‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 17 sur 125 · I..V CIIt.NE · texte numérisé non relu

I..V CIIt.NE

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d’eiilre eux qui échappèrent la vie sauve, furent pris par les Chinois et envoyés , après avoir suhi divers mauvais traitements, à Nankingmème, oii ils furent condamnés à être fouettés et à perdre chacun un pouce, ün les conduisit ensuite à Péking, et ce fut pendant la route que Pinto eut occasion d’admirer les mœurs des Chinois, leur amour de la justice, l’ordre et l’industrie qui régnaient parmi eux. Condamné , ainsi que ses compagnons , à une année de travaux pénibles, il fut mis en liberté avant l’expiration de ce temps par les Tartares-Mandchous, qui envahissaient alors le pays. Il se joignit à ses libérateurs, et vit, pendant qu’il était à leur service, un des principaux Lamas qu’ils appelaient leur pape. Le père Gauhil a donné, à une époque plus rapprochée, une description curieuse de celte hiérarchie lartare.

Les Portugais quittèrent, à la longue, les Mandchous, se frayèrent un chemin jusqu’à la côte, et s’embarquèrent de nouveaupour Ning-po. Abandonnés par traliison dans une lie inculte, ils étaient sur le point d’y mourir de faim, lorsqu’un pirate vint les sauver en les prenant à son bord. Bientôt après, des vents contraires les poussèrent .sur les côtes du Japon.

A son retour à Ning-po, Pinto fit à ses compatriotes un tableau si séduisant de tout ce qu’il avait vu, que ceux-ci SC hâtèrent d’envoyer une grande expédition au Japon. Elle ne fut pas très heureuse; plusieurs vaisseaux se perdirent, et Pinto lui-même, entraîné versLou-tchou, fut accusé, avec scs compagnons, d’avoir tué quelques naturels de ces lies à l’époque où les Portugais s’étaient emparés de Malacca. Or, comme on avait dit au roi que les Portugais étaient des pirates, il ordonna que Pinto et les autres aventuriers fussent écartelés et que l’on exposât leurs membres après l’exécution.

Ils échappèrent encore â ce danger imminent, grâce à rinlcrvcnlion de quelques femmes du pays. Pinto rc-

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