‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 109 sur 125 · I.K CHINE · texte numérisé non relu

I.K CHINE

Pour en revenir aux costumes, les hommes, ainsi que nous l’avons déjà dit , se rasent toujours les cheveux , à l’exception d’une queue ; mais quand ils sont en deuil , ils les laissent croître. Comme les Chinois ont très peu de barbe, le rasoir n’a à couper que sur la têle; par conséquent personne ne peut se raser tout seul; de là le grand nombre de barbiers qui existent dans chaque ville. Ils portent les instruments qui composent leur trousse suspendus à un bâton qu’ils tiennent sur l’épaule ; à un bout pend une escabelle , et à l’autre , en contre-poids ,• un réchaud. Quoique leurs rasoirs n’aient pas bonne apparence, ils ne laissent pas que d’être excellents. La coutume est de ne porter des moustaches qu’à quarante ans, et de la barbe qu’à soixante. Cette dernière est ordinairementclair-semée; très peu d’individus l’ont épaisse comme les autres Asiatiques.

Les fcmmgs seraient assez jolies, si elles n’avaient pas la désagréable liabitude do se peindre le visage en blanc et en rouge , pour ne point parler de la difformité de leurs pieds; elles y remédient, sous le point de vue hygiénique, en ne seserrant'la taille d’aucun lacet; aussi leurs enfants naissent-ils bien conformés et rarement maladifs. Le costume des femmes est très décent et très gracieux ; celles de la classe aisée le portent aussi magnifique que le peuvent rendre les plus belles soles et les plusadmirablesbroderies. Elles regarderaient comme nu ce que nous appelons couvert, par exemple toutes les formes que les vêlements justes font ressortir, en ayant l’air de les cacher. Les jeunes personnes laissent pendre leurs cheveux en longues tresses; l’une des cérémonies préparatoires du mariage consiste à les relever, à les orner de fleurs ou do perles, et à les attacher avec deux aiguilles. Elles portent quelquefois un orneinent d’or et ^e bijoux, représentant le fong-hoang ou phénix chinois, les ailes étendues et le bec pendant sur

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le front, au naoyen d’un ressort élastique. Arrivées à un certain âge, elles ont pour toute coiffure un tissu de soie autour de la tête. Les jeunes femmes s’arrangent les sourcils pour qu’ils représentent une belle ligne courbe, comparable à la lune dans le premier ou le deuxième jour de son renouvellement, ou bien à la feuille du saule printanier.

L’œillet et le vert sont deux couleurs réservées exclusivement aux femmes; les hommes ne se les approprient jamais. Le costume ordinaire est une robe de soieou.de coton, à larges manches, par-dessus un vêtement plus long, sous lequel sont des caleçons lâches, attachés autour de la cheville. Les Chinois ont une expression proverbiale qu’ils emploient en parlantdcs defauts non apparents; «les longue* robes cachent de gros pieds. » Les Tartares ont eu néanmoins le bon Esprit de laisser les pieds de leurs femmes dans leur état natufeî. A d’autres égards , elles suivent les us chinois, et se peignent aussi Je visage en blanc et en rouge.

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Le costume des laboureurs est très propre à laisser

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