‹ La Chine ou Description GeneraleChapitre 38 sur 125 · I.A CHINE · texte numérisé non relu

I.A CHINE

ment étudié la Chine, et qui la comprend bien, remarque qu’une obéissance . douce et passive aux demandes dégradantes de cette cour hautaine ne sert qu’à entretenir son orgueil , et ajoute encore à l’idée absurde qu’elle a de sa propre importance. « Un jésuite de Péking, cité par Duhalde , remarque , à la date de i G87 , que les princes d’Europe devraient être circonspects lorsqu’ils envoient des lettres et des présents à la Chine , » de peur que leurs royaumes ne soient enregistrés parmi les États tributaires de l’empire.

Comme ce sujet est assez important , et qu’il peut devenir plus tard une question de haute utilité, nous croyons nécessaire d’ajouter les observations du docteur Morrison. «Il y a une différence de soumission et d’humilité qui est exprimée par les diverses postures du corps; par exemple , se tenir debout et incliner la tête , est une marque de soumission moins grande que mettre un genou en terre; mettre un seul genou en terre , c’est moins , naturellement , que d’en mettre deux ; s’agenouiller complètement , c’est moins encore que s’agenouiller, en posant les mains et le front sur le sol, et cette dernière prostration est moins humble , dans l’idée des Chinois, que colles qui consistent à répéter la même action trois fois , six fois ou neuf fois. En recherchant s’il convient à un être humain d’employer des démonstrations de soumission aussi exagérées vis-à-vis d’un de ses semblables, on trouve qu’aucune de ces démonstrations, même la plus forte, ne détruit l’idée de l’égalité ou môme d’indépendance naturelle lorsqu’elle est réciproque ; mais lorsqu’elle ne l’est pas , alors la moindre démonstration exprime de la manière la plus positive la soumission et l’hommage rendus par un individu ou un État à un autre individu ou à un autre État. C’est dans ce sens que la famille tartare qui occupe aujourd’hui le trône de la Chine , considère le san~kouei~kieou-kiou , action par

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