I.\ ClüNE
des caractères de leur écriture, l’ont qu’ils les emploient dans presque toutes les circonstances ; ils s’adonnent beaucoup à la calligraphie, et conservent dans leurs chambres comme des ornements , autant que comme des souvenirs , les autographes de leurs amis. Ces autographes , qui contiennent des sentences morales , des versets ou des citations des livres sacrés , sont ordinairement sur des tablettes de satin ou de beau papier, et toujours à deux pour conslilaevles parallélismes, dont nous aurons occasion de parler au chapitre de la littérature et de la poésie.
Dans leur ameublement , les Chinois affectent de se départir de runiformilé pour adopter ce que l’on pourrait appeler un désordre régulier, comme, par exemple, dans les divisions et les tablettes d’un casier à livret ou dans les compartiments d’un paravent. Les ouvertures de leurs portes, au Heu d’être taillées à angles droits, sont ovales comme une feuille, ou rondos comme un cercle. Leurs lits , en général , sont très simples ; ils ont des rideaux de soie ou de coton en hiver, et un beau filet pour préserver des mousquites durant les mois les plus chauds. Deux ou trois planches, deux bancs ou tréteaux sur lesquels on les pose , une paillasse et quelques bâtons de bambou pour étendre des rideaux de grosse toile, constituent le lit du commun des Chinois.
On peut croire que dans le pay^de la porcelaine, celte matière est universellement employée comme ornement. On en fait des vases magnifiques. Plus ils sont antiques, plus ils sont estimés. Ce goût des Chinois a donné naissance à des manufactures d’antiques factices , non seulement en porcelaine , mais aussi en bronze. Il n’est pas besoin d’ajouter que les Européens y sont trompés souvent. Leurs trépieds et leurs vasgs antiques , réels ou factices, sont quelquefois d’une forme bizarre et ressemblent assez à ceux qu’on trouve en Europe. C’est