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ù placer qu’une partie des marchandises embarquées. » Ces marchandises étant destinées simplement à un essai, ne consistaient ensemble qu’en deux cents balles environ, mais comprenaient toutes les variétés d’articles en demande à Canton. On en rapporta la plus grande partie, exactement dans le même état qu’on les avait emportées. La plupart de celles que l’on avait laissées, avaient èlùsacr! fiées e?i présents, La perte sur l’expédition s’éleva i'r 5,647 livres sterling.
En allant vers le nord, l'Amherst trouva les autorités encore plus malveillantes et plus hostiles au commerce, « Notre soudaine apparition sur la côte (dit le journal de G U blaff) répandait partout l’alarme. * Le comité, dans son rapport à la cour des directeurs , admit le résultat peu satisfaisant de l’expérience, et reconnut que, bien que les Chinois ne répugnassent en aucune manière à des relations plus étendues , le gouvernement y avait toujours mis opposition. Lacourblàma l’expédition, et condamna particulièrement les caractères supposés et les faux noms empruntés parles individus à la tête de l’entreprise ; elle appuya sur la folie qu’il y avait à se plaindre si souvent de la duplicité des Chinois, quand les Anglais eux-mêmes se présentaient sous dos déguisements et violaient ouvertement les lois du pays.
Ce pourrait être une question j)our quelques personnes , de savoir jusqu’à quel point le .système d’exclusion, pratiqué parle gouvernement chinois, justifie les moyens qu’on a employés pour le v’aincre ; mais il ne peut en exister aucune , quant aux actes de violence commis par des individus, quin’ontfaitvaloird’autrejustification que l’étendue de la provocation. Parmi ces exemples, on peut citer les Chinois qui ont été tués par le feu des bâtiments contrebandiers, pris de Lintin, en i83i et i833, et l’Anglais qui, selon ses propres aveux dans les journaux, incendia la maison d’un mandarin. 11 ne peut exister ni
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paix ni sûreté pour les indigènes ni pour les étrangers , tant que des actes resteront impunis. Or ,
dans l’état irrégnlier^Krnos relations avec ce pays, il convient à notre gouvernement de ne confier qu’un pmiyoir très limité à ceux qu’il nomme ses représentapts en Chine.
Vers la fin de i833, c’est-à-dire à l’époque où l’autorité de la Compagnie touchait à sa fin et avant qu’elle eût été remplacée par une autre, une série d’incroyables violences eurent lieu , non loin de Lintin ; des engagements opiniâtres se succédèrent avec les habitants dont l’un fut tué. Pour se venger, les Chinois mirent à mort un Lascar qu'ils avaient fait prisonnier. Une attaque en règle, au moyen de chaloupes armées des bâtiments d’opium, fut’ alors dirigée contre la ville ou le village dans lequel l’eXécution avait eu lieu ; mais les habitants étaient préparés à les recevoir ; un petit fort ouvrit un feu si bien nourri , lorsque les chaloupes parurent , qu’elles furent obligées de s’en retourner tranquillement, sans chercher à débarquer. ,
Les parents du Chinois décédé n’étant point encore satisfaits , s’adressèrent au gouverneur pour obtenir justice ; mais comme l’événement avait un rapport direct avec le commerce de l’opium, les autorités 'locales se trouvèrent arrêtées par les difficultés ordinaires. Les marchands hong s’avisèrent alors d’un singulier expédient. Un d’entre eux, avec l’autorisation du gouverneur, fit saisir dans une jonque de commerce, à l’ancre dans le port de Macao, et conduire à Canton , un individu qui, moyehViahtrécompense, devait représenter l’auteur de la- mort du Chinois. 11 devait rester quelque temps en prison , puis apprendre avant son procès une histoire préparée qui pouvait le faire acquitter du meurtre, et convertir l’affaire en un événement purement accidentel. Le comité de choix de Canton eut vent de cette ruse, et.
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bien qu’il fùl assez tranquille sur le sort de l’individu et complètement assuré qu’il n’était point sujet britannique, il crut de son devoir d’en écrire auvice-roièlde protester contre l’étrange comédie à laquelle le nom anglais se trouvait mêlé. Après quelques discussions et on échange de lettres, le gouverneur publia un édit par lequel il déclara que l’affaire dans laquelle l’individu passait pour être impliqué, était le résultatd’un accident, et «qu’assurément cet accident ne lui coûterait point la vie. » On apprit plus tard qu’il avait été mis en liberté.
Le 22 avril i834, le commerce de la Compagnie des Indes-Orientales avec la Chine, après avoir duré juste deux cents ans , se termina selon les dispositions du nouvel acte, et plusieurs vaisseaux particuliers quittèrent bientôt Canton , avec des cargaisons de thé pour les Iles- Britanniques. Avant cette époque, un vaisseau avait mis directement à la voile pour l’Angleterre, muni d’une permission spéciale des autorités de la Compagnie des Indes-Orientales. L ne expérience du plus haut intérêt national restait alors  tenter; le résultat ■ seul pouvait trancher la grande question de la convenance du libre commerce contre le monopole chinois. Le succès de cette expérience (lorsqu’il aura été constaté de manière à ne hrisser aucun doute) sera salué généralement, non seulement comme un immense profit national, mais aussi comme la corroboration manifeste du premier principe de la science encore nouvelle de l’économie politique. Il faut néanmoins qu’il s’écoule plusieurs années avant que nous puissions juger de ses effets sur le monopole des Hong.