dÿ’e les tourments des damnés, et les divers degrés de malheur ou de félicité dans la vie à venir. Ces fêtes, qui paraissent avoir été in'stiluées pour réunir de grandes masses d’individus; consistent en réjouissances et en divertissements. La tradition porte qu’elles ont pour but de célébrer le souvenir d’un jeune homme qui était allé dans l’autre monde pour en ramener, non sa femme, mais ( ce qui est plus approprié aux sentiments des Chinois) sa propre mère. Selon l’histoire, cet Orphée asiatique aurait été plus heureux que celui de Thrace*
Oblations.
L importance que les Chinois attachent aux cérémonies pourrait faire penser qu’ils ont contracté de la roideur dans les manières et le caractère; il n’en est pourtant rien , car notre ambassade a fourni à plusieurs ^personnes d un rang élevé l’occasion de montrer au contraire qu elles se distinguent par l’aisance.et là noble simplicité dos manières. Ce n’est pas toutefois qu’elles ne cherchent en public à se donner, vis-à-vis des étrangers , un air de supériorité pour maintenir la dignité de leur cour ; mais, en particulier, elles agissent autrement.