CHAPITRE IV
ESQUISSE G<^:OGRAPUIQUE De' LA CHINE,
Li’s (lii'liiiit proTÎiiccSdc la Chine, comprises entre le ao* et le ' 4»' Jegré de latitude nord, et le i4o'el le gS* degri de longitude.
Extrême diversité de la température. — Principales chaînes de
. montagnes. — Les deux gramls fleuves. — I.e canal impérial. — Passage do flenve Jaune. — La grande muraille. — Province de la capitale. — Autres provinces. — Montagnards indépendants. — Signes volcanîfjues ,à l’occident de la Chine. — Tartane mantchouc et mongole. — Pays voisins et tributaires. — Description chinoise des Iles Lou-tchou. — Du Japon.
Ce chapitre sera spécialement consacré à un aperçu succinct des principaux groupes géographiques du territoire de la Chine. Les positions importantes que le canal impérial et la grande muraille occupent, sur les cartes nationales et leur prodigieuse magnificence , nous ont engagé à y joindre un examen particulier de ces admirables monuments. L’habileté scientifique des missionnaires jésuites leur a permis de donner de ce beau pays, d’après des principes trigônoraétriques, uije description tellement exacte, qu’elle n’est guère susceptible d’amélioration. A l’exception des possessions anglaises dans les Indes ,
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l’on peut donc avancer qu’aucune partie de l'Asie n’est aussi bien tracée que la. Chine, •
• Cependant, depuis l’apparition du travail des jésuites, un changement a eu lieu dans les divisions territoriales.
Les provinces, qui étaient alors a\i nombre de quinze, ont été augmentées par,^suite d’une subdivision établie dans trois des plus grandes d’entre elles. Kiaug-nan est devenue Kiang-sou et Ngan-hoei; llou-kouang s’est changé en Ilou-nan et Hou-pé , et la partie occidentale du Chen-si s’est agrandie et a été appelée Kan-sou. Ces dix-huit provinces constituent une superficie, s’étendant (si on laisse en dehors l’ile de llaî-nan] du 21* environ jusqu’au 4i' degré de latitude nord, et mesurant, en extrême longueur du nord au sud, environ 1,200 milles^ géographiques avec une largeur, de l’est à l’ouest, de près de 20° de longitude , ou quelque chose de mpins’ que l’étendue du nord au sud. Il n’est peut-être point au .monde de pays aussi vaste qui soit, en général, aussi favorisé que laXlhine, sous le rapport du climat; cepen- * • dant, comme elle est située du côté orientin d’un grand continent, elle suit la règle commune-, sanctionnée par roxpérience, qui attribue aux régions ainsi placées un , excès de froid et de chaleur, aux deux saisons opposées de l’année, excès que sa position , relativement à la latitude , ne ferait point supposer. Au mois de septembre , près de Péking, l’ambassade de lord Amherst trouvai quelquefois le thermomètre au-dessus de 90“, tandis que les gros morceaux de glace solide qu’on emportait pour les employer et qu’on exposait dans le même temps en montre, prouvaient la rigueur du froid en hiver. Dans la mer Jaune, au mois de juillet, et par 35 " de latitude nord, la température de l’eau à 4o brasses était de 65 degrés, tandis que celle de l'air était entre 80 et 60". A Canton même . à l’extrémité méridionale de l’empire, et presque dans la latitude de Galcutti,