‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 36 sur 125 · I.à £IIINR · texte numérisé non relu

I.à £IIINR

la nation en Chine étaient sans cesse exposés aux hasards d’une interruption, selon la volonté d’un certain nombre de délégués capricieux et despotes, qui, tenaient la cour de Pëking dans la plus profonde ignorance de leur conduite tyrannique et arbitraire, à l’égard du commerce de la Compagnie. C’est à ces diverses circonstances que l’on doit attribuer l’ambassade de lord Amhcrst , en iSi6 , dont l’objet était d’établir le commerce de la Grande-Bretagne sur un pied ferme et équitable , au su de l’empereur, et avec l’avantage de pouvoir en appeler àla cour, en cas de besoin. Le projet d’une mission à Péklng avait déjà été formé depuis quelque temps par les ministres de S. M. et par la cour des directeurs , lorsque l’arrivée des dépêches de i 8 i 5 les confirmèrent dans leur résolution. On espérait pouvoir obtenir l’autorisation d’avoir un résident anglais dans la capitale , ou celle de trafiquer dans quelques uns des ports situés sur la côte nord-est.

L’ambassade quitta l’Angleterre, le lo février, à bord de la frégate l'Alceste, qui était accompagnée du brick la Lyra et du Général HetveU , vaisseau de la Compagnie; elle arriva le 1 2 juillet à Macao , où elle fut jointe par sir George Staunton, premier commissaire, par les secrétaires chinois, et par les autres personnes qui avaient été désignées en Angleterre pour l’accompagner àPéking. Les vaisseaux atteignirent, le 28 juillet, le golfe de Pétché-li; mais l’ambassadeur ne débarqua pas avant le 9 août. Le 12, l’ambassade arriva à Tien-tsin , où une fête avait lieu en l’honneur de l’empereur ; on essaya de lui donner quelque pratique en ko-teou (prostration), devant un paravent jaune, préparatoirement à l’exécution en grand de la même cérémonie devant l'empereur lui-même. Lord Amherst évita de se soumettre à cette prétention, en alléguântque l’onn’avaitpointrequislecomte Macartney de donner cette marque de foi et hommage.

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