‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 27 sur 125 · I.A CHINE · texte numérisé non relu

I.A CHINE

vait, d’un commerce ù Canton et à llockchou ou Fokcheou.

En i 685 , Formose, comme nous l’avons dit précédemment, fut rendue aux Tartares; à l’occasion de cet événement , on lit dans une dépêche fort curieuse de la compagnie, datée du 20 décembre de la même année :

« On enjoignit à tous les habitants , au nom du grand Khan de Tartarie, de raser leurs cheveux , à l’exception d’une touffe pendant comme une queue de singe du milieu de la tête , et de se vêtir conformément au costume du pays de leur nouveau souverain. »

Les Tartares , dès la première conquête de la Chine , ont toujours montié une grande aversion pour le commerce extérieur, ce qui a pu provenir, d’un côté, de ce qu’ils étaient moins enclins au négoce que les gouvernants indigènes du pays, et, d’un autre côté, de la crainte qu’il ne s’élevât quelque collision entre les Européens et leurs sujets Chinois. Le fait est que c’est depuis la conquête de la Chine que les Anglais ont été exclus de Mng-po et d’Emouy; ils trafiquèrent dans cette dernière ville toutle temps qu’elle demeura indépendante des Mandchous , et quelque temps après que le reste de l’empire chinois se fut soumis aux vainqueurs.

Le vaisseau leDelight fut envoyé , en 1680, pour tâcher de rétablir un négoce à Emouy , et, vers la même époque, la compagnie s’activa fortement pour s’assurer un commerce régulier avec Canton. Durant le cours de toutes ces tentatives, la circonstance la plus frappante qui se présente est la stupide obstination des Portugais de Macao à refuser l’entrée de ce port aux navires anglais, et la perfidie avec laquelle ils continuèrent de les calomnier auprès des Chinois , dans le dessein de les empêcher de trouver un pied-à-lerre à Canton. Ils n’ont cependant pu parvenir à nous exclure même de Macao ; mais leur système politique a été constamment d’attribuer aux An-

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