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hong, et ne pas quittée les factoreries dans lesquelles ils demeuraient; nul ne pouvait remonter ni descendre la rivière sans une pei'mission ; enfin , contrairement aux stipulations de i8i4« des restrictions furent apportées au mode de communiquer avec le gouvernement.
Par suite de ces dispositions hostiles des autorités locales , des avis en anglais et en chinois furent publiés par le comité ; ils portaient que si l’on ne modiiiait ou ne supprimait pas les reglements en question, les relations commerciales seraient suspendues jusqu'au i" août suivant. En même temps une lettre fut dépêchée au gouverneur-général de l’Indc, pour le solliciter d’envoyer, par un des bâtiments de S. M. une adresse au vice-roi. A la fin de mai, les négociants et les agents anglais de Canton firent paraître une série de protestations, d’accord avec les mesures prises par le comité , comme l’unique sauvegarde qui leur restât contre d’autres maux et d’autres usurpations. '
Le 9 juin, on reçut un édit du vice-roi qui s’était absenté pendant ce temps pour apaiser une insürrection dans l’ile de llai-Nan. Cet édit sanctionnait la conduite du Fou-youen, et mentionnait la co7ifirinalio7i donnée, par l’einpereur aux huit règlements qui menaçaient le commerce. La sanction du souverain une fois obtenue , il n’appartenait plus au gouvernement local d’abroger ces clauses assujettissantes. Il parut alors néccssaii’e au comité d’examiner de nouveau sa situation ; car il ne pouvait davantage espérer que les règlements fussent modifiés avant le i'"" août. Il prit en conséquence la résolution de différer la suspension du commerce et les moyens actifs qu’il s’était proposé d’employer, pour obtenir justice, jusqu’à ce qu’il connût le résultat de son recours auprès du gouverneur de l’Inde. Ce dernier fut informé de cette détermination par une seconde dépêche. En attendant, le mouvement que s’était donné le comité
jiarut n’avüir pas été sans ellct sur les autorités chinoises, car elles ne lirenl aucune tentative pour mettre en vif^ueur les nouveaux réglements . et les Européens continuèrent à vaquer à leurs alîaires, sans être molestés.
Au mois de novembre, le vaisseau de S. M. le Challenger arriva du Bengale avec une lettre du gouverneurgénéral, renfermant des représentations au vice-roi. Cette lettre fut, après quelques négociations, délivrée avec égards à une députation de mandarins; mais la réponse, bien qu’elle désavouât toute intention d’insulte ou de malveillance envers la factorerie, était si loin d’ètre satisfaisante, et, en outre, elle fut remise d’une manière si peu convenable, que le comité refusa de l’accepter. Les choses en restèrent là , et des instructions reçues plus tard de la Grande-Bretagne empêchèrent que l’alTairc ne fût portée plus loin.
I.a contrebande de l’opium, après avoir été, en 1822, chassée de Macao par les exactions des Portugais, se réfugia à Lintin, petite lie située entre Macao et l’embouchure delà rivière de Canton, et s’accrut avec une rapidité extraordinaire, dès le commencement, par suite de la négligence ou de la connivence du gouvernement chinois. Ce fait donna lieu à l’espérance (qui devait bientôt être déçue) qu’un commerce subreptice de la même nature pourrait s’étendre tout le long de la côte do la Chine , à l’est, non seulement pour l’opium, mais aussi pour les n»arcAa/idisM manufaclurées. Le gouvernement de Canton s’était placé dans une position si fausse vis-à-vis de l’empereur et des Européens, par la longue série de ses manœuvres secrètes et corrompues, relativement à la drogue prohibée, qu’il fut même incapable d’intervenir pour protéger ses propres sujets de Lintin, où les contrebandiers armés bravaient ouvertement les lois et l’autorité. Dans plusieurs occasions, des Chinois furent tués impunément par le feu des vaisseaux contrebandiers. Les parents des vic-
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times eurent recours, connue à l’ordinaire , aux mandarins; mais la position irrégulière de ces fonctionnaires les obligeait toujours d’esquiver finalement la demande en satisfaction. D’un autre côté, les agents de la Compagnie déclinèrent toute responsabilité pour ce qui se passait hors de la rivière, laissant porter aux mandarins, qui avaient eux-mêmes encouragé la contrebande , la peine de leur propre iniquité.
Les tentatives pour établir un négoce subreptice furent bientôt étendues de Lintin aux côtes orientales; mais le succès ne répqndit pas à l’attente. Au-delà des limites de la province de Canton, tout commerce avec les Européens étant expressément prohibé par un édit depuis long-temps en vigueur dans le pays, les mandarins n’avaient pas les mêmes facilités ni les mêmes sûretés pour se livrer à de coupables manœuvres ; et bien que l’on pût introduire de l’opium en petite quantité , un commerce de contrebande pour les produits manufacturés ne pouvait être que chimérique. L’un des individus qui tentèrent l’entreprise racontait, en i83i «qu’il n’avait pu fonder d’autre trafic que celui-ci, et qu’aucun des vaisseaux qui s’étaient d'u-igés à l’ouest n’avait jamais pu faire le négoce d’autres articles , à l’exception toutefois d’un peu de salpêtre, etcc, par occasion seulement.» On ne tarda pas à reconnaître que , sans le consentement du gouverneur suprême de Péking , il ne pouvait exister de commerce avantageux en objets manufacturés ailleurs qu’à Canton.
Cependant , comme , en Angleterre , on s’était imaginé et l’on avait affirmé qu’il était assez facile d’ouvrir des relations coiumerciales avec les ports prohibés de la Chine, le comité de choix voulut, en i83a, faire un essai dé- Cnitif , afin de pouvoir appuyer ou démentir ce que l’on avait rapporté, à ce sujet, devant le Parlement. Après avoir reconnu jusqu’où pouvaient aller les dispositions des autorités locales de la côte pour un coimnercc de conü e-
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bande , il chercha à savoir quels élaient les ports où cc commerce pou irait le mieux s’ell’ectuer. />e Lord-AmUcrst, petit bâtiment du pays, fut envoyé dans ce dessein, ayant à bord un des agents de la (Compagnie, accompagné de M. Gut/laiT, qui était versé dans la langue parlée de la . Chine , surtout dans celle des côtes. On avait eu soin d’embarquer un choix de marchandises, aussi varié et aussi adapté à la circonstance qu’une connaissance antérieure des goûts ou des besoins des Chinois pouvait l’indiquer. Le vaisseau mita la voile le 26 février, et ne revint que le 4 septembre. Entre autres points sur la côte, il avait touché à Emouy et à Fou-tcheou-fou , dans la province de Fo-kien; à Mng*po, dans la province de Tché-kiang, et à Chang-hai, dans celle de Kiang-nan ; à son retour, il visita la Corée et les lies Lou-tchou, Aucun stratagème, aucun elfort ne fut épargné pour placer les marchandises qui étaient à bord, et pour établir un négoce avec les naturels. Ceux-ci se montrèrent très affables envers les étiangers; mais tout commerce fut arrêté par les mandarins, excepté dans un ou deux cas insigniliants; quelques uns des officiers du gouvernement étaient polis et traitables, et acceptèrent même divers modiques présents ; d’autres, moins condescendants, furent rossés d’importance par les mai'ins de l'AmUersl; leurs jonques furent abordées, leurs poi-tes enfoncées et leurs quartiers envahis. La même vigilance n’en fut pas moins exercée pour empêcher l’établissement du commerce, et l’établissement du commerce fut empêché. '
Le voy age terminé, il fut dit dans le rapport que « les gouvernements locaux avaient toujours paru très alarmés et très inquiets de l’apparition des Européens, et qu’il fallait attribuer principalement à la craiale l’accueil courtois qu’ils avaient, en quelques circonstances, fait à l’équipage del'Amliersl.n Quant à ce qui concerne la spéculation, il fut remarqué que « l’on n’avait |)u parvenir