I.A CHINE
Mackenzie, engagea le comité à l'aire venir de lu Hutte une garde d’environ cent marins, deux pièces de dixhuit, et à déclarer que ces troupes ne se retireraient point tant qu’on n’aurait point réhactè les menaces qui avaient été laites. Celte mesure ayant été exécutée avec autant de vigueur que de célérité , parvint à int'uiiider les Chinois, qui s’empressèrent de donner l’assurance qu’ils ne s’étaient proposés d’en venir à aucune violence; alors on renvoya les hommes è leurs vaisseaux ainsi que les canons. Cette force armée était restée à Canton environ une semaine.
La cour des directeurs, ayant désapprouvé la détention de ses vaisseaux dans la saison précédente, remplaça les membres du comité , dont les successeurs arrivèrent le .vo novembre i83o, peu après les événements sus relatés. Ils trouvèrent, ainsi que l’on pouvaits’y attendre, une très grande irritation des deux côtés, et se virent assaillis de lettres du vice-roi qui persistait à demander le déport de Canton de toutes les femmes des étrangers; celles qui se trouvaient dans la ville obtinrent la peimission d’y rester jusqu’à la lin de la saison d’hiver; mais aucune ne vint l’année d’ensuite. Le séjour de Canton n’était pas au reste fort agréable pour des femmes douées de modestie ; car tant que durèrent les débats , les Chinois se servirent en les désignant des épithètes les plus olTensantes. Mais des matières plus sérieuses ne tardèrent pas à captiver l’attention des agents de la Compagnie.
lin empiétement considérable avait eu lieu sur la rivière , postérieurement à la reconstruction des factoreries étrangères, après qu’elles eurent été consumées par le grand incendie do 1822. L’espace vis-à-vis celle de la Compagnie avait été étendu, dans l’aligneriient des bâtiments, et il ne restait plus à remplir qu’un seul coin, pour compléter une petite place carrée qu’on devait planter d’arbrisseaux et convertir en un jardin d’exercice cl de
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