LA CB1N
récréation; ces constructions semblèrent, dès le commencement, exciter la mauvaise humeur des Chinois, qui, plusieui-s fois, sommèrent le comité de cesser les travaux. Comme cette prétention semblait purement vexatoire , on n’y lit pas attention , et lorsqu’une partie des ouvrages exécutés eurent été détruits par les Chinois,
• durant l’absence des habitants de la factorerie, ils furent restaurés plus tard avec l’aide d’un détachement de marins des vaisseaux. Le nouveau comité trouva les choses on cet état, lorsqu’il arriva en Chine.
Quelque temps après le départ du dernier vaisseau de la saison , et pendant l’absence du comité , le Fou-youen, ou député du vice-roi, se présenta soudain à la factorerie, le 1 2 mai au matin , et envoya chercher les marchands hong et les linguistes auxquels il demanda une explication, au sujet de l’achèvement du jardin et du quai, con-* trairement aux ordres du vice-roi. Ces gens invoquèrent aussitôt leur innocence , et protestèrent qu’ils n’avaienl nullement participé à cette alfaire; alors le F'ôu-youen ■ ordonna qu’on apportât des chaînes et qu’on jetât l’interprète en prison ; pendant ce temps , le principal marchand hong demeura à genoux jusqu’à ce que le hoppo , (jui était présent, eût intercédé pour lui. L’oidre fut donné au malheurcut Hovvqua et à l’interprète de faire détruire le quai et remettre les lieux dans leur j)remier état, sous peine de mort. Le Fou-youen commanda que l’on découvrit le portrait du feu roi, et il s’assit en y appuyant son dos. Bientôt après parut un édit contenant' liuit articles pour la régularisation du commerce étranger, lesquels articles tendaient à rendre la situation des Européens en Chine pire qu’elle ne l’avait jamais été. Personne ne devait rester à Canton durant l’été; les domestiques ou employés indigènes devaient être rigoureusement surveillés ; tous les étrangers devaient être soumis au gouvernement ainsi qu’au contrôle des marchands